Bonjour,
On trouve beaucoup de littérature venant de coach expliquant la différence entre un coach et un consultant... explication faisant bien évidement la part belle à coach... le coach étant un éveilleur de conscience, le consultant un simple faiseur limite donneur de leçon (je caricature un peu)..
Alors cher(e) collègue consultant(e)..pour toi, qu'est ce qui nous différencie du coach ?
Je ramasse les copies en fin de semaine :-)

coaching conseil consultant
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22 réponses

il y a 3 ans par IsabellePruvot
J'aime beaucoup cette citation d'Idriss Aberkane : "La connaissance est collégiale. La vérité est un miroir brisé, chacun en possède un petit morceau".
Le coach tout comme le consultant aide son client à avancer sur le chemin de cette connaissance . J'aime penser que tous deux permettent à leurs clients de répondre à des objectifs différents, les uns de manière plus introspective, les autres de façon plus opérationnelle.
Il n'y a pas opposer ces deux postures, beaucoup de consultants sont également coach et vice-versa, c'est mon cas, et je bosse en équipe avec les deux profils, je suis également formatrice (pour adultes), enseignante (pour ado) et CMO (dans une Startup). Je n'aime pas opposer les jobs, j'aime me demander : qu'est-ce-qui les réunit ? Quel est leur point de rencontre ?
Au delà des mots, et des étiquettes , attachons nous aux individus et à ce qu'ils apportent réellement. Faisons preuve de discernement et cessons de caricaturer, stigmatiser . Toute "querelle" des genres est stérile, reflet du syndrome d'imposture des uns ou d'une attitude défensive des autres.
Je pense que les mauvais consultants rencontrent les mauvais coachs/gourous et que les uns ne valent pas mieux que les autres.
Quant aux bons, aux utiles, aux éclairés, ils n'ont pas d'autre liberté que de travailler ensemble en bonne intelligence et d'apporter chacun leur morceau de vérité.
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il y a 3 ans par gmaison
@isabellePruvot
Dans mes bras ! :)
Je préfère de cent fois, comme toi, la vision intégrative des oppositions. Comment dépasser toute opposition, tout conflit dans une vision gagnant-gagnant.
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il y a 3 ans par EURLLSCONSULTING
Bonjour,

Il me semble qu'aujourd'hui, nous sommes dans la sémantique.

Coach, c'est plus ronflant....ça doit mieux se facturer !!!!!!, Consultant, ça peut sembler plus généraliste, moins pointu !!!!!!!

Le coach me parait plus travailler sur la posture et le comportement que le consultant qui lui est plus technicien !!!!
J'en veux pour preuve qu'aujourd'hui les médias et diffuseurs TV nous inondent de coach de nos vies, en revanche pour des événements nécessitant des compétence techniques, ils font appel à des consultants et pas à des coachs !!!

Personnellement, je suis CONSULTANT et fier de l'être !
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il y a 3 ans par gmaison
@ArnaudLemoine

pour ma part, je pense que ce sont les deux facettes d'une même pièce. Le coach est la partie "humaine" de la relation quand le consultant en est la partie "technique". Autrement dit, je pense que tels des M. Jourdain, beaucoup de consultants sont des coachs à leur manière, et vice-versa.
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il y a 3 ans par gmaison
Je vais rajouter une petite évolution sur le consultant avec cette petite vidéo de 17' : www.youtube.com/watch?v=yOBlTwWQJmQ
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il y a 3 ans par JYReynaud
Le consultant donne du poisson, le coach apprend à pêcher.
Le coach est centré sur le processus, le consultant sur le contenu.
Le coach pense que la solution est endogène, le consultant qu'elle est exogène.
Le coach n'a pas besoin de connaitre de domaine, ce qui l'intéresse c'est le cadre de référence du client, ses croyances pour faire un raccourci. Son objectif est d'amener un client à trouver ses propres solutions (endogène).
Le consultant est généralement sollicité pour sa connaissance d'un domaine. Ce qui intéresse le client c'est le contenu, les solutions qu'il peut apporter (exogène).
Une difficulté est d'avoir les 2 postures avec un même client. C'est de plus en plus le cas dans les formations où l'on demande au formateur de donner du poisson et d'apprendre à pêcher.
Coach et consultant ne sont pas opposés mais complémentaires dans bien des cas.
Ma perception est que le contenu existe maintenant gratuitement ou à peu de frais grâce à Wikipedia, Google, MOOC, SPOC, ... Ainsi, le rôle du consultant se transforme puisque son but devient de permettre au client de bien mettre en oeuvre les connaissances acquises. De ce fait, le 2 métiers se rapprochent un peu plus. Néanmoins, le consultant reste un expert de la mise en oeuvre ce que n'est pas le coach.
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il y a 3 ans par ArnaudLemoine
donc si je comprend bien (car je ne suis que consultant) grâce à votre coaching, le client saura pécher, faire du marketing, de la stratégie, de la gestion, des étude d'impact, du pilotage industriel... de la gestion des ressources humaines, de l'optimisation administrative.. bref, vous lui permettez de tout faire alors que je me contenterai de faire à sa place... Très haute opinion de votre métier et de vos compétences...très mauvaise connaissance des métiers du consultant

Mais je pourrais aussi dire que grâce à quelques livres ou quelques moocs il saura tout sur le coaching, la PNL .. Ainsi, le rôle du coach se transforme puisque son but devient de permettre au client de bien mettre en œuvre les connaissances acquises...;-)

