Le CSA lance aujourd'hui la 1ere journée de la langue française dans les médias.
Au dela des vieux debats de puristes et d'exemplarité de journalistes, la question de la langue dans le digital et l'innovation me semble une vraie problematique. Est ce que vous vous interrogez sur cette question ? Est ce que vous essayez de "raisonner" votre recours aux mots techniques , anglais ?
Est ce que cette question de la langue française est un probleme dans votre communication ?
Pistes, reflexions, solutions ?

communication digital français lexique
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9 réponses

il y a 3 ans par CharlotteW
bonjour
effectivement difficile de ne pas utiliser d'anglicismes quand on parle du digital/innovation, mais comme @gmaison, le mieux est souvent d'adapter son discours en fonction de son interlocuteur. de mon coté, il m'arrive souvent d'utiliser des anglicismes. mais si je vois que mon interlocuteur ne comprends pas, soit je traduis...(quand c'est possible), soit je donne une explication du mot. Par ex: un post est un message court que l'on publie sur le mur d'une communauté, tel un post-it sur un tableau blanc, mais de manière virtuelle...:-). autre solution pour dépasser la barrière de la langue...utiliser des visuels...:-)
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il y a 3 ans par cecilevarin
visuel, langage universel :)
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il y a 3 ans par ArnaudLemoine
J'ai appris à l'école que dans une relation de communication il y avait...un émetteur qui envoyait un message à un récepteur et qu'il y avait communication que si le récepteur comprenait le message émis par l’émetteur. Donc mon unique soucis dans une communication... me faire comprendre de mon interlocuteur.. et comme mes interlocuteurs sont principalement des TPE PME en France... notre langue commune est le français avec quelques mots anglais, espagnol, italien ou allemand :-)
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il y a 3 ans par cecilevarin
c'est une question complexe et qui gagne en complexité aujourd'hui avec la "numérisation" d'un pan de l'activite et des hommes et femmes qui y viennent ..
En observatrice attentive et dans une posture de recul, je constate , qu'il existe d'énormes fossés entre l'univers digital et la "vielle" entreprise..
Ce fossé se creuse aussi sur la difference de langues.
Je pense qu'il est urgent de réfléchir à notre bilinguisme.
merci @Charlène Challer de ton exemple que je trouve trés parlant ..

Quand au terme de snobisme , il amène à penser en terme caricaturaux .. mais il pose le probleme de la relation des deux mondes .. Meconnaissance, peurs, domination..
Ici j'aimerais inviter tous les defenseurs de l'innovation que nous sommes à reflechir à l'innovation dans l'interrelation, les groupes sociaux, et le pouvoir :)
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il y a 3 ans par gmaison
A dire vrai, ça dépend à qui je m'adresse.

Si je m'adresse à des spécialistes du numérique, du digital, de l'écosystème de startups, etc... je vais adapter mon expression au champ sémantique de ces univers.

Si j'ai à faire à des néophytes, des non numériques, etc. J'emploierai des mots français, de tous les jours, mais surtout au travers de métaphores et analogies. Ce qui prendra plus de temps. Toutefois, j'essaierai de glisser quelques termes techniques, en les définissant et les expliquant, histoire que ces néophytes disposent de quelques références (du genre tel terme employé allumera une lumière dans leur tête : "ah oui, j'ai déjà entendu ça !" etc.)
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il y a 3 ans par cecilevarin
merci de votre reponse ..
cela ne vous est jamais apparu comme un probleme jusque là ?
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il y a 3 ans par gmaison
Tout dépend de l'objectif :
Si je dois être opérationnel (avec les spécialistes), alors non. Mon objectif est d'être efficace avec un objectif bien précis, souvent lié à de la production.

S'il s'agit de sensibiliser ou d'obtenir quelque chose (avec un client par exemple), alors non, non plus :). Je prendrai le temps qu'il faut pour qu'il se sente à l'aise avec les concepts et qu'il se familiarise avec les éventuels mots spécifiques.

