Bonjour à tous,

Mon fils va bientôt finir une formation de développeur web (Simplon) et cherche donc son premier poste (sur Toulouse).
Il est assez désemparé car la majorité des annonces demandent un bagage d'au moins 2 ans d'expérience.
S'il a de bonnes bases, il a encore besoin de monter en compétence.

Il souhaiterait s'orienter vers un emploi de dev front-end et aimerait trouver une structure qui pourrait le lancer, mais aussi l'aider à acquérir de l'expérience.
Connaissez vous des boites qui pourraient être intéressées par ce type de profil ?
Merci d'avance pour votre aide ;)

developpeurs front-end
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4 réponses

il y a 1 an par Coquelicom

@jbcouton l'annonce dont je t'ai parlé sur le groupe des indés.

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il y a 1 an par BenoitZELLER

si @jbcouton est en recherche,  je peux demander à mon fils de le contacter ?

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il y a 1 an par jbcouton

Bonsoir @BenoitZELLER  oui votre fils peut me contacter par email jbc@darmandesign.fr
 

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il y a 1 an par EtienneZulauf

Bonjour Benoit,

Nous cherchons justement un dev front....expérimenté ! Et oui les développeurs sont comme des girouettes en cette période de plein emploi, tu les formes et hop, pour 100 € nets de plus ils volent vers de nouveaux horizons où l'herbe semble plus verte.

Les choses qui font la différence, même pour un junior, c'est l'implication personnelle : en dehors de sa formation / de son stage, que fait-il de son côté ?

Il existe des sites d'auto-formation de très grande qualité, des conférences très intéressantes toutes les semaines, on peut avoir des projets perso ou contribuer à des projets open-source, faire de la veille sur Twitter, créer un blog pour expliciter ses découvertes personnelles,...

Si je vois un junior qui me montre ces appétences et me prouve qu'il a un cerveau qui fonctionne très bien (qu'il apprend vite), je suis prêt à le prendre direct.

Malheureusement les dernières tentatives avec des jeunes sont passables : les jeux vidéo et les sorties restent les principales motivations personnelles, au détriment d'un apprentissage dans lequel nous nous investissions beaucoup (trop, du coup). Et former coûte à une entreprise ! Pas le petit salaire qu'on verse au junior, mais les journées dévolues à le former par le reste de l'équipe plutôt qu'à faire des prestations pour nos clients / produits.

Alors oui, je comprends la méfiance dans ce milieu envers les juniors, j'y participe. Outre les excellents conseils donné par @Coquelicom sur la façon de faire une belle candidature, prouver son intérêt pour son métier par des démarches personnelles reste le meilleur moyen de rejoindre les meilleures équipes et progresser encore plus vite dans un cadre de qualité. Il doit se faire remarquer, et de préférence par ses propres actions (il aurait pu poser ici la question lui-même).

J'espère qu'il trouvera ce qu'il cherche !

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il y a 1 an par BenoitZELLER

Hello Etienne,
Je te remercie d'avoir pris le temps pour faire cette réponse détaillée et complète.
Tout d'abord, je tiens à te préciser que j'ai fait ce message de ma propre initiative... juste parce que j'ai envie de donner des pistes d'action à mon fils. Il a déjà entrepris beaucoup de démarches de son propre chef et je ne suis à ses coté qu'en soutien ou en apport de conseils (quoi de plus légitime pour un papa ?). 

Ce n'est pas moi qui fait les démarches pour lui. Mais devant ses questionnements, je ne suis pas toujours en mesure de lui apporter des réponses :
- Pourquoi aucune entreprise ne me répond ?
- Pourquoi on ne me propose même pas un entretien ?
- Est ce que c'est mon profil qui ne va pas ?
... et bien d'autres...

Je trouve qu'il se donne beaucoup de mal et je comprends aussi son découragement. Il a par exemple été à la journée jobstic, il prospecte les boites qui font du dev sur Toulouse.  Mais tu en conviendra, lorsque l'on démarre dans la vie active, on n'est parfois un peu perdu.
Je comprends également que l'investissement (ou le pari) fait sur un jeune peut parfois être décevant. Je suis moi même chef d'entreprise et confronté à des difficultés similaires, d'autant que la politique salariale et sociale que tu as mise en place, me semble être tout à ton honneur.
Je comprends aussi tes attentes et tes besoins, mais l'apétence vient aussi en mangeant... la culture tech est un milieu bien spécifique, avec ses us et ses coutumes et il peut aussi être difficile pour un jeune d'en comprendre immédiatement les clés. Mon fils a découvert son attrait pour le code, il y a seulement un an et le microcosme web est réduit à peau de chagrin dans notre petite ville rurale de l'aveyron.
Donc oui participer à des conférences, des meetups c'est intéressant et enrichissant mais pas forcément facile quand on doit faire face à des problèmes de mobilité. Tu me diras, il y a les téléconférence, mais à mon sens ce n'est pas vraiment la même chose, quand tu es sur place, que tu fais des rencontres...
De plus, les technos évoluant très rapidement, sur quel langage s'orienter pir être en phase avec les besoins Vue.js vs React, angular... S'appuyer sur des frameworks existants ou bien partir de from scratch ?
C'est à toutes ces questions qu'un employeur pourrait l'aider à y voir plus clair.
Merci encore pour ta réponse ;)
 