Je pense au mieux car je suis d'un naturel bienveillant... que vous lui faites comprendre qu'il peut pêcher.. et nous les consultants... nous lui montrons et apprenons à pécher.. d’ailleurs nous sommes quasi tous les consultants sont aussi des formateurs ;-)
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il y a 3 ans par JYReynaud
@ArnaudLemoine
Je pense que mon message n'est pas clair. Désolé.
Il n'y a pas de hiérarchie entre coach et consultant. Ce sont 2 métiers différents qui se complètent et se rapprochent simplement parce que la connaissance est plus accessible à moindre coût. J'ai été consultant pendant longtemps et j'ai simplement changé de posture. Elle n'est pas meilleure ou moins bonne. Elle est juste différente. J'ai d'ailleurs évité longtemps de coacher dans l'IT où j'ai vécu pendant 25 ans car je ne voulais pas "trouver" des solutions pour mes clients mais m'intéresser à leur cadre de référence.
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il y a 3 ans par olivierChaillot
@ArnaudLemoine, je croyais que tu ramassait les copies en fin de semaine ?
Personnellement j'ai toujours eu du mal avec les dogmes et les croyances ... et ceux qui les répandent ! ça ne date pas d'hier, j'ai été élevé par une famille de mécréants ... c'est pour ainsi dire héréditaire ... et non hérétique comme le croient certains ;)
Je vais vous proposer une autre lecture de ce phénomène récent qu'est la multiplication des entraineurs, ... pardon "coachs" ... Il est toujours intéressant de remettre en perspective ... en essayant de ne pas me prendre au sérieux ... mais en raisonnant sérieusement (c'est une marque de fabrique :))

L'histoire se poursuit, et se répète, de tout temps nous avons eu des gourous (maître en français, mais gourou ça en jette plus, c'est comme coach, c'est mieux qu'entraineur ... d'ailleurs à l'époque, c'était une affaire d'hommes, des vrais ! en effet, pas de gourouttes, alors que des entraineuses ...), des gourous donc pour nous dire ce que nous devions penser.

Au début étaient les mages, clerc et autres druides ... nombreux car les dieux étaient pléthore ... ensuite vinrent des curés, rabbins et autres imams quand le nombre de dieux s'est considérablement réduit et que les saints ce sont multipliés ...

Bien sûr il y a toujours eux des gens pour essayer de raisonner en dehors des systèmes de croyances ... depuis la nuit des temps, c'est la raison qui a fait progresser l'humanité, les croyances interdisant toute remise en cause des dogmes successifs, ... principe de précaution quand tu nous tiens ! Ces gens doués de raisons ont très tôt préférer la philosophie aux dogmes ...

Ensuite, virent les psy ... Pour nous dire que c'est le Cul qui gouverne nos actions et que notre "moi" pouvait être sans dessus dessous jusqu'à devenir un sur moi ... rien avoir avec la manière dont vous vous habillez ! le "sur-moi" n'est pas un pare-dessus mais est un peu comme l'EGO mais plus ouvert à l'analyse de votre psy ...

Maintenant les coachs, nouvel avatar ? qui vient nous proposer une nouvelle croyance, je cite "toute organisation, toute personne, possède, en elle, les clefs de sa réussite, de son bonheur" (www.linkedin.com/in/jyreynaud)... dogme immortel qui vient nous dire que nous sommes les seuls responsables de ce qui nous arrive ... sans être grand clerc, je reconnais là l'idéologie judéo-chrétienne que les protestants ont su ériger en principe de société aux USA ... Bien sûr dans cette "lecture" du monde, l'environnement n'y est pour rien, les autres n'interfèrent pas, seule la main invisible du marché (nouveau Dieu dont la monnaie est l'incarnation sur terre) vient réguler l'ensemble est tolérable ...
Quant au outils utilisés par ces nouveaux maitres à penser, ils se nomme PNL, ennéagramme, effet barnum, outils de lecture froide, ...