Avec les deux, mon objectif est d'être compris par les autres, non d'avoir raison ou de montrer que je maîtrise (cf. les références au snobisme). (bon quelques fois ma langue fourche. Mais souvent les gens me font part de leur incompréhension, je reformule alors).
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il y a 3 ans par HGAD_Consulting
Je partage totalement l'approche de @gmaison, adaptation à l'interlocuteur et à la situation; l'anglais et les anglicismes sont malgré tout assez présent et certaines traductions en français sont pas fantastiques. Par contre, les acronymes sont une vrai menace pour une communication simple dans le digital, pratique des geeks pour se différencier des "simples mortels" ou besoin réel des pros pour parler entre experts ?
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il y a 3 ans par ArnaudLemoine
En français quand je suis dans un pays francophone... je suis un peu fatigué de ce snobisme d'utilisé un mot anglais tout les 3 mots... pour faire savant... et mettre de la distance avec son interlocuteur. Je ne suis pas fanatique des castes ;-) après difficile de toujours remplacer certains mots d'origine anglaise qui sont devenus partie intégrante de notre langue.
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il y a 3 ans par cecilevarin
merci arnaud de ta reponse .. snobisme oui le langage est aussi un signe exterieur de richesse... affichée , la grosse cylindrée du travailleur intellectuel :) , et un outils marketing de domination : impressionner pour reduire la resistance de l'autre :)
je suis d'accord cependant avec toi , comme le releve @oimoci, certains mots sont plus difficiles à importer , quand la réalité qu ils nomment nous est encore etrangere ...

la question etant de parvenir à collaborer , avec une langue riche c'est mieux..
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il y a 3 ans par FranckLenoir
L'excès peut effectivement être mal perçu mais comme souvent c'est la manière dont on s'en sert qui donne de la visibilité sur nos attentions. Parler de snobisme est un raccourci un peu simpliste. Les gens qui utilisent des anglicismes ne cherchent pas forcément à "mettre de la distance". Quand on évolue dans un environnement où la langue principale est l'anglais, où quand on passe son temps à lire des docs en anglais, difficile de basculer sur du vocabulaire 100% français. Et au delà de cela il y a vraiment des mots qui ont beaucoup plus de sens en anglais qu'en français. Mais bien sur l'effort d'explication est nécessaire pour être bien compris.
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il y a 3 ans par Charlene
Pour aller plus loin dans ce que dit @francklenoir Je ne suis pas parfaitement bilingue mais encore plus depuis que je suis expatriée, je vis en anglais et je constate qu'on ne peut pas vraiment faire de traductions littérales sur tout.

Rien que pour le site que je développe ici en anglais et en français, je change les phrases d'accroche car ça sonne mieux et correspond mieux à mon interlocuteur.

On en revient donc aux basiques, la communication s'est se faire comprendre et parler le même langage que son interlocuteur.

Pour ceux qui utilisent des mots anglais ou des anglicismes dans leurs discours, c'est aussi par assimilation à force d'être immergé dans une autre langue. Par exemple, j'ai là spontanément, oublié comme on dit "networking" en français, ou encore j'ai tendance à dire "je me sens confortable" pour dire "je suis à l'aise".
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il y a 3 ans par oimoci
Je pitch la start-up Skiller, entre open-innovation et sharing economy en Français ;)

Dans certains environnement, il est assez compliqué de ne pas utiliser ces anglicismes : "je présente rapidement la jeune pousse "CompétencesTueuses" entre innovation ouverte et collaborative et économie du partage et du savoir en français..." Le meilleur moyen qu'on me coupe avant la fin de ma première phrase !..

Et dans ce domaine, les consultants sont quand même de loin les plus forts... avec les banquiers d'affaires !
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il y a 3 ans par AmandaNORMAND
Assez d'accord avec @oimoci: il faut savoir être pragmatique et efficace... et il me semble que dans l'écosystème digital actuel, ça passe forcément par un peu (beaucoup!) d'anglais. Personnellement, je n'y vois pas de mal ou de danger. Il faut savoir prendre le train en marche, s'adapter, ne pas rater des occasions en campant sur des principes certes honorables mais peut-être pas tout à fait réalistes dans le contexte actuel... Je pense qu'on a l'occasion de faire rayonner notre belle langue dans d'autres situations...
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il y a 3 ans par cecilevarin
Je suis bien d'accord avec le constat et la difficulté.. C'est de là que vient ma question :) ...qui va dans le sens d'une invitation au partage d'experience et une ouverture à la reflexion de chacun sur le sujet ..
@VincentDenoel, je suis bien d'accord sur les acronymes, qui frisent l'absurde !

