Chaque collaborateur de l'entreprise est riche de savoirs parfois insoupçonnés. Beaucoup seraient prêts à les partager. Nous apprenons déjà les uns des autres en équipe. Ce serait formidable de pourvoir démultiplier l'apprentissage entre pairs. J'ai lu le livre de Maryannick Van den Abeele : amzn.to/2BAnmWF. Avez-vous essayez vous aussi ? Quel conseil donneriez-vous pour réussir ? Pratiquement, il y a-t-il un outil qui facilite la mise en place : demande/proposition/bourse des échanges de savoir, prise de rendez-vous pour une formation, évaluation post formation. Je me dis que juste avec Outlook et le téléphone, ça va être un peu compliqué. 

échange formation innovation collaborative
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4 réponses

il y a 1 mois par Hervemary

Oui, c'est un véritable sujet. Il existe certains outils web. Trois grandes familles :  les place de marchés service, les réseaux sociaux d'entreprise et les systèmes d'apprentissages en ligne.
Chacun de ces outils couvrent une partie de votre vision. Mais aucun d'entre eux ne permet de couvrir totalement la totalité de votre cahier des charges.
De notre coté, nous avons travaillé le sujet en associant des espaces de publications ( demandes/offres/questions/articles) avec un "workflow" sur mesure intégrant des outils de communication et d'aide à la décision (votes, notations, commentaires publics et privés, analyse sémantique, tris automatique...)

Le tout intégré dans un réseau social et un CMS pour la connexion entre les membres et la promotion des offres et demandes.

Conseils après retours clients :
1) commencer petit et dérouler les outils/espaces au fil des succès.
2) faculté de publier des demandes/questions en mode anonyme
3) Rassurer les experts... Certains n'aiment pas trop communiquer en ligne pour x raisons.
4) Possibilité de publier en comité réduit. 
5) Mettre l'accent sur les bénéfices utilisateurs induits par la plateforme (gamification et/ou reconnaissance corporate)
6) Faire en sorte que le management montre l'exemple et soit les premiers à l'utiliser. 

A votre disposition si vous voulez échanger pour plus de précisions, en messagerie privée.

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il y a 1 mois par JeanPaulCAVALIER

Merci beaucoup pour votre réponse. Je creuse de mon coté et je discute avec les RH. Si il y a de l'appétit, je prendrai contact. Je serai particulièrement intéressé entre autre de savoir si l'appréhension des experts : perdre du temps ? se voir transformer en help desk ? ... est justifiée et comment les protéger éventuellement des "abus".

Quand j'ai débuté, un expert répondait souvent (à juste raison) à mes sollicitations par un tonitruant : "LLDB" => Lis la doc bordel !

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il y a 1 mois par MarcDubourg

Un bon moyen de sonder le besoin est de faire le test en physique. En retour d'expérience, nous avons mis en place des ateliers de partage de connaissances 2 fois par mois. Pour le moment c'est à destination de nos managers principalement.

Un manager se positionne sur un créneau et décide d'une problématique qu'il souhaite aborder. La problématique est ensuite partagée. Toutes les personnes intéressées par le sujet et ayant une expertise dessus se positionnent sur le créneau. Ensuite nous animons un petit atelier d'intelligence collective : partage des bonnes pratiques, visualisation et résolution des problèmes et plan d'actions. Les échanges sont riches et l'exercice permet de créer des connexions. Dans votre cas, des animations de ce type permettraient peut-être de valider le besoin et de faciliter la transition vers un outil informatique. 

Sur les solutions digitales, il y a DokIt. Mais la solution est plutôt orientée sur le partage de savoir. Ca ne répond pas tout à fait à votre besoin. 

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il y a 1 mois par JeanPaulCAVALIER

Merci ! Super idée de commencer avec un rendez-vous régulier avec inscription libre des personnes intéressées en positionnant un expert avec un exercice sur un problématique partagée !

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il y a 20 jours par usercentric

Bonjour,

J'ai co-présidé pendant 5 ans un réseau d'échanges réciproques de savoirs (+ 2 ans au CA du Mouvement). A part La Poste, cela ne s'est pas développé tel quel dans d'autres entreprises (et à La Poste c'est demeuré cantonné) mais cela a inspiré la pratique de nombreux professionnels et je mets en pratique différents dispositifs tirés directement de ma pratique de réseau d'échanges.

En phase avec différentes réponses, je conseille la mise en place en premier lieu d'un dispositif présentiel car la valeur vient des interactions humaines avant tout. L'outillage numérique est utile ensuite pour documenter et faciliter l'accès à l'information, voire l'enrichir. Un point à ne pas négliger : la phase de repérage de savoirs, l'initiale de toutes dynamique d'échange. Pourquoi commencer par du présentiel ? Car cela permet d'instaurer un climat de confiance, sinon le partage sera limité.

Là où je diverge avec @Hervemary, c'est que tous les partages d'information et échanges sont nominatifs car justement un bon niveau de confiance aura été établi. Tout le monde ne viendra pas spontanément mais je privilégie en la matière la stratégie tâche d'huile.

Pour répondre quand même sur l'outillage numérique, j'ai eu connaissance d'applicatifs de gestion des offres et demandes, c'est un peu ancien mais je peux explorer. Sinon, il y a moyen d'intégrer cela dans des plateformes collaboratives, il faut simplement qu'elles soient en capacité d'intégrer les interfaces adéquats.

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il y a 20 jours par JeanPaulCAVALIER

Merci beaucoup de votre réponse.

J'espère discuter du sujet avec nos RH prochainement avant d'aller plus loin. Je retiens de commencer en présentiel avec des échanges IRL et de bien repérer ou sont les savoirs. Je sais que nos RH se sont livrés à un exercice de "work force planning", ils doivent avoir des éléments (au moins au niveau des équipes si ce n'est individuel). Je me dis qu'il doit y avoir aussi moyen de regarder tout bêtement dans linkedin le profil public des collègues. 

Il est intimidant par contre de constater que cela n'a pas "pris" dans les entreprises. On pourrait en arriver à penser que c'est une fausse bonne idée: trop de freins ? pas assez de valeur ajoutée visible ? pas à la mode ?

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il y a 20 jours par usercentric

Sur l'interrogation de la "fausse bonne idée" : pour en avoir discuté avec d'autres intervenants, nous faisons le constat que les idées trop simples ont parfois du mal à se développer. C'est une combinaison de facteurs :

  • culturel > les habitudes ont la vie dure et les actions valorisant les échanges transversaux ne sont pas suffisamment reconnues en termes de performance, car il s'agit de qualitatif donc les effets ne sont pas toujours quantifiables à court terme ;
  • marketing > tout nouveau processus doit être vendu dans un dispositif sophistiqué sinon la hiérarchie ne considère pas que c'est pertinent. Sa valeur n'est pas anticipée ;
  • rémunération > les cabinets RH ne vont pas le proposer car c'est trop "low-tech" donc pas assez de valeur ajoutée pour eux.
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il y a 1 mois par ChristopheFantoni

Personnellement, non.

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