Ce qui est intéressant c'est tout ce petit monde de porteurs de dogmes cohabite, voire se développe chaque fois que nous vivons des périodes de mutations importante ... Lorsqu'il nous faut inventer demain ... et donc remettre les croyances en cause pour raisonner ... Les coachs sont-ils (elles) les nouveaux avatars des millénariste ? Ce qui nous arrive est notre faute, notre très grande faute ? cherchons en nous les solutions ... et les moutons seront bien gardés ...
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il y a 3 ans par JenniferTrouchaud
@JYReynaud : Merci pour cette très belle explication qui distingue clairement les deux "casquettes" de ces métiers si proches et pourtant bien différents.
@ArnaudLemoine : Je suis coach professionnelle (et fière de l'être) et consultante en stratégie marketing et communication (et toujours aussi fière !).
Mes clients en coaching viennent me voir pour en savoir plus sur eux-mêmes, leurs motivations, leurs valeurs, le sens qu'ils souhaitent donner à leur vie professionnelle, gagner en confiance dans une nouvelle fonction, changer leur vision des choses pour mieux vivre avec eux-mêmes et leur environnement, etc. mais certainement pas pour que je les fasse "accoucher" de leur stratégie marketing (comment le pourraient-ils ils n'y connaissent rien pour la plupart).
De même, mes clients en consulting marketing viennent me voir pour travailler une stratégie de lancement, d'animation, de promotion, de communication, bref, du technique. Mon questionnement est beaucoup plus ciblé, précis et laisse moins de place à l'introspection mais plus à la projection.
Ce sont deux postures, qui peuvent se compléter dans certains cas, mais qui se distinguent principalement par l'objet même de la consultation : la demande. Le consultant travaille davantage sur le projet de manière directe, le coach intervient davantage sur le porteur du projet de manière indirecte.
J'espère que ce complément de réponse vous permettra de mieux saisir la spécificité du coach par rapport au consultant, et qu'en aucun cas la pratique de l'un nuit ou dévalorise la pratique de l'autre. Bien au contraire ! Mais vous trouverez toujours des coachs prêts à sacrifier leurs camarades consultants au profit d'un contrat (et inversement)... On ne peut pas empêcher la médisance, on peut juste la limiter aux autres et ne pas entrer dans ce jeu malsain.
Au plaisir d'échanger ultérieurement peut-être avec vous :)
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il y a 3 ans par Coquelicom
Une vision externe : je suis ni l'un ni l'autre, par contre je bosse avec des professionnels en complément de mes prestations et voilà quelle différence je fais :
• Je ferais appel à un consultant. Je connais des consultants.
C'est un expert dans un domaine précis. Il connait le job, il a un regard externe et objectif. Il connait son boulot et il apporte un regard neuf sur ce point précis. A priori on part d'un problème et on a des solutions dans le cadre d'un travail, d'une entreprise.
• Je ne ferais pas a appel à coach. Je en connais pas de coach (ceux que je connais s'appellent consultants, ils font un travail d'expertise sur une secteur d'activité et en plus on des outils de coaching).
Un coaching c'est un travail personnel (même si ça peut permettre de débloquer des choses au niveau professionnel). Ceux pour qui j'ai travaillé n'osent pas s'appeler coach, car ils disent eux même qu'ils pâtissent de l'image déplorable que ce secteur véhicule. J'irais plus loin. Si j'ai des soucis je vais voir un psychologue ou un psychiatre qui lui est tenu par une déontologie et le secret médical. Et j'ai fais un étude de marché sur les coachs, et ben c'est la catastrophe, y a boire et a manger et la communication est déplorable.
Aux coachs qui vont me lire, c'est un retour brut, avec en plus ma réticence sur ces métiers. Je fais un retour généraliste, mais ça ne veut pas dire que c'est de vous que je parle et chaque personne est différente et donc je suis sûre qu'il y a de très bons coachs, donc merci de ne pas le prendre pour vous :D .
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il y a 3 ans par JYReynaud
2 vidéos intéressantes d'Alain Cardon
Définition du Coaching : www.youtube.com/watch?v=hoIDGFlL0D4
Coaching d'équipe vs Team building : www.youtube.com/watch?v=zgUNWSDyHzY
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il y a 3 ans par Coquelicom
Il faut plus de 8 mn de vidéo pour définir un coach?? :D
Sinon je connais bien le sujet en fait... J'ai accompagné pas de clients sur ce sujet et donc je me suis intéressée à leur activité... Tous m'ont dit ne pas s'appeler coach... C'est qu'il y a un problème.
Moi je suis graphiste et puis je fais du graphisme c'est assez simple...
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il y a 3 ans par ThierryBRICK
La question a soulevé de drôles de réactions. Bravo d'avoir répondu en se tenant à distance d'un débat qui n'a pas lieu d'être. Ou bien vieux comme le monde. Les vrais directeurs de conscience ne sont plus visibles. Et l'émergence de nos chers réseaux sociaux (dont Skiller) réduisent la lisibilité de sujets qui méritent plus de temps, plus d'espace. Accompagner des individus dans leur cheminement, ce n'est pas une activité comme les autres, ce n'est pas un métier ordinaire. A la fin de l'année, un ouvrage sortira sur ce thème. 20 ans de recul sur les pratiques d'accompagnement. Les dérives de ces dernières années sur les coachs en tout genre feront encore couler beaucoup d'encre.
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il y a 3 ans par PascalW
Bonjour,
C'est une drôle de question, je n'avais vraiment vu de point commun entre les deux.
Dans ma vision des choses, le consultant n'est pas nécessairement indépendant, il s'adresse à des entreprises. Le coach est un indépendant qui s'adresse à des personnes.
Toujours dans ma vision des choses, le Coach est plus un guide (spirituel?) alors que le consultant peut être dans l'action.
C'est manichéen mais ca me satisfait pour l'instant... Je dois reconnaître qu'il y a sans doute un peu d'arrogance dans ma vision des choses mais d'un autre côté je n'ai encore jamais croisé de "coach en système d'information" (sans doute une idée à creuser dans ma recherche d'emploi).
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il y a 3 ans par SauzetFrederic
On peut segmenter encore ! Facilitateur, c'est un coach ou un consultant ? Idem avec formateur.
En tous cas, ils ont tous un point commun : comprendre la demande, accompagner et rendre plus autonome le client, obtenir des résultats .... et revenir pour une nouvelle prestation !
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il y a 3 ans par olivierChaillot
Nous ne vivons pas dans le monde des bisounours ! Mais dans un monde où les mots sont vidés de leurs sens pour mieux manipuler les masses. il en va de la modes des "smart" (smart-city, smart-grid, smart-nimportekoi, ...) comme de celle des coachs !
Vider les mots de leur sens permet de vendre du vent, et de le vendre cher de préférence !
En matière de coachs, tout comme du temps de la ruée vers l'or où ceux qui ont fait fortune étaient les marchand de pantalon, de pelles et de pioche et non les prospecteurs, la plupart des coachs ne vendront jamais rien mais les écoles et autres organismes de certifications se gavent ... c'est pas moi qui le dit, n'est-ce pas @BerangereTouchemann (coaching-management-toulouse.com/coup-de-gueule...) ...
Alors, que recouvre le terme de coach ? un marché où des gogos achètent cher des formations et des certifications qui leur ouvrent la porte du rêve ? où un marché où des "gens" s'auto-proclament collectivement "entraineur" dans des domaines où d'autres gogos sont assez perdus pour rechercher des solutions magiques auprès de vendeurs de rêves ?
Dans toutes les époques où il a fallu inventer de nouvelles façons d'être ensemble il y a eu des vendeurs de rêves qui profitent de la crédulité des autres pour assouvir leur soif de pouvoir, d'argent ou de sexe ... les colonnes de faits divers de tout temps en sont gorgés.
Désolé, je suis à minima cartésien et aime lorsque les choses peuvent être mesurées ? Je note que tous ces "gourous" en tout genre ont toujours et de tout temps refusé toute mesure de leurs résultats ou des résultats de leurs actions. Cette affirmation est vrai pour les clercs en tout genres et de toutes croyances comme des psy ou des coachs ... refus général d'un moindre contrôle scientifique des résultats obtenus ...
Alors, dans un monde du service où le secteur du conseil est déjà fortement déstabilisé par nombre de nouveaux entrants qui pensent que cette activité peut être une réponse à leur recherche d'emploi, il n'est pas anormal que quelques uns tentent de se différencier en rejouant le coup des psys, de leur inventeur et de sa famille ... coté inventeur (le fameux Sigmund FREUD) des résultats pour le moins discutables (voir "Le Crépuscule d'une idole, l'affabulation freudienne" (Grasset)), et pour la famille, voyez le neveu (Edward BERNAYS) et (re)lisez "propaganda" (la découverte) ...
Alors, d'accord pour une approche inclusive qui fait une place à chacun ... mais n'oublions pas que le monde dans lequel nous exerçons nos divers métiers est un monde dont les règles ont été dictées par l'école de Chicago ... monde où la dérégulation massive a pris le joli nom de mondialisation ... et que dans ce monde, un bon concurrent est un concurrent mort ... et ce dans tous les secteurs ...
Alors que certains acteurs se regroupent pour définir de nouveaux référentiels permettant de se différentier et de plumer quelques pigeons en vendant formations et certifications ... rien d'étonnant ... et que ceux qui sont aujourd'hui formés et certifiés deviennent virulent pour trouver une place dans un jeu concurrentiel féroce déjà avant même leur apparition, rien d'étonnant non plus ... et que ceux qui occupaient la place avant pointent du doigt le peu de résultat prouvé des nouveaux joueurs ... rien d'étonnant, je dirais même de bonne guerre ! surtout quand c'est vrai et quand il est facile de renforcer son argumentation en pointant le peu de professionnalisme de nombre de ces nouveaux entrants, qu'il est facile de montrer que la majorité des méthodes, techniques et outils utilisés par ces acteurs relèvent de la manipulation ("effet barnum", "lecture froide", ...) ...

