Bonjour à tous,

Après avoir récemment aidé quelques néo-skillers, c'est-à-mon tour de venir vous poser une question.

Dans le cadre de mon projet industriel, je compte réutiliser des brevets ayant plus de 20 ans (donc tombés dans le domaine public) que je suis en train de moderniser avant de le les remettre sur le marché dans une optique différente.

Pour faire les choses propres, j'ai récemment demandé un accord de principe aux sociétés à l'origine de ces brevets. Ces dernières m'ont bien confirmé le fait que j'étais dorénavant libre de les exploiter gratuitement, tout en me mettant toutefois en garde sur l'impossibilité pour moi d'utiliser, à des fins commerciales, les marques associées. Qu'il fallait que je développe mes propres marques en offrant, en guise de bonus, une rétrocompatibilité avec le contenu de ces anciens brevets.

Or, plusieurs de ces sociétés ont aujourd'hui disparus ou ont été rachetés par d'autres (sans que l'on sache exactement qui a racheté quoi). Pour le brevet, je présume que c'est exactement la même chose qu'avec les sociétés encore en activité.

Mais qu'en est-il exactement pour les marques ?

Puis-je les réutiliser "en l'état" ?

Ou dois-je plutôt mettre sur le marché des versions "modernisées" de ces mêmes marques afin de créer une cassure parfaitement visible entre ma société et les sociétés qui en sont à l'origine ?

D'avance merci pour vos réponses.

Cordialement,

Christophe Fantoni

20 ans brevet domaine public marque réexploitation
2
1

2 réponses

il y a 23 jours par olivierChaillot

voilà une question complexe qui ne peu souffrir une réponse à la "va vite" !

je ne peux que te donner des pistes de réflexion ... que tu devra valider et préciser avec ton CPI

tout d'abord il est possible, autour d'un brevet tombé dans le domaine public, de poser de nouveau brevets protégeant les améliorations que tu as pu développer ... en "entourant" ainsi l'ancien revet, tu va limiter son exploitation par d'autres...

ensuite, concernant les "marques" associées. rien ne t'oblige à les rapatrier chez toi ... sauf s'il s'agit de marques "incontournables" qui sont devenues génériques (frigidaire, cerflex, ...) si c'est le cas, valide juste le risque à les utiliser ... mais il devrait être très limité

pas mieux en l'état des connaissance des éléments que tu nous donnes

2
il y a 23 jours par ChristopheFantoni

Tout d'abord, merci pour votre début de réponse.

En ce qui concerne mon dépôt de brevet, pour l'instant, nous sommes partis pour ne breveter que mon apport personnel aux brevets déjà existants. D'après mon CPI, c'est précisément cet apport qui permettra une recommercialisation. Toutefois, pour tenter d'étendre mon brevet à l'intégralité des technologies protégées, j'ai commencé à me rapprocher de plusieurs ingénieurs qui en sont à l'origine.

Pour ce qui est des marques, il s'agit - effectivement - de marques qui furent jadis très connues (ex : Sinclair, Amstrad, Commodore, Sega, etc).

Par exemple, il y a 20 ans, Sinclair a été racheté par Amstrad, et Amstrad a arrêté de concevoir et de fabriquer des ordinateurs 8-bits depuis déjà bien longtemps. Tous les e-mails que je leur envoie restent donc pour l'instant sans réponse. Toutefois, un contact professionnel m'a récemment proposé de me mettre en relation avec Alan Michael Sugar (le fondateur et père de l'Amstrad CPC) une fois que ma boite sera officiellement montée. On verra bien.

Pour finir, voici un exemple concret qui illustre ma question.

Je compte reprendre les processeurs SH2 et SH4 développés par la société Hitachi. J'ai donc aujourd'hui un accord de principe de la société Hitachi pour la reprise de ces deux processeurs, étant donné que ces derniers ont plus de 20 ans. Les processeurs SH2 et SH4 font toutefois partie d'un même catalogue de marques intitulé SuperH (d'où le SH des processeurs).

Toutefois, interdiction pour moi d'utiliser ces noms et cette terminologie à des fins commerciales étant donné qu'Hitachi continue à produire des processeurs SHx. Je peux juste, dans ma documentation technique, indiquer que mes processeurs sont rétrocompatibles avec le SH2 et le SH4 d'Hitachi. Je dois donc changer de nom.

Il s'agit là d'une situation assez classique dans le monde des semi-conducteurs.

1
il y a 6 jours par ChristopheFantoni

Après une discussion avec un expert en PI lors d'un récent webinaire, celui-ci m'a bien confirmé le fait que je n'avais nullement besoin de signer un accord de principe avec les auteurs des brevets qui m'intéressent et qui sont aujourd'hui tombés dans le domaine public.

Or, si j'ai bien tout compris, les auteurs de ces mêmes brevets — aujourd'hui à la retraite — veulent surtout qu'on ne les oublie pas. D'où cette idée — qui peut paraître surprenante aux yeux de certains — de vouloir aider gratuitement à la recommercialisation de leur invention...

Par contre, l’expert m'a été fortement recommandé de créer ma propre PI — notamment au niveau des marques — et autour de ces mêmes brevets, plutôt que de vouloir réexploiter ce qui a déjà été déposé par d'autres dans le passé. L’idée qui m’a été suggérée est de lancer de nouvelles marques commercialement actives et ressemblant étrangement à ces anciennes marques aujourd’hui non renouvelées.  

1
il y a 6 jours par olivierChaillot

bonjour @ChristopheFantoni, je vois que tu progresses...

coté brevet, tu sembles avoir fait tes choix

coté marque, c'est une décision marketing que tu dois prendre ... je te conseille de tester les différentes solutions (étude quali, surtout pas de sondage !) après seulement tu protègeras

bon courage

2
il y a 6 jours par ChristopheFantoni

Merci pour votre réponse @olivierChaillot

En fait, comme le monde des semi-conducteurs n'est fait que de sociétés qui déposent des brevets, j'ai été obligé de faire un choix assez rapidement, étant donné que je dispose aujourd'hui de suffisamment d'éléments innovants pour en déposer, non pas un, mais bien plusieurs ;). Donc, pour l'instant, j'ai du dû élagué considérablement ma PI afin de me consacrer à mon tout premier dépôt de brevet destiné à faciliter ma première levée de fonds.

Pour la marque, je ne suis pas tellement fan des sondages, car je trouve que cela fait très amateur. Je préfère — et de très loin — me baser sur des études sérieuses pour faire des choix, basés, non pas sur un ressenti personnel, mais bien sûr les pratiques professionnelles en vigueur. Donc, pour l'instant, j'ai décidé de développer mon propre catalogue de marques — puisque c'est la pratique en vigueur — et de ne reprendre les anciennes marques, que si j'arrive à obtenir le consentement officiel de leurs auteurs d’origine (même si ce n'est pas indispensable).

1

Vous aimez Skiller?

Rejoignez la communauté.