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il y a 1 an par EtienneZulauf

Merci Benoît pour tes explications. Oui en tant que père on aide, c'est normal !

Autre exemple de jeune simplonien qui galère : www.linkedin.com/pulse/vous-cherchez-un-dev-me...

C'est certain que de ne pas être dans une grande ville complique l'accès aux communautés qui sont les meilleurs endroits pour trouver un job (et recruter pour nous).

Je pense qu'on a reçu la candidature de ton fils avant-hier si son prénom commence bien par "M". Nous faisons des développements assez poussés dans une petite équipe, pour nous former un junior d'aussi loin c'est compliqué ! (mais on lui répondra) Et puis tu vois le côté jeux vidéo ça me fait un peu peur maintenant. Les meilleurs dev que je connais ont commencé le code encore ado, en tant qu'occupation voire passion. Il faudrait qu'il réussisse à faire le pas. Car le développement c'est aussi très amusant et ça se travaille en équipe.

S'il approfondit ses compétences sur l'un des grands outils du moment (angular, vue, ou react), en connaissant bien son écosystème, il paraîtra moins "junior" et les grands principes sont assez similaires entre eux. La clé c'est l'expertise, il en est loin bien sûr, mais plus il connaîtra très bien un ou plusieurs outils, plus il sera prêt à collaborer dans sa future équipe. Par ailleurs, la partie Front c'est aussi maîtriser les CSS et leurs moult outils, être à l'aise sur le responsive, commencer à défricher les PWA, ...

Enfin sur la cible, qu'il n'aille pas vers les agences web (qui n'utilisent pas encore assez ces nouvelles technos) mais plutôt des start-up (IoT Valley ?) ou des éditeurs de solutions web en Saas qui recrutent désespérément. Comme le disait @oimoci des employeurs qui ne cherchent que son CV, il y en a !

Bonne continuation à lui.

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il y a 1 an par ChristopheFantoni

Je viens de lire : « il a découvert son intérêt pour le code il y a un an ». Je crois que le problème de votre fils vient de là.

Le code, c'est un truc qu'il faut commencer très, très jeune pour intéresser les sociétés. Sinon, ce n'est même pas la peine de postuler.

Dans le pire des cas, il faudrait que votre fils fasse une école qui lui ouvre - en fin de formation - les portes de certaines entreprises pour des besoins très spécifiques (ex. : l’école 42 de X.Niel).

C’est d’ailleurs la même chose pour le développement de jeux vidéo (je suis également formateur dans ce type d’école depuis 10 ans environ, c’est dire si je connais le problème).

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il y a 1 an par EtienneZulauf

Faut pas exagérer @ChristopheFantoni , si il y a tant d'école pour former de nouveaux développeurs c'est parce qu'il y a une demande ! Nous avons embauché une jeune femme sortant de Simplon qui avait découvert le code 9 mois plus tôt et elle est excellente ! Elle s'est découverte cette compétence tardivement, et manquait donc d'expérience. Mais son cerveau était câblé pour ça !

Mais en rien cela explique qu'on ne trouve pas de travail. Les formations Simplon sont très bonnes, sur des outils modernes (à la différence de beaucoup d'autres cursus plus conventionnels), le fils de Benoît trouvera assurément sa place. Les jeunes qui font du code avant 16 ans y en a très peu, et puis ce qu'on remarque aussi c'est que plein de sociétés veulent embaucher des cadors alors qu'elles n'ont même pas besoin de leurs talents.

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il y a 1 an par ChristopheFantoni

Ce que j'ai dit plus haut, c'est que certaines écoles formaient aux besoins spécifiques des entreprises. Le problème, c’est que ce n'est pas le cas de TOUTES les écoles. D’ailleurs,  quand on suit ces formations très ciblées, on peut tout à fait partir de zéro. C'est d'ailleurs la même chose avec le développement de jeux vidéo.

Or, toutes ces écoles savent très bien qu’elles ne forment pas de vrais programmeurs (je travaille avec certaines d’entre elles depuis plusieurs années et l’opinion que je formule -- qui n’a rien de personnel -- est aussi celle de la plupart de leurs enseignants, voire des responsables de ces établissements).

