Pas d'attaque personnelle vers certains de mes confrères, connaissances sur Skiller : la concision ou l'absence de celle-ci ne trahi-t-elle pas un manque de courage d'afficher son opinion et de rester dans un mode plus descriptif, dans le cadre de réponses aux questions posées ?
J'aspire à des échanges concis, résumés avec le minimum nécessaire d'argumentation. Et vous ?

communication communication écrite
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7 réponses

il y a 3 ans par ArnaudLemoine
Pour moi l'infobésité est liée au trop grand nombre d'information dont une grande majorité est totalement inutile et polluante (people, petite phrase, editos bidons de pseudo experts...)... après une bonne information se doit d'être expliquée, argumentée...analysée, débattue.. bref... tout ne peut pas se résumé en un tweet !
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il y a 3 ans par cecilevarin
off course ma dear Arnaudlemoine !
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il y a 3 ans par olivierChaillot
La question appelle une réponse ... qui ne peut être courte mais peut être engagée !
Difficile de généraliser.
Certaines questions peuvent être parfaitement traitée avec des réponses courte. C'est le cas de la plupart des question portant sur des outils.
A contrario, d'autres demandent un minimum de développement pour englober la complexité qu'elles sous-tendent. Impossible de répondre en 140 et quelques caractères.
Quant au manque de courage pour afficher son opinion, ce n'est pas si simple.
Quand la question est technique, point d'opinion à afficher, juste une réponse technique ou méthodologique. Par contre, quand la question porte sur un environnement, une mutation, une évolution, ou plus généralement sur une conséquence ou sur demain, la question pourrait parfois se poser.
Mais, pour ma part, je pense que ce manque de courage est plus dû à la Xyloglossie (Xylo = bois + Glossie = langue ... langue de bois !) qui vide les mots de leur sens ... et donc à une espèce de peur de dire les choses (liée à une croyance qui se répands sur la pensée magique ?) comme si dire les choses pourrait porter malheur ? ... à moins que ce soit une question d'absence de culture de la part des "émetteurs" ?
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il y a 3 ans par FabriceT
> ce manque de courage est plus dû à la Xyloglossie [...] qui vide les mots de leur sens.

Un parfait exemple d'évidage d'un mot : le courage n'est pas d'afficher son opinion sur un site web ou tout autre place. Exprimer son opinion lorsqu'il n'est pas demandé est au mieux une histoire où tout le monde rit, au pire une provocation. Ça ne transforme personne en héros.
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il y a 3 ans par Julien
Moi je préfère de longues réponses.

(je voulais m’arrêter là pour une blagounette mais j'y arrive pas :D ).

Clairement, je viens sur Skiller pour avoir des réponses, certes vulgarisées, mais de fond sur des sujets que je ne maitrise pas. Donc je préfère quand j'ai de la lecture. Du coup, si je manque de temps, je viens pas :)
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il y a 3 ans par FabriceT
Avoir une opinion, c'est un peu comme voir une main, une sorcière ou un chat dans la forme d'un nuage. On a chacun sa perception du nuage, perception qui peut influencer celle des autres. Puis doucement la forme disparaît façonnée par les courants aériens, et plus personne n'y voit de main, de sorcière ou de chat.
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il y a 3 ans par olivierChaillot
Une réponse d'expert, argumentée, vulgarisée, expliquée, n'est surement pas une opinion ... elle a pour effet de rendre "l'autre" intelligent, je ne dis pas capable de faire, mais capable de savoir ce qu'il y a à faire et de trouver la compétence qui lui conviendra pour exécuter.
Pour ce qui est d'échanger des opinions, il y a le café du commerce ... mais ce n'est pas "SKILLER" ... où les interventions essayent d'apporter du fond ...
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il y a 3 ans par Cherif
Internet permet à tout le monde de s'exprimer... au détriment de la qualité.
Il en résulte une suspicion permanente : est-ce que ce que je vais lire est de la merde ?

En prenant part à un débat sur un forum, je ne veux pas lire toutes les réponses car la plupart n'ont aucun intérêt. (sauf sur skiller)
Je dois donc, avant de les lire, décider quelles sont celles qui en valent la peine. Pour cela, je n'ai d'autres choix que d'avoir recours à des préjugés !

Une idée mal exprimée s'étalant souvent sur bien plus de mots que nécessaire, je fais le raccourci suivant :
texte trop long = idée mal exprimée = idée mal maîtrisée = propos inintéressant
Souvent, je vais donc privilégier les réponses courtes et ignorer les réponses longues.

Conscient de ce "préjugé légitime", j'essaie de mon côté d'être aussi concis que possible.
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il y a 3 ans par olivierChaillot
Comment se comporte ton "préjugé légitime" lorsque la réponse est bien exprimée mais longue ? ou quand la réponse est longue parce que didactique et te permettant d'accéder à un niveau de compréhension améliorer parce que justement didactique ... et donc un peu longue ...
Quid alors de ton "préjugé légitime" ?
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il y a 3 ans par Cherif
Comme tout préjugé, bah c'est un préjugé... C'est à dire que je juge avant de connaître, et c'est donc très imparfait.

J'en combine en réalité plusieurs :
- la longueur de la réponse
- la longueur des phrases
- la structure de la réponse (paragraphes séparés ou gros bloc)
- le nombre de likes
- l'auteur de la réponse

Si une réponse à forte valeur ajoutée est très longue, balancée en un bloc, peu ponctuée, sans aucun like et dont l'auteur m'est inconnu et n'a pas de photo de profil, il y a peu de chances que je la lise.
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il y a 3 ans par HGAD_Consulting
Merci @FabriceT, @ArnaudLemoine, @OlivierChaillot de vos premiers éléments de réponse. Je vois déjà un raccourci issu de nos pratiques numériques: qui dit concision, dit 140 caractères et je ne vois pas trace dans ma question de cette contrainte...
Par contre, je partage la proposition d'Olivier, ou le sens des mots est moins considéré, autant dans la sémantique pure, que ce que la pratique populaire imprime comme interprétation de chaque mot utilisé dans la conscience collective.
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il y a 2 ans par CedricRousseu

Le tout est dans l'efficacité je dirais et dans la pertinence.
Perso (de par mes divers métiers) je suis quelqu'un qui développe beaucoup dans certains cas... Et ça m'a permis de découvrir que parfois une bonne métaphore ou une anecdote en digression peut coûter 5mn de conversation... Mais éviter 45 mn d'explications...  Le tout est que le récepteur soit en mode écoute et pas en mode "je trie les infos, je suis sûr de ce qui m'intéresse, le reste c'est du blabla". Si ce n'est pas le cas, je n'intéresse de toute façon pas l'interlocuteur à la base (si il a déjà les réponses, il n'a pas besoin de moi) et l'interlocuteur m'intéresse encore moins : pourquoi me  demander si il a les réponses et ainsi gâcher MON temps ? ^^

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