Pour faire une synthèse de tout ça, je pourrais dire que : "chaque matin un pigeon se lève quelque part"
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il y a 3 ans par IsabellePruvot
@olivierChaillot,
J'ai travaillé pour des missions avec de gros groupes de Consulting, tu sais, ceux qui ont vendu à leurs clients du process à gogo et qui maintenant prônent l'agilité et l'innovation à tout bout de champ parce que c'est tendance. Les mêmes qui facturent 3.000 € la journée en collant sur le terrain une équipe de juniors (bardés de diplômes mais sans expérience). Les mêmes qui mesurent leurs résultats à grand renfort de graphes, KPI's et autre ppt. devant les Codir, Comex, ces derniers buvant leurs paroles comme du petit lait. Faut bien, au regard des budgets annuels colossaux consacrés aux missions de conseil en tout genre, ça ferait tâche de reconnaître que ça ne fonctionne pas toujours si bien que ça, d'autant que le dirigeant du cabinet de conseil est pote avec un des membres du Comex... Bref, rien de neuf sous le soleil.
Certes, nous ne vivons pas dans le monde des bisounours, et nous sommes bien d'accord sur ce point.
La question n'est donc pas Consultant Vs Coach mais oppportunisme Vs intégrité.
Les manipulateurs en quête de pigeons sont partout, dans tous les métiers . Le conseil et le coaching n'échappent pas à la règle.
Je rappellerais juste pour information que les processus de sélection/référencement des coachs au sein des grands groupes sont aujourd'hui au moins aussi drastiques (si ce n'est plus) que le référencement des cabinets de conseil. Preuve en est qu'une sélection est indispensable pour faire le tri entre les fantaisistes et les qualifiés, mais donc également qu'ils existent bien des coachs qualifiés, diplômés, non pas comme tu l'écris uniquement par des organismes auto-proclamés, mais aussi par des universités (Master 2 de Paris 2 , DU de Cergy ou de Paris 8 par exemple). Est-ce un meilleur gage de légitimité ? Je laisse ton esprit cartésien trancher sur le sujet ;)
"Le contrôle scientifique des résultats obtenus" c'est le retour du marché. Tu es compétent et intègre dans ce que tu fais, tu es payé en retour. Tu es un pipoteur opportuniste, tu fais illusion auprès de quelques "gogos" au début puis il y a le retour de l'ascenseur.
La seule arme pour faire ou maintenir sa place sur la marché c'est la montée en compétences, quelle soit technique, sociale, comportementale, idéalement les 3 !
D'une manière générale lorsqu'un sujet m'irrite, je creuse, j'approfondis, j'essaie de voir s'il y a un autre angle de vue , j'élargis ma perception. Je tente de ne pas m'enfermer dans mes croyances et mes certitudes, car le terreau fertile du dogme c'est l'aveuglement et la fermeture, le 1+1 = 2, la Peur Vs la Création.
Je sais que @gmaison me comprend sur ce sujet ;)
Une dernière requête personnelle, si tu pouvais stp sortir de la formule Psy = Freud, ça nous rajeunirait de 10 ans et ouvrirait des horizons de discussion beaucoup plus constructifs.
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il y a 3 ans par ThierryBRICK
Hummm. J'ai bien aimé. Il faut le confronter notre ami Olivier ! Tout est dans tout et réciproquement.
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il y a 3 ans par SpaceTimeContinuum
Selon moi, en faisant affaire avec un coach, on va considérer que la solution à nos problèmes est en nous, tandis qu'en faisant affaire avec un consultant, on va considérer que la solution vient de lui.
Cela me rappelle d'ailleurs une expression d'un ami qui me disait des consultants: "un consultant c'est quelqu'un qui est payé cher pour lire qu'il y a sur ta montre".
Désolé pour le petit tâcle aux consultants! :)
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il y a 3 ans par HGAD_Consulting
Merci @ArnaudLemoine, de cette charmante problématique, qui confirme (à tort à mon avis) qu'on a besoin de mettre des jobs, des fonctions, des rôles et des activités dans des cases.
J'apprécie également pleinement les consultants et/ou les coachs qui s'auto-proclament Coach expert de machin, consultant expert de truc et je pose une question simple : et les clients, ils disent quoi ?
Si ils demandent de l'accompagnement sur la méthodologie, de la réflexion plus profonde sur leur entreprise, l'évolution ou les besoins de celle-ci, des personnels ou des organisations, je suis incapable de faire la séparation entre ces besoins dans mes missions, apportant souvent un mix des deux, autant sur des terrains méthodologiques que sur des introspections nécessaires pour faire émerger les besoins.
En conclusion : comme je retourne régulièrement ma casquette de consultant pour celle de coach, et inversement, ce qui semble être l'approche d'@IsabellePruvot, je revendique donc un statut de 'coachultant' ou de 'consultoach' ou plus simplement d'accompagnateur de dirigeant, d'entreprises.
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il y a 3 ans par BerangereTouchemann
Bonne question, Arnaud, Merci de l'avoir posée :-)
Les champs du conseil sont tellement vastes, le coaching souffre d’une communication tellement mauvaise, et les prestations sont si coûteuses dans les deux cas, qu’il est normal qu’il y ait encore débat, voir méfiance réciproque pour les puristes des deux camps. Pour moi, les deux postures sont cousines et complémentaires, et il n’y a pas de hiérarchie entre elles. Quand j’ai étudié le coaching à l’université de Toulouse, j’ai d’ailleurs écrit mon mémoire de recherche sur les apports comparés de ces deux postures pour l’accompagnement des clients. Alors je vous délivre ici mon humble vision.
Effectivement, on utilise souvent la métaphore piscicole suivante : « quand le client a faim, le consultant lui amène du poisson, alors que le coach lui apprend à construire une canne à pêche ». Sous-entendu : Le coaching rend le client autonome pour trouver sa solution, quand le consultant lui apporte une solution clé-en-main.
A mon avis, le coach et le consultant n’ont pas la même posture, mais en plus ils ne délivrent pas le même service : Il n’y a pas de livrable en coaching. Alors forcément, les détracteurs du coaching penseront que le coach est un vendeur de vent. Et bien que le métier se professionnalise peu à peu, et que les grandes entreprises sachent aujourd’hui comment sélectionner leurs prestataires-coachs, il n’est toujours pas réglementé. Donc bienvenue dans la cour des miracles un peu quand même (et pareil pour les consultants)…
