En préparant le flux d'informations "comprendre pour agir" je trouve cet article :

L'affranchi couronné : quand la gauche grandissait à l'intérieur de la monarchie (5)

"La genèse de l'individualisme ne s'épuise cependant pas dans l'exploration de la psyché et du style de vie aristocratiques. La lente construction de la monarchie française a également favorisé, à un double niveau, l'émergence de la figure de l'individu souverain qui sera au cœur du projet de la gauche authentique : à travers l'exaltation d'un être d'exception et l'édification de l'État moderne, protecteur et champion de l'ego car dispensateur d'égalité".... lire la suite

Comme il y est question d'Ockam dont le rasoir est l'outil de base de la zététique, je me dis que cela va en intéresser plus d'un(e)s ! Alors je partage avec plaisir et attend vos réactions/commentaires/critiques ... avec impatience ...

economie philosophie politique zetetique
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2 réponses

il y a 2 ans par jefsey

Mon domaine de R&D est ce que j'appelle la Technosophie, le "savoir-faire commun" ("techne") de la sagesse appliquée à notre société en train de devenir "anthropobotique". Cela veut dire mixte entre l'homme et sa création autonome que sont les "bare operative tasks" (bots), la société des "systèmiques opératives autonomes" (SOA) en français. Cette société cohabite avec la notre, et donc nous avons choix d'en faire (a) soit un environnement d'auxilliaires pour augmenter notre humanité ("plus-humanisme") (b) soit le maillage de social engineering, de notre "post-humain" connecté, par les maîtres de la dominance technique (actuellement documentée par la RFC 6852 [standard d'internet], pour répondre aux marchés de consommation, qualifiés de "communautés globales", bienfaits de l'humanité).
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L'implication réelle de notre campagne en cours apparait donc comme un clivage entre la vision politique ancienne de "gouvernement d'un Etat en transformation/changement" (Fillon, Hamon, Mélanchon [qui a une vision d'Etat de la mer qui sort du ronron ancien]) et une (in)certitude quant aux solutions pour lesquelles voter (Le Pen + Macron), mais elle parait majoritaire.
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Techniquement nous avons donc deux approches de la négociation France/Europe/reste du monde avec deux arguments forts :
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(1) Macron, union des forces vives en cohérence avec les banques capables de forcer ou d'acheter un consensus des élites et des bruxellarques ;
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(2) Le Pen, user de la menace du peuple sur l'adversaire : "si tu ne me donnes pas ceci, le peuple te dira peut-être non".  C'est une intrusion de la "multitude" par la sociétabilité numérique dans la stabilité westphalienne. C'est la position que défend la France dans la gouvernance mondiale de l'internet : la multitude est un concept de Machiavel/Spinoza : tous les gens sans contrat social avec une autorité souveraine, qui doivent pourtant vivre (les condotieres italiens, les internautes). C'est à cette multitude que le commandant en chef américain tweete au saut du lit.
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Pour la courtiser, Macron tente de dire tout et son contraire pour satisfaire. Le Pen sous-entend "fais-gaffe ! l'Etat c'est comme l'internet : c'est nous -> soyez gentil avec nous si vous voulez que notre peuple ne me dépasse et ne vous dise non" ; pas de contrat crédible entre les gens et l'Etat ? nous aidons le peuple à prendre le pouvoir par le référendum d'initiative populaire - où si nous ne donnerons pas forcément de bonnes réponses, nous poserons de bonnes questions.
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La question posée serait donc de savoir si nous élisons le peuple-ou-un-banquier comme roi.
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Or il y a des chances que cela soit à quoi nous répondrons. La question subsidiaire est : est-ce que nous y sommes prêts ? La première réponse sera soit le résultat du 4ème tour (legislatives) soit la tentative in-extremis d'un statu-quo par la candidature de "sauvetage" qu'Hollande semble mitonner au cas-où. Dans tous les cas nous sommes entrés dans une configuation triangulaire nouvelle Peuple-Etat-Nation qui semble se généraliser à travers le monde. Sans doute par le besoin ressenti par tous ses habitants de la mondialisation, de la multitudinisationn et de sa cobotique.

