Une première tentative de lancement d'une communauté de pratique a été réalisée. Le soufflet est très rapidement retombé après le meeting de lancement de la communauté.
J'ai comme mission de relancer cette communauté.
Comment créer les conditions d'une motivation intrinsèques des contributeurs ? Comment faire avec la barrière des langues ? avec des cultures du partage / secret différentes ?

international motivation communaute de pratiques
9
5

9 réponses

il y a 4 ans par Jean_Philippe_RYO
Une communauté de PRATIQUES, plus que tout autre communauté, requiert de vrais "pots de miel" pour maintenir et susciter la motivation des contributeurs. Ces "pots de miels" sont ce pour quoi les personnes vont venir de leur plein gré sur ta communauté :
- pour un contenu qu'elle ne trouveront pas ailleurs (réseau, infos, actualité, veille,...)
- pour un espace d'échange et de construction qui dépasse les frontières, qui décloisonne, qui rapproche, qui aide à résoudre les problèmes/à inventer des possibles,...
- pour un climat / une ambiance qui donne envie, qui facilite, qui produit des résultats, qui partage ses résultats (bons et mauvais),...
Un meeting de lancement c'est bien ! Mais cela ne fait pas tout, en effet... Dans l'idéal, la communauté est un trait d'union entre des moments où l'on se rencontre donc ces moments sont néanmoins importants !
Enfin. La communauté de pratiques, pour fonctionner suppose un vrai engagement du management, une exemplarité vis à vis de cette pratique. Les membres doivent se sentir en confiance, responsabilisés, libres de s'exprimer,... Le management doit être engagé et engageant... Bienveillant... Des gages de confiance doivent être donnés, le droit à l'erreur doit être de mise,... Etc.
Pour l'aspect international... Je n'ai pas été confronté à la possible barrière des langues. J'imagine que l'anglais est le passage obligé... Je vois cela plus comme une belle occasion de mettre en pratique linguistique plutôt que comme un point négatif :)
6
il y a 4 ans par oimoci
Dans son livre très utile pour tenter de comprendre les motivations intrinsèques, "Drive" ou "La vérité sur ce qui nous motive" en français, Dan H. Pink ( www.amazon.fr/vérite-sur-qui-nous-motive/dp/2848994541/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1436092473&sr=8-1&keywords=dan+pink ) met en avant 3 motivations intrinsèques et universelles que je vais traduire avec mes mots :

- l'autonomisation : dans ton cas, promettre d'apprendre, de trouver des perles, de se forger des convictions, de se construire un réseau efficace et solidaire.

- l'expertise : le sentiment de faire mieux chaque jour, de mieux maîtriser son environnement, de s'améliorer dans ce qu'on se plait à faire. Dans ton cas, on pourrait sûrement aussi parler de reconnaissance par ses pairs, ses collègues...

- l'appartenance : l'impression de participer à un grand projet, à améliorer la vie des autres, à laisser une trace dans l'histoire de l'humanité, même infime. Là, il va falloir sublimer les objectifs des communautés et leur expliquer qu'elles existent pour transformer radicalement le fonctionnement de l'entreprise !

Bon courage ! Par chance, il y a de nombreux experts des réseaux sociaux sur Skiller, cf mots clés "réseau social" :
skiller.fr/question/tag/reseau-social
d'ailleurs assez différent de "réseaux sociaux" :
skiller.fr/question/tag/reseaux-sociaux
6
il y a 4 ans par ThierryConter
Merci @oimoci
Je connais bien les écrit de D. PINK. Je retiens l'idée d'un pitch basé sur les 3 leviers de motivation intrinsèques.
Je cherche également comment donner de la visibilité et de la reconnaissance sur la base d'un système de scoring du type de celui de skiller.
2
il y a 4 ans par Klodeko
Un petit retour d'expérience.
Les CoPu (Community of Purpose) et CoP (Community of Practice) dans le groupe il y en a plein. J'en ai même déclenché une il n'y a pas longtemps.
Leur énergie et taux de survie au-delà du kick-off (où tout le monde est beau et gentil) dépend en premier lieu de l'animation (ça ne s'improvise pas) et de l'appétit de chacun des membres à savoir ce qu'ils pense en retirer pour eux ou l'organisation qu'ils représentent : networking, knowledge (réutilisable)... Rien de pire que "je ne sais pas pourquoi je suis là". Un tour de table en toute franchise est parfois très utile. Mieux vaut un spectateur assumé qu'un ersatz d'acteur impliqué.
Il est bon d'avoir rapidement un plan d'action où chacun qui a défini ses attentes peut être responsabilisé dans l'atteinte de ces objectifs, ce qui permet que tout le monde ou presque ait un rôle d'acteur.