Pour clarifier cette notion de posture, je vais vous donner un exemple : Une PME voit son chiffre d’affaires décroître, et s’interroge sur le lancement d’un nouveau produit.
Pour établir une stratégie et un plan marketing, le consultant (qui est expert en marketing) va questionner, découvrir les besoins du client, et utiliser son expertise pour lui fournir à terme une proposition de stratégie et un mix marketing, qui pourront être débattus puis adoptés. Voilà. On est dans une logique de demande de livrable, qui est honorée dans un respect de coûts/délais. De solution clé-en-main.
Pour la même demande, le coach (qui n’y connait rien en marketing) va plutôt poser des questions du style « pour trouver ton plan marketing, comment tu vas faire ? Qu’as-tu besoin de savoir ? Par quoi vas-tu commencer ? Où vas-tu aller chercher tes infos ? Combien de temps tu te donnes ? En t’appuyant sur quelles ressources ? Quelles difficultés vas-tu rencontrer ? Comment vas-tu faire pour les surmonter ? En t’appuyant sur quelles ressources ? Comment vas-tu faire pour rendre ces ressources disponibles ? Que veux-tu avoir réalisé pour avancer là-dessus d’ici notre prochain rendez-vous ? etc. A la fin, on obtient aussi une prise de décision et une action, en réponse à la question du client. Objectif atteint. Sauf que le coach a une obligation de moyen (ben oui, c’est pas lui qui produit la stratégie), mais pas d’obligation de résultat.
Donc ici, on a bien un consultant-expert sur le contenu (il connait le marketing), et un coach-expert sur le processus (il n’y connait rien en marketing, mais il sait comment faire accoucher son client de son plan).
La différence, c’est que cinq ans plus tard, quand le dirigeant se posera la même question, le consultant reviendra pour la même prestation. Alors que le coaching aura fait acquérir au client les compétences pour y arriver tout seul. (En principe, car rien n’empêche le client de rappeler son coach, ou d’en appeler un autre, qui aura un style différent).
Le niveau d’interventionnisme
Le consultant est donc un sachant qui apporte une solution et intervient directement dans la prise de décisions, outils techniques et preuves à la clé.
Le coach est un maïeuticien : « Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien ». (Mais il sait que son client sait.)
Une frontière poreuse entre coaching et conseil
Ça, c’est pour la théorie. Dans la vraie vie, beaucoup de coachs sont aussi consultants et formateurs, et moi la première. Le dénominateur commun de ces trois postures, c’est l’accompagnement client. Ma position, c’est de proposer au client le mode d’intervention qui, à mon avis, répondra le mieux à sa demande. Et c’est lui qui choisit.
Je trouve qu’il y a des synergies à proposer, qu’il y a des changements de casquettes agiles à pouvoir envisager (on bassine nos clients avec l’agilité, alors soyons d’abord agiles nous-mêmes !). Idem : en tant que coach, qui est ma première casquette, mon boulot est de faire sortir les gens de leur cadre. Alors c’est pas pour m’y enfermer moi-même…
Pour moi, la seule frontière à ne pas franchir, c’est celle que la déontologie impose: Le coach n’a pas le droit de revêtir sa casquette de consultant s’il ne dispose pas de l’expertise technique dans le domaine concerné. Ça, c’est interdit. Et inversement, le consultant qui n’y connaît rien en maïeutique ne doit pas s’improviser coach parce que ça fait cool sur une carte de visite.
Donc on reste humble, on fait appel à un autre consultant ou coach comme personne-ressource, histoire de proposer des solutions non dommageables au client. D’où l’intérêt pour les coachs et les consultants de travailler main dans la main et de fonctionner en réseau.
Quand j’ai soutenu mon mémoire devant un jury (de coachs), ce fût ma conclusion : « Pourquoi choisir un camp, alors que l’une et l’autre de ces postures peuvent à leur tour venir aider le client et nourrir ses solutions ? »
Bon…on m’a clairement laissé entendre que je ne savais pas ce que je voulais. Agile, j’ai dit. Agile.
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il y a 3 ans par PascalW
Bonjour,
Je ne suis très fan de l'image piscicole. Peut être que la maïeutique fait la différence... Je ne sais pas.
Une chose est certaine, quand j'interviens, c'est pour aider mon client en lui apportant mon expertise. Quand je fais le travail pour lui (que je lui livre du poisson), pour moi ce n'est plus du consulting, selon les cas et les formes de contrat, j'appelle cela de l'infogérance (obligation de résultat) ou de l'assistance technique (obligation de moyen).
Maintenant je n'interviens que dans des domaines des SI, peut être la maïeutique ne s'y applique pas?
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il y a 3 ans par BerangereTouchemann
Oui, c'est juste, cette remarque sur les SI, @pascalW Je ne fais pas partie des coachs qui croient que le coaching peut venir régler tous les problèmes, et dans tous les domaines. Les puristes du coaching pensent qu'il sait tout faire. Moi je crois que c'est le client qui sait qui il doit appeler en fonction de son besoin. Et je crois aussi que quand un coach ne sait pas faire, il ne doit pas prendre le chantier. Tout comme un consultant, question d'éthique.
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il y a 3 ans par olivierChaillot
Merci Arnaud pour cette question,
elle rappelle une autre question (skiller.fr/question/ma-question-de-curiosite-d...) dont les réponses pourraient (au moins partiellement) être reprise ici. et une autre (skiller.fr/question/comment-choisissez-vous-vo...) dont les réponses me semblent fort instructive pour alimenter la réflexion commune ... Je remarque (mais peut être ai-je un biais de perception) que les coachs sont très virulents pour démontrer le bien fondé de leur (très nouveau) métier.
Bien sur il doit y avoir d'autres "extraits" pour compléter ...
Curieusement, la seule question que j'ai trouvée sur les consultants (skiller.fr/question/quels-sont-vos-criteres-po...) ne t'ai pas inconnue !