Par exemple, essayez de demander à ces programmeurs de vous coder from scratch un algorithme de compression non propriétaire pour le son, l’image ou encore la vidéo et vous obtiendrez souvent en guise réponse : « il est où le framework que je dois utiliser ? ». Dans le même genre d’idée, demandez donc à ces programmeurs de programmer leurs propres outils (un compilateur, un linker, etc.) et leur réponse sera : « ah, là, je ne sais pas faire » (réponse qui m’a été donné par des élèves chez Epitech).

Ce que j’essayais de souligner, c’est que pour certains développements, il vaut mieux avoir fait du code très, très jeune pour intéresser les plus grosses entreprises.

Par exemple, essayez donc de postuler comme programmeur à Airbus, au CNES, à Dassault en sortant d’une école lambda,  tout en ayant comme seul background ce que vous avez appris à l’école. Vous serez alors surpris de leur réponse.

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il y a 1 an par EtienneZulauf

Vivant à Toulouse je sais très bien ce qu'embauche AIRBUS : des ingénieurs tout juste sortis d'école, et y en a pas assez !

Personne n'apprend plus l'assembleur et heureusement car l'enjeu des entreprises n'est pas là, mais dans les outils (frameworks ou autre). Un développeur n'est pas censé réinventer la roue mais répondre aux besoins des utilisateurs. Et les jeux vidéo comme les autres industries utilisent aussi leurs frameworks ou SDK. 

Un "vrai" programmeur... quelle drôle de définition. Décidément @ChristopheFantoni nous ne sommes pas souvent d'accord...

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il y a 1 an par ChristopheFantoni

Cette définition, elle n'est pas réellement de moi, mais plutôt de certains cabinets de propriété intellectuelle que je fréquente depuis déjà quelques mois.

Dans leur bouche, j’entends systématiquement : « il faut vous trouver de vrais programmeurs pour mettre en place vos algorithmes dans vos composants électroniques, car vous ne pouvez pas tout faire ». Pour l’instant, si.

Après, oui, Airbus embauche de jeunes programmeurs. Mais pour les mettre où ? En tout cas, pas au département de R&D où j'ai pas mal de copains – des vieux  – qui y travaille « à l’ancienne ».

Après, l’assembleur, ça dépend ce que vous faites avec. Encore aujourd’hui, c’est le langage de base en électronique. D’ailleurs, quand je conçois un assembleur, pour un microcontrôleur, c’est que pour derrière on puisse développer un compilateur C, Pascal, etc.

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il y a 1 an par oimoci

Des boites intéressées par son profil, il y en a des centaines ! Certaines vont jusqu'à créer des programmes de formation en interne car elles ne parviennent pas à recruter des profils "tech". Peut-etre qu'un éditeur de logiciel par exemple pourrait correspondre à son besoin en terme de structure.

Tu peux peut-être lui conseiller également de jeter un oeil aux services de recrutement inversé spécialisés dans l'IT comme chooseyouboss, fiftyttalent, lesjeudis.com ou talent.io ! 

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il y a 1 an par BenoitZELLER

Des boites intéressées par son profil, il y en a des centaines !...
Oui, c'est ce que le message que l'on entend en permanence, mais dans les faits cela ne semble pas aussi simple. Mon fils a envoyé plusieurs dizaines de CV, mais à ce jour, il n'a reçu qu'une seule réponse.
Il ne sait donc même pas si c'est son profil qui ne correspond pas, ou si le poste a déjà été affecté.
Il s'est également inscrit sur tout un tas de site comme ceux que tu cites, sans plus de succès. 
D'où cet appel sur Skiller ;)
 

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il y a 1 an par Coquelicom

Pour info je reçois des tas d'appels et de CV pour des stages et emplois alors :

  1. j'ai une page sur mon site qui dit que je n'en prends pas
  2. Ils ne visitent donc pas les sites des entreprises visées
  3. ils ne savent pas à qui ils s'adressent
  4. Les lettres sont toutes les mêmes
  5. des fois c'est les parent qui m'appellent pour leur enfants (je ne parle pas des stages de 3è hein, non des petits adultes)
  6. J'ai pas eu une lettre en 6 ans qui me fasse me dire "c'est intéressant".


Tout ça pour dire qu'il faut aussi savoir se démarquer et s'intéresser à la boîte et au profil de la personne à qui on écrit (aujourd'hui avec LinkedIn c'est facile) et surtout cibler, et faire des demandes qualitatives et non quantitatives.
Mettre en avant ce qu'on va apporter et pas ce qu'on a envie de faire... etc... etc...
Sincèrement je suis atterrée de voir la qualité médiocