Elles apparaissent dans les période d'effondrement comme le WIR en suisse ... mais également plusieurs tentatives en Midi-Pyrénées, dans d'autres régions françaises ou de l'euroland (en Grèce actuellement) ...
qu'en savez-vous et qu'en pensez-vous ?

finance stratégie veille
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5 réponses

il y a 3 ans par olivierChaillot
La notion de fondante ne contraint pas à la consommation mais aussi à l'investissement ! le rentier vit de la rémunération de son argent, l'investisseur du rapport de ses investissements. C'est donc un changement de culture pour évoluer d'une culture de rentier vers une culture d'entrepreneur ... une autre façon de voir le rapport à l'argent.
en ce qui concerne le SOL ou d'autres SEL, le territoire concerné ne permet pas d'atteindre une taille critique et induit que ces monnaies ne sont que des "témoignages", des "expériences". Pour être efficace, une monnaie complémentaire doit avoir une taille critique (cas du WIR en Suisse) ... la nouvelle configuration régionale qui se préfigure pour 2016 pourrait être l'opportunité pour des expérimentation à cette échelle (www.mipys.net/)
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il y a 3 ans par JoyceMarkoll
Olivier, soutiens-tu le projet Occito ? C'est juste une question car pour l'instant je n'ai lu que le titre, lequel m'invite clairement à continuer la lecture.
Je crois que la société a besoin de nouvelles méthodes d'échanges pour cesser de tomber dans les spéculations à outrance. Et chacune des expériences de monnaies alternatives a son intérêt.
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il y a 3 ans par olivierChaillot
je suis en MP+LR et c'est le seul projet qui me semble avoir une taille suffisante pour être pérenne et apporter des réponses aux enjeux actuels ... je serai en Suisse, j'adopterai le WIR sans état d'âme ... de là à soutenir ? je n'en suis pas encore là, j'observe, je me renseigne, je réfléchi, ... j'échange :)
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il y a 3 ans par ClementBegin
Bonjour, je te recommande une excellente lecture, un peu datée maintenant (1998) mais le fond théorique reste le même, la thèse de Jérôme Blanc tel.archives-ouvertes.fr/tel-00092817/document..., disponible en accès libre, mais aussi sous la forme d'un livre (que je n'ai pas lu) www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catal...
L'avantage principal de l'aspect "fondant", c'est-à-dire d'un taux d'intérêt négatif, est d'ôter à la monnaie son caractère de "réserve de valeur". La conservation de la monnaie et notamment "l'usure" (rémunération du prêt d'argent - pratique déjà dénoncée par Aristote, et interdite par l'Eglise catholique jusqu'au XVe je crois) ne permet plus l'enrichissement financier (au contraire). Conséquence : la monnaie ne conserve que ses deux fonctions historiques : unité de compte (pour évaluer la valeur d'un bien) et intermédiaire des échanges (ce qui créé de la richesse humaine).
Il s'agit d'une théorie très sérieuse puisque mise en œuvre à l'échelle locale dans diverses villes du monde (avec ou sans sa caractéristique "fondante"), et même le très médiatique ex ministre grec Yannis Varoufakis avait envisagé de lancer une telle monnaie parallèle à l'échelle nationale.
Deux principales difficultés concrètes se pose à mon sens : Comment fixer le taux d'intérêt négatif (combien? variable ou fixe) ? Comment bénéficier d'une offre maximale ? Les commerçants ne se précipitent pas vers ce modèle de rémunération...c'est le principal frein du sol violette. Pourtant, la plupart acceptent déjà des monnaies complémentaires tels que les chèques déjeuner, cadhoc ou autre, qui sont extrêmement fondantes puisque leur valeur devient nulle passée la date de péremption...
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il y a 3 ans par olivierChaillot
merci @clementbegin pour le lien vers la thèse ! cela pose en effet le cadre et montre que le sujet ne peux se contenter d'une positon de principe "pour" ou "contre" mais qu'il mérite une réflexion approfondie.
Voilà un sujet qui mériterai non seulement d'être mis sur la place publique pour un échange citoyen, mais également d'être raisonner dans le cadre de la mutation sociétale face à laquelle nous sommes.
Les pistes de réflexion sont alors nombreuses ...
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il y a 3 ans par JoyceMarkoll
bonjour, je pense que ce sont des expériences alternatives intéressantes pour permettre de faciliter les échanges, dans une région délimitée (en particulier celles où le taux de chômage est élevé et la monnaie officielle en circulation plus rare). Que la monnaie soit fondante ou non d'ailleurs : bien sûr si elle ne l'est pas, c'est plus délicat car cela incite à thésauriser au lieu de faire circuler, mais en même temps que ce soit l'une ou l'autre cela favorise aussi les échanges sociaux, les rencontres…

Et puis, il y a plus d'une méthode en place pour les monnaies alternatives.
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il y a 3 ans par JeanPaulCAVALIER
Je ne vais pas me faire des amis mais j’ai une piètre opinion des monnaies alternatives locales. Vu de loin, ces monnaies sont un moyen de rester entre soi (l’étranger qui arrive n’y a pas accès facilement) et d’échapper au grand méchant Etat qui nous asphyxie d’impôts (avec une monnaie locale plus besoin de se soucier de la TVA et de l’IR). J’ai l’impression que ces deux aspects : entre soi et évitement de l’impôt sont pour beaucoup dans le succès des monnaies locales. L'inévitable thésaurisation finale en étant la source d'échec. Ceci dit, je suis tout disposé à me laisser convaincre du contraire.
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il y a 3 ans par ArnaudLemoine
Bonjour Olivier,

Les monnaies locales pourquoi pas... même si pour moi l'exemple du Sol Violette en midi Py n'est à mon avis pas concluant

En ce qui concerne le coté "Fondant" je suis partagé entre un OUI pour éviter la spéculation ou la thésaurisation et un NON car cela oblige à consommer vite pour qu'elle ne perde pas de valeur... et je déteste être obliger de consommer

A++
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il y a 3 ans par JeanPaulCAVALIER
Bonjour, je m’intéresse au sujet mais sans grande connaissance. Je trouve que l’idée d’une monnaie fondante est très intéressante. En théorie, c’est une monnaie qui décourage la thésaurisation et encourage l’investissement. J’ai lu cet article récemment qui joue également avec l’idée mais qui en souligne aussi les difficultés pratiques :
www.agefi.fr/fiche-blogs-wikifinance/des-taux-d...
J’ai l’impression qu’une monnaie « alternative » fondante est de l’ordre de l’impossible. En effet, elle serait immédiatement arbitrée pour une monnaie de confiance non fondante. Si vous avez entre les mains des ZWYX qui sont destinés à disparaître dans x temps vous avez intérêt à les échanger dès que possible contre des EUR par exemple qui ont de meilleures chances d’être encore là quand les ZWYX auront disparus. Pour qu’une monnaie puisse se permettre d’être fondante, il faut que les porteurs de cette monnaie est une confiance quasi illimitée dans la capacité de cette monnaie à être plus solide que toutes les autres dans la durée. Une seule monnaie parvient à être réellement fondante de nos jours avec des taux significativement négatifs : c’est le CHF. Encore que ceux qui achètent des CHF avec des USD des JPY ou des EUR aujourd’hui ne le voit pas ainsi car ils sont toujours persuadés qu’ils auront plus de USD, de JPY ou d’EUR quand ils vendront leurs CHF même s’ils en ont moins à ce moment.
Une autre méthode pour rendre la monnaie fondante serait de provoquer sciemment de l'inflation mais dans ce cas aussi la monnaie se fera arbitrer. S'il y a trop d'inflation, les porteurs perdront confiance en la monnaie et l'échangerons contre une autre.
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il y a 3 ans par ClementBegin
Tu as raison Jean Paul, si deux monnaies coexistent dans une société capitaliste, celle qui permet d'assurer le rôle de réserve de valeur sera préférée. Les exemples de monnaies fondantes sont uniquement des monnaies complémentaires qui n'ont pas vocation à se substituer à la monnaie officielle. Elles sont là pour favoriser les circuits d'échanges locaux, pour créer du lien, pour permettre l'échange marchand même lorsque plus personne ne possède de monnaie "officielle" (exemple : En l'absence de prêt par les banques, il est possible pour une entreprise d'utiliser le WIR). Ce sont des compléments, en aucun cas des substituts.
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il y a 3 ans par GeraldGontier
Par définition une société fondée sur le "capital" ne peut avoir de monnaie fondante dont le principe de base est de ne pas pouvoir capitaliser.
Notons que certaines civilisations n'utilisaient pas de monnaie, le modèle est donc viable sur des régions autonomes et sans contact avec la "globalisation".
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