Pour répondre plus directement à ta question (il ne sera pas dit que je me défile ;))
il me semble que, dans ces temps troubles où le travail font comme neige au soleil et dans lequel nombre de personnes se retrouvent sur le coté de la route (et ça n'a rien à voir avec leur compétence, leur motivation ou ...) les métiers de service, et en particulier ceux liés au conseils, subissent également les perturbations. Une fois sur le bord, juste avant de sombrer, la bouée s'appelle conseil et prends des formes qui vont du consultant au coach, en passant par ... Dans ces métiers, il faut remarquer une grande diversité d'activité !
Pas grand chose à voir entre ceux qui sont sur des marchés de sous traitances (d'externalisation en générale) soit liés à des recherche de capacité de production (pour gérer les pointes) soit liés à des expertises très qualifiées (dont l'embauche à plein temps ne se justifie pas) et ceux qui viennent transférer de la compétences (sur le principe du compagnonnage) ou eux qui apportent une expertise dans un contexte donné ou ceux qui viennent justifier une décision déjà prise par le CODIR en habillant la mariée par un audit de complaisance, ... et, depuis peu, ceux qui se disent "entraineur" (métier d'ailleurs très féminisé mais là, dire entraineuse pourrait être pris comme de la provocation ... bien que le métier de conseil est certainement au moins aussi ancien que celui de péripatéticienne) qui s'occupent de la forme plus que du fond et semblent doués pour surfer sur des modes sémantiques (agilité par exemple) ...
L'institution ne s'y trompe pas et classe tout ce petit monde dans la case "conseil" ... sous case du "service" ...
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il y a 3 ans par Stephane31
Est-ce que l'étiquette est importante, surtout quand les distinctions sont aussi floues ?