Sur le plan de la langue, par expérience le globish est la seule solution pérenne.

Je citerais un directeur de Mahindra croisé il y a 10 jours en Suisse : "Ce n'est pas parce que vous ouvrez un restaurant que les gens autour auront faim." j'adore !
Donc même dans ces CoPu/CoP, la "customer centricity" est aussi clé pour le succès sur la durée.
5
il y a 4 ans par ThierryConter
Excellente citation !
1
il y a 3 ans par CedricDaniel

Voyant cette conversation, il me semble indispensable de vous faire connaître les travaux de JM CORNU, et notamment son dernier ouvrage dont voici la brève présentation :

Ce manuel propose une méthode pour organiser et faire vivre des groupes, allant de quelques membres jusqu’à un très grand nombre d’individus, en y consacrant seulement une heure par semaine. En s’appuyant sur les nouveaux progrès dans les domaines des neurosciences, sciences cognitives, de l’anthropologie, de la psychologie et de la théorie des jeux, l’auteur, expert international en intelligence collective, livre les clés et les techniques spécifiques de l’animation. Il articule les aspects théoriques et pratiques pour :

  • maîtriser la création d’une communauté numérique ou physique ;
  • favoriser la coopération, résoudre et éviter les conflits ;
  • faciliter l’organisation des tâches ;
  • mettre en commun les savoir-faire ;
  • développer les échanges et l’entraide ;
  • mutualiser les tâches ;
  • obtenir plus de visibilité.

Ce guide pratique d’autoformation vous accompagne pas à pas dans la mise en place ou la réorganisation d’une communauté, puis dans son animation.

Source : www.cornu.eu.org/texts/guide-de-l-animateur

L'ouvrage est open source, mais que ça ne vous empêche pas de l'acheter imprimé pour un meilleur confort de lecture, et pour soutenir.

C'est simple et efficace. Personnellement, je mets en oeuvre en ce moment même sur deux communautés que j'anime, l'une en création et l'autre en refonte car en épuisement, et je m'en inspire aussi beaucoup pour la conception d'une plateforme web communautaire. Toujours avec succès, donc je recommande vraiment.

6
il y a 3 ans par JeanLestang

Merci pour ce lien, @CedricDaniel , et pour ton avis enthousiaste sur le contenu du livre de Jean-Michel Cornu. Lecture commencée !

2
il y a 4 ans par ClaireBouteyre
Si je fais un parallèle peut-être hasardeux avec la méthodologie de co-développement, la première clé de réussite c'est l'enjeu commun, suffisamment fort. C'est le même point de départ dans le livre de Seth Godin "Tribes", qui propose une structure intéressante pour développer une communauté. A titre d'illustration j'aime beaucoup ce que fait ACUMEN, et la manière dont ils animent +ACUMEN.
3
il y a 4 ans par ThierryConter
Merci Claire
Pour continuer la métaphore du co-développement, en tant que "client" je retiens le livre Tribes ainsi que le travail de +ACUMEN et plus particulièrement "Story telling for change"
2
il y a 4 ans par MissSkiller
Cette question devrait aussi vous intéresser @samiraSeltani @CatherineEpstein @Julien @IsabellePruvot @MickaelGUERIN @MarieCaron @LionelBruel @CharlotteW @RGAlix ...
2
il y a 4 ans par Pbernardon
Pour animer une communauté de pratique , il faut repérer 8 rôles différents, avoir une vision des 5 cycles de vie d'une CoP et de mettre en œuvre les conditions pour que la mayonnaise monte.

Conscient que cette réponse va vous laisser toutes et tous dubitatives, je vends ce type de prestation et c'est là que les limites du partage se matérialisent.
2
il y a 4 ans par Julien
Au moins c'est clair. ;)

Après je pense que tu en dis trop ou pas assez. Trop parce qu'on en a assez pour aller chercher sur Google. Et pas assez parce que tu ne crées pas de relation particulière et après être allé cherché sur Google, on a pas de raison de revenir vers toi.
1
il y a 4 ans par Pbernardon
Si tu as trouvé ton bonheur sur Google c'est bien, ce que j'apporte en plus c'est l'expérience et la pratique. Mises en œuvre depuis 2006 ....
1
il y a 4 ans par JeanLestang
Certains réseaux sociaux d'entreprise comme Yammer permettent la traduction du post, dans la mesure où la langue détectée est différente de la langue de l'interface. L'intérêt : chacun peut poster dans la langue qu'il désire si l'anglais lui donne des boutons. Cela donne de bons résultats entre français et anglais. Pour d'autres langues comme le néerlandais, il vaut mieux traduire vers l'anglais !