Certes question Pitch et banquiers d'affaires, la regle est l'anglais .. mais sur les plateforme de crownfunding, on peut aussi lire de tres bons pitchs et français..
L'idée d'un recours contraint à l'anglais me semble donc risquée.
Et ici le biais c'est, pour l'univers des start up, de donner l'image d'une jeune economie qui n'aurait qu'une seule obsession : les capitaux.. venus d'en haut sur le modele de l'economie classique.
Ici l'on est sur : la langue que j'emploie correspond à la personne à qui je m'adresse..

L'autre champ de réfléxion tres different qui me semble interessant, c'est celui de la créativité.
Peut on etre créatif dan une langue dont on n'a pas la maitrise ?
On peut penser à la créolisation de la langue , oui . Si il est conscientisé le melange de langues peut etre un bon outil créatif.
S'il ne l'est pas , le risque c'est la colonisation de la langue.. et de la pensée..
Veut on penser en terme de déculturation ou d'acculturation le monde digital ?

On voit dejà les problemes importants d'usure de l'attention des citoyens internautes. En pro ou en perso , chacun constate qu'il y a un apprauvrissement de la langue et des contenus qui est en marche sur internet . Algorithme ect..
Pour cloturer sur du positif :
l'algorithme tres drole de www.frenchtech.co/?l=f4a049ad8
Et les "competence tueuses" d' @oimoci !
C'est etonnant et decalé , cela m'interpelle :)
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il y a 3 ans par VincentDenoel
Personnellement je préfère encore des mots en anglais que des acronymes "français" bien pourris...

www.dailymotion.com/video/x510fp_reunion-busine...

L'anglais on peut l'apprendre, les acronymes s'est très "excluant". Si on ne fait pas partie d'un certain sérail, on n'y entrave que dalle et il n'y a souvent pas de décodeur....

Le CSA ferait mieux d'oeuvrer à intégrer les "open innovation" et autres "start-ups" dans la langue française. Les anglais ont bien intégré les "rendez-vous" et autres "Honi soit qui mal y pense"...
Le CSA ferait mieux de faire lui-même un peu d'innovation ouverte (c'est moche, beurk).
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il y a 3 ans par LydieT
Eviter totalement l'anglais est difficile.
Ma règle de base est d'essayer de communiquer dans le même cadre de référence que mon interlocuteur pour être certaine de me faire comprendre.
J'ai noté que la non utilisation d'anglicisme était jugé par certaines personnes comme une "faiblesse technique" voire un manque de professionnalisme. Et oui le snobisme est partout!
Pour autant anglais ou français je ne crois pas qu'il y ait d'obligation, l'important est d'être à l'aise avec le vocabulaire utilisé et de se faire comprendre. Pour moi pas de danger non plus à utiliser l'anglais il faut évoluer avec son temps.
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il y a 3 ans par Julien
En franglais. Et je cherche dans le regard de la personne si un mot n'est pas compris.
Ici digital c'est du franglais. On devrait dire numérique ;)
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il y a 3 ans par cecilevarin
oui @julien !
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il y a 11 mois par SABRINA76

Etant dans le secteur des langues étrangères, je suis amenée à communiquer en français mais aussi en anglais, espagnol et italien...

Dans le domaine de la traduction, notre logique est d'être multiculturel, multilingue, multi-communication. Ceci n'est pas un problème, plutôt 1 atout, 1 avantage.

Tout dépend le public visé ? Le pays visé ?

Pour cibler la majorité, l'ensemble, l'anglais est adapté car c'est la 1ère langue internationale ! 

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