Moi je préfère miser sur les personnes plus que sur les postes, les titres et les sociétés. Il faut pouvoir démontrer de son expérience pour répondre à l'objectif fixé par le client. Et pour cela, il faut gagner la confiance du client (le plus dur) entre les parties ou avoir un prescripteur de confiance ( confiance = qui reste neutre et ne prend pas de com).

Après le reste pour moi, c'est du blabla.
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il y a 3 ans par olivierChaillot
Bonjour,

me voilà plus intelligent ! merci d'avoir éclairer ma lanterne ! Alors si je comprend bien la métaphore piscicole qu'utilisent les coachs, c'est une question de posture : "« quand le client a faim, le consultant lui amène du poisson, alors que le coach lui apprend à construire une canne à pêche » Le coach est centré sur le processus, le consultant sur le contenu. Le coach pense que la solution est endogène, le consultant qu'elle est exogène.. Sous-entendu : Le coaching rend le client autonome pour trouver sa solution, quand le consultant lui apporte une solution clé-en-main."

Pour vérifier si j'ai bien compris, je vais être concret et prendre un exemple, dans un domaine qui n'est pas le mien pour ne pas être accusé de partialité. Le client est embêté, ses ventes baissent, ses marges également ... alors il fait appel à un coach ou à un consultant ? je reprends ci-dessous les dires des commentaires faits sur la question :

SOLUTION 1, avec le coach, il va pouvoir apprendre à pêcher : le coach (qui n’y connait rien en marketing) va plutôt poser des questions du style « pour trouver ton plan marketing, comment tu vas faire ? Qu’as-tu besoin de savoir ? Par quoi vas-tu commencer ? Où vas-tu aller chercher tes infos ? Combien de temps tu te donnes ? En t’appuyant sur quelles ressources ? Quelles difficultés vas-tu rencontrer ? Comment vas-tu faire pour les surmonter ? En t’appuyant sur quelles ressources ? Comment vas-tu faire pour rendre ces ressources disponibles ? Que veux-tu avoir réalisé pour avancer là-dessus d’ici notre prochain rendez-vous ? etc...
A la fin, on obtient aussi une prise de décision et une action : comme le client ne connait rien en marketing et que le coach non plus, il va faire appel à un consultant !

SOLUTION 2, avec le consultant, il va avoir une livraison de poisson : Pour établir un plan marketing, le consultant (qui est expert en marketing) va questionner, découvrir les besoins du client, observer et comprendre le marché, le jeu concurrentiel et utiliser son expertise pour lui fournir une proposition de mix marketing, qui pourront être débattus puis adoptés. On est dans une logique de demande de livrable, d'efficacité, qui est honorée dans un respect de coûts/délais.

"On" voit tout de suite la différence ! le coach apprend à pêcher ... un consultant qui sait faire ...

Au fait, Juridiquement, tant le coach que le consultant ont obligation de moyen, pas de résultat ...
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il y a 3 ans par BerangereTouchemann
Merci d'avoir éclairé la mienne, Olivier.
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il y a 3 ans par olivierChaillot
J'ai trouvé une autre explication ... mais elle est en anglais ... peut être ça ne marche pas ici : youtu.be/BKorP55Aqvg?list=RDMhllo1xQer8
Mais je m'interroge lequel est consultant ? lequel est coach ?
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il y a 3 ans par BerangereTouchemann
Haha...et pendant que ces gens-là parlent, y'en a qui bossent ;-)
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il y a 3 ans par JacquesFuchs
J'ai une approche assez simple. Dans les deux cas, c'est de l'accompagnement du client.
Le rôle de coach est d'apporter du contexte et du contenant ...
Le rôle de consultant est d'apporter du contenu ...

simple non ?
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il y a 3 ans par julieviala
Bonjour à tous,je n'avais pas eu l'occasion de lire ces échanges et cette troublante question d' @ArnaudLemoine. Il se trouve que je fais, par divers biais, de la gestion d'entreprises depuis 15 ans, mon travail étant axé sur l'organisation et les process. Je comprends ce débat, mais en pratique, les seules solutions que j'ai pu apporter de manière globale venaient de moi mais aussi des autres. En effet, en face de certaines problématiques, je n'avais pas de solutions optimales à proposer si ce n'est de dire " je ne sais pas faire ou mal". Et là, ma seule richesse était de finaliser un cahier des charges du besoin et faire appel soit à un consultant, soit à un coach, avant tout à un conseil qui, de part son expertise, allait répondre au besoin. Le mot " conseil" me plaît car le patron, le client, reste Maitre de ce qu'il va en faire. Ensuite, s'il décide d'agir, on peut ou pas l'accompagner en fonction de ses compétences ou l'aider à trouver les bons interlocuteurs. Si le coaching s'avère être plus orienté sur le positionnement et le consulting sur la technique, je ne vois pas comment travailler sans les deux. Il m'est arrivé souvent de mettre en place des méthodes de travail dans une entreprise pour optimiser et " embellir" le travail de chacun mais soit parce-que le groupe, soit parce-que le patron avait trop d'automatisme, il a fallu faire une séance de coaching pour rendre le tout fluide. J'étais " technicienne" et j'ai trouvé ensuite le bon interlocuteur pour finaliser. Suivant le cas, les méthodes, je ne pouvais pas faire appel au même "coach".
Donc, finalement, à mon petit niveau, j'ai sûrement changé, sans le savoir, de casquettes très souvent mais le plus important est de parfaire son expérience, certes, et son carnet d'adresses de partenaires possibles.
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il y a 2 ans par PatriceFornalik

J'aime bien la réponse de JacquesFuchs, c'est simple.

Ce que je rajouetrai peur être est la notion de chemin. Pour faire un analogie pedestre pour le coup : "Avant de partir il faut savoir où l'on veut aller"

A mon sens, le coach intervient :

En amont du chemin, pour construire un contexte à la demande, à lintérrogation qui sommeille en nous et pour être capable d'envisager l'origine de la motivation (en quoi c'est important pour nous), les effets attendus par le changement, les risques potentiels, les freins que l'on s'impose, les ressources dont on dispose déja et celles qui nous manquent....

Pendant le changement, pour revisiter les objectifs et les adapter si besoin et lever les cailloux qui pourraient arriver sur le chemin.

En aval, éventuellement,  pour se nourir des retours d'expériences et apprendre de soi même.