Si cette communauté s'essouffle dès le début, il y a sans doute une combinaison de plusieurs facteurs :
- la communauté ne répond pas au besoin de ses membres,
- les gens n'ont pas le temps,
- la communication est inappropriée...

Je te suggère que réaliser avec quelques membres de ta communauté (pas seulement les plus actifs, également ceux que tu imagines pouvoir l'être) des "Problem Interviews". Elles te permettront de bien ressentir les attentes du terrain, et de conforter le rôle d'acteur de ces personnes. À toi ensuite de savoir écouter et d'en faire la synthèse, avec ton cœur.
startitup.co/guides/285/problem-interview-scrip...

Idéalement, tu peux également créer des événement IRL, où les gens se rencontrent pour de la vraie. Une "CoP Night" avec Axelle Lemaire, c'est le succès assuré. Bien sûr, à répéter sur les différents sites, pour qu'il n'y ai pas de jaloux.

Pour la communication, inspire-toi de Miss Skiller, elle se débrouille pas mal !
1
il y a 4 ans par ThierryConter
Merci JeanLestang
Je retiens l'idée de la traduction automatique pour lever le frein.
Les gens n'ont pas le temps semble effectivement être une réponse. Cela me rappelle l'image ou deux personnes sont occupées à faire avancer une charrette avec des roues carrées et disent à celui qui leur propose des roues rondes qu'ils n'ont pas le temps !
Je retiens le diagnostic de la réalité terrain et l'inspiration de Miss Skiller.
1
il y a 4 ans par Pbernardon
Le multi-lingue va bien au delà de la traduction automatique. Derrière chaque langue se cache une culture, des comportements différents. Ces éléments doivent être repérés, communiqués aux animateurs pour qu'ils organisent au mieux la vie et les contributions des acteurs.
Chaque nouvelle langue implémentée dans une communauté augmente fortement la complexité d'animation. Prudence dinc avant d'ouvrir une nouvelle langue d'echange.
1
il y a 4 ans par JeanLestang
@ Pbernardon, entièrement d'accord avec toi : la traduction automatique ignore le cross-culturel. C'est juste un moyen d'abaisser la barrière de la langue. Solution très imparfaite donc.

Ce serait dommage de freiner une communauté naissante avec une règle de contribution en anglais !
2
il y a 4 ans par Pbernardon
@JeanLestang, il ne s'agit pas de limiter à une seule langue, c'est juste d'être conscient des impacts qu'apporte la mise en oeuvre du multilinguisme dans une communauté .
J'anime et participe tous les mois à une communauté de Knowledge Manager (une francophone et une anglophone), je peux te dire qu'au delà de la barrière linguistique les approches pour répondre à un besoin sont différentes même si le résultat obtenu est identique.
Le bon sens n'a pas de frontières, mais la façon de le mettre en oeuvre est souvent très localisée.
2
il y a 4 ans par Julien
Si je comprends bien c'est au sein d'un grand groupe pour des individus de langues différentes ?
Est ce que ces personnes sont physiquement au même endroit ?
A combien de personnes impliquées le groupe sera considéré comme réussi ?
1
il y a 4 ans par ThierryConter
Un grand groupe avec des sites sur tous les continents mais avec la densité la plus forte en France et UK.
Effectivement les langues des membres potentiels de cette communauté sont nombreuses et les personnes sont localisés dans une myriade de filiales et de sites géographiques.
Potentiellement cette communauté pourrait intéresser 5000 personnes.
Si j'ai 50 contributeurs réguliers et 500 lecteurs, se serait déjà une belle réussite.
1
il y a 4 ans par Julien
@ThierryConter oula... ça veut donc dire une communauté décentralisée.

Je pense que ça vaut le coup d'avoir des leaders par gros pôle géographique. Le mouvement des GDG que Google anime sans diriger est un bon exemple : developers.google.com/groups/
1

Vous aimez Skiller?

Rejoignez la communauté.