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il y a 2 ans par olivierChaillot

voilà un point de vue qui mérite d'être croisé avec d'autres, plus répandus certes mais surement moins riches ... et c'est bien de la confrontation des points de vues que l'innovation peut surgir ...

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il y a 2 ans par jefsey

En fait je ne crois pas que cela soit un point de vue. C'est une mécanique.

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Cette mécanique est en route depuis 2500 ans en réponse grecque (Thales) aux monismes méditeranéoasiates (ex. noun, yin-yang, mythologies). Elle fait l'objet d'une science architectonique (ce qui est avant, à la base) dont Aristote son documenteur premier dit qu'elle est celle de la politique, dont l'art est de conduire les hommes libres.

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Le bouleversement que nous observons (un point de vue serait une théorie sur les causes et les modalités : sommes-nous à la manœuvre, ou ne pouvions-nous pas faire autrement, ou les deux mon général ?) est :

(a) dans la démographie (nombre, introduction du 3ème âge, croisement des origines),

(b) dans la vision d'eux-mêmes (deux sens nouveaux : empathie [perception par les cellules miroir] et intellition [perception par l'intelligence syllogistique]) de ces hommes libres 

(c) l'environnement qui n'est pas seulement la "nature" mais l'"artificiel" touchant le temps (précaution), la proximité expérimentée (internet), la faune (la cobotique), l'insécabilité fondamentale (oui/non, 0/1) 

(d) et par-dessus l’identification du chaos et de sa simplification par la complexité, "simplification de la simplicité par le maillage de nombreuses sous-simplicités plus simples jusqu’à l’insécable démocritien" en contexte non plus seulement logique (dialectique de la raison du tiers exclu) mais agorique (polylectique de tout tiers inclus).

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Nous découvrons scientifiquement, techniquement, que nous formons avec l'univers un immense ordinateur quantique qui calcule en permanence la valeur de son évolution (Chaitin) dans lequel nos « PSN-HSS » (processeurs sémantiques naturels, modèles homo sapiens sapiens) son en configuration multi-agent ouvert (Liberté).

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C'est à partir de là que nous pouvons développer et soutenir des points de vue. D'autant mieux que nous progressons dans la maîtrise (et les dangers) des mécanismes médiatiques et de manipulation sociale.

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il y a 2 ans par olivierChaillot

Pour comprendre les mécanismes et aller plus loin dans l'analyse, il me semble que le débat doit être documenté, sauf à laisser une majorité (dont je me sent potentiellement faire parti) incapable de suivre. Alors, pour compléter le premier lien présent dans la question, je vous en propose un autre qui analyse les comportements actuels face à la "post-vérité" et autres avatars informationnels

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il y a 2 ans par jefsey

Merci de la remarque "aller plus loin", là est probalement la clé : nous ne pouvons plus aller plus loin. C'est cela la "globalization" (américaine = mondialisation) qui devient globalisation (française = la somme des parties supérieure au tout) : nous devons aller plus profond (puis au-dessus).

Merci aussi de l'ouverture sur le bidonnage qui devient en fait "personnellement propagandiste" aux échotiers (comme le laisse entendre "unjournaliste" dans les commentaires : les journalistes ont à surenchérir entre eux pour garder leur job dans un contexte en plein bouleversement professionnel et en perte de vitesse : guthemberg doit s'accomoder du numérique et de nouvelles methodes, à découvrir, d'appropriation des "mnèmes" [les rémanences/traces mémorielles dans les mémoires humaines et artificielles] ). Le but est de manipuler la "réverberisation" de ces bidonnages (les commentaires des articles, les tweets, etc.) - et de fabriquer une "post-vérité" - comme un écho en copropriété avec le lectorat. Comme des bloggeurs. C'est un métier nouveau ; mais avons nous besoin d'un tel métier ? Pour l'instant leur scoops se tarissent dans une compétition entre eux sous le niveau du portefeuille des politiques. Ils sont devenus le "Media Party".

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