A mon avis les deux approches son complémentaires, une fois que l'on sait réellement ce que l'on veut, que l'on sait comment on va faire, que l'on connait ses limites et atouts on est mieux armé pour avancer et faire appel à autant de soutiens d'experts que nécessaire.  

Un coach ne sera jamais un expert en vente/marketing/export/logistique/production/finance.... mais il peut amener à se poser les bonnes questions, revisister nos croyances limitantes... et enclencher la dynamique du changement.

Einstein disait, "s'il ne me restait qu'un heure pour résoudre le plus important des problèmes, je passerai 50 minutes à bien poser la question du problème et il me suffirait de 10 minutes pour y répondre."

 

 

 

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il y a 2 ans par JacquesFuchs

J'irais même un peu plus loin : le Coach professionnel intervient en amont pour le contexte et le contenant ..... afin que le consultant (ad hoc) puisse y apporter le contenu ...

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il y a 3 ans par FrancoisGEUZE
Il est impossible de donner véritablement les différences tant ces deux métiers sont mal définis. Je me risquerais toutefois à quelques remarques.

L'activité de coaching, tente actuellement d'encadrer son exercice au travers que quelques associations professionnelles et se défini alors comme de l'accompagnement de personnes voire d'équipes.
L'activite du consultant réside plus dans l'accompagnement des organisations.

Dans les deux cas, l'emploi du terme pour qualifier le métier n'est pas protégé. L'accès aux métiers du conseil est quasi-exclusivement réservé aujourd'hui à des diplômés de formations de niveau I, alors que la récente acceptation du RNCP est de retenir pour les formations au coaching le niveau II (sans dossier permettant de justifier réellement un niveau I).

Nous assistons à de très nombreuses dérives. Que ce soit de la part de coachs qui vont sur le champ du consulting sans avoir la moindre compétence en la matiere, mais il faut bien manger... où oublient les frontières de leur métier. À lire notamment : caroleblancot.com/2015/07/differences-psycholog... ces dérives existent aussi de la part de Consultants qui vont sur le métier des coachs ou sur celui d'auditeur.
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il y a 2 ans par JacquesFuchs

@FrancoisGEUZE : il y a aussi des approche pour coacher des organisations entières (plusieurs centaines de personnes en même temps...) :-)

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il y a 3 ans par SophieSORIN
Un éclairage intéressant ici !
www.linkedin.com/pulse/missionner-en-connaissan...
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il y a 2 ans par CarolineROUSSEL

Génial cette discussion, elle fait couler de l'encre (oups ! on ne peut plus utiliser cette expression à l'heure du numérique :) ).

Selon moi, être coach, c'est avoir la capacité de faire émerger de l'autre ses propres solutions par le questionnement (art de la maïeutique d'après Socrate). Cela s'apprend, se vit, s'experimente avec le temps. Le coach n'est donc pas un spécialiste thématique.

Le consultant est lui traditionnellement attendu pour donner des conseils, des avis ou des recommandations issues de l'expérience.

Aussi, il me semble que l'on peut prendre le meilleur des 2 (la seule limite est de savoir avoir les 2 postures) : mixer les périodes où l'on est dans le questionnement et l'écoute pour permettre au client de trouver ses propres solutions (l'intervention d'une personne exterieure est souvent bénefique à la prise de recul) et faire, quand le besoin s'en fait sentir, des apports issus de son expérience et de ses connaissances.

En fait, c'est comme ceci que je fonctionne au quotidien : je me suis formée dans l'art de la maïeutique dans une école de coaching (www.erickson.edu) et je travaille sur le sujet de la transformation des entreprises permettant l'innovation, où j'ai une expertise thématique. 

L'expérience que j'en ai me fait dire que cette double approche a un atout majeur : l'efficacité dans la mise en oeuvre des solutions, puisque pour grandes parties ce sont les équipes qui ont construit leurs solutions.

Au plaisir d'en reparler ...

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il y a 1 an par AlexandraQuillet

bonjour, je suis toute jeune (sur Skiller ;-) et coach professionnelle (l'assumant totalement). Un apport très pragmatique pour répondre au questionnement d'une manière un peu différente. Il y a un titre de coach professionnel enregistré au RNCP depuis 2016 et les plus rationnels pourront certainement trouver leurs repères dans le descriptif des compétences liées à ce titre, par exemple ici  : www.rncp.cncp.gouv.fr/grand-public/visualisatio...

Outre ces compétences répertoriées, et comme j'ai été consultante avant d'être coach, je suis surtout tentée de dire que la particularité du coaching est d'apprendre à décoder la communication interpersonnelle et les enjeux situationnels de notre client pour l'accompagner dans sa demande de changement (son objectif), si le besoin est exprimé ! ... car pour moi "pas de demande, pas de coaching !". Un point important à mon sens est l'adhésion totale des parties à la déontologie du métier qui est un des garant de la bonne marche de l'accompagnement ce qui exclut d'entrée toutes les notions de manipulation mentale, gourou, etc (ce qui ne veut pas dire que l'on vit chez les bisounours, on est d'accord). Les coach se font d'ailleurs normalement superviser pour éviter de tomber dans ce type de pièges y compris celui d'être manipulé par son client (oui ça arrive aussi).

Alors voici une proposition de délimitation... A vous de compléter, et peut-être modifier, cette liste est totalement subjective :

Conseil :

- objectif : Mieux faire et savoir plus

- finalité : Transférer des connaissances et aider dans l’application des solutions

- changement : de type 1 (ref à Bateson)

- contrat : Didactique

- position : haute

Coaching :

- objectif : Mieux être se traduisant par mieux faire dans l’organisation

- finalité : Apprendre à apprendre (notamment prise de décision)

- changement : de type 2 (ref à Bateson)

- contrat : Pédagogique

- position : basse

A très vite. Alexandra

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