Avant l'apparition des réseaux sociaux tels que nous les connaissant, Mark Granovetter a théorisé la notion de liens forts et de liens faibles. Et de l'avantage de cultiver des liens faibles de qualité.
Aujourd'hui Skiller crée des liens (au moins) faibles : celui qui répond à une question ou sur une thématique entre dans une mini-communauté.
Êtes-vous conscients de votre réseau de liens faibles ? Quels sont vos réseaux préférés (je crois connaître quelques réponses) ? Cultivez-vous votre réseaux de liens faibles de façon pro-active ?

communauté virtuelle réseaux sociaux reseaux sociaux pro
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4 réponses

il y a 3 ans par Jean_Philippe_RYO
Cette question, @JeanLestang, est à la croisée de celle de @Julien sur la possibilité de cultiver son réseau.
Autour de moi, j'ai pléthore de jeunes (et moins jeunes) qui disposent d'un réseau dense... Principalement sur Facebook... C'est souvent un réseau amis/famille complété par un gros volume de "connaissances" plus lointaines. C'est un réseau dont la "source" est la personne en 1er lieu, non les idées. L'entretien de liens faibles se concrétise par un petit coucou de temps en temps, histoire de maintenir le contact.
Avec Skiller par exemple, la source des liens que nous entretenons c'est le partage d'idées, le partage de compétences. Le tout, animé par un esprit d'entraide très positif. C'est du lien faible, certes, mais déjà nettement plus structuré. C'est un terreau qui me semble beaucoup plus propice à de futurs échanges que de la simple collection de contacts en masse.
Ceci étant dit, pour répondre à ta question maintenant...
Oui, je crois aux liens faibles de qualité car ils te permettent d'être réellement en contact avec des personnes que tu ne rencontrerais peut-être pas sinon... Et ce, avec une vraie légitimité, sans imposture.
Les idées, les rêves, les passions, les projets, ... fédèrent les hommes et femmes. C'est cet échange sain et instructif qui m'a amené sur Skiller. J'ai conscience que cela tisse des liens, doucement, de manière plaisante aussi... Mais ce n'était pas mon but premier, c'est la conséquence de l'ouverture. Alors, je peux dire que j'aime tisser des liens faibles qui peuvent devenir forts pour peu qu'ils soient basés au départ sur du fond :)
Pour ces raisons, je suis plutôt twitter que Facebook.
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il y a 3 ans par JeanLestang
Effectivement, @Julien parle de la même chose (j'avoue ne pas avoir vu sa question quand j'ai posé la mienne).

Ce qui apparait dans ta réponse, c'est que l'esprit d'ouverture, la simplicité et l’honnêteté sont de bons ingrédients pour tisser ces liens « faibles ».
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il y a 3 ans par Julien
C'est ce que j'appelle mon réseau Pro. Et oui, j'y suis très sensible. Il faut le traiter comme une valeur rare.
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il y a 3 ans par Julien_
Je ne connais pas la définition de "lien faible", mais dans mon réseau j'ai plutôt l'impression que ce sont des liens "forts" qui me font avancer. Des personnes avec qui j'ai travaillé, co-habité, que j'ai formé ou avec qui j'ai échangé de manière physique.
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il y a 3 ans par JeanLestang
Hé bien notre lien sur Skiller est plutôt du type « faible ». Nous nous dialoguons en ce moment uniquement car nous contribuons à Skiller. Nous sommes mutuellement bienveillants. Nous pouvons partager, échanger des informations ou des tuyaux, qui seront peut-être des avantages décisifs le moment venu face à ceux qui n'activent que leurs liens forts.

C'est certainement mal exprimé, mais c'est ça la force du lien faible.
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il y a 3 ans par Julien_
C'est bien expliqué, si je pense que je comprend :)

D'ailleurs, ta question est bien posée "<Êtes-vous conscients> de votre réseau de liens faibles ?"

Je pense que d'une certaine manière j'en ai conscience, mais il ne me parait pas indispensable. Intéressant, parce qu'il y a de l'échange, et parfois un apport d'information, mais pas si indispensable, au sens où il n'y a pas réellement de "production".
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il y a 3 ans par gmaison
@JeanLestang oui. J'ai conscience de mon réseau de liens faibles. Il est très fort (en fait) car les liens sont bien souvent (au départ) utilitaristes (qu'est-ce qu'il peut m'apporter / qu'est-ce que je peux lui apporter). Ensuite, l'aspect humain prend le dessus - je parle pour moi ici et pas de manière absolue. Je suis une personne intimement persuadée que l'avenir se situe dans le réseautage et de trouver sa place dans un maillage multi-dimensionnel, selon le principe suivant : un individu existe en tant que tel mais ne peut s'épanouir que dans un réseau, dans son rapport à des collectifs. Cela peut sembler évident et le moteur actuel. Mais pour ma part, j'ai souvent eu l'impression qu'on présentait les choses de manière clivante en priorisant l'un par rapport à l'autre (l'individu par rapport au groupe ou le groupe par rapport à l'individu avec disparition de l'un des protagonistes par rapport à l'autre). Pour moi, les deux doivent exister et aucun de ne doit prendre le pas sur l'autre. Ce qui induit également un renouvellement permanent des mailles du réseau, au fut et à mesure de l'avancée du temps. Certaines mailles restent là pendant longtemps. D'autres sont éphémères. Mais l'individu reste stable dans ce maillage. Et je sais que plus ces réseaux (faibles) sont denses, plus les opportunités seront présentes. Toutes les opportunités, personnelles comme professionnelles.

Je n'ai pas particulièrement de réseau préféré car ils correspondent chacun à une dimension, un univers, de mes relations, de mes maillages et je les apprécie tous pour leurs différences et ce que j'y apporte comme ce qu'ils m'apportent. Je suis en outre un farouche partisan de l'impermanence. :)

Quant à la réponse sur "l'entretien", oui. Bien sûr. Je suis un animal social pour ma part. J'aime les gens, les rencontrer faire des choses avec. Ca dure ce que ça dure, mais cette durabilité est fonction de ce que chacun apportera dans la corbeille. Même si j'ai souvent plus tendance à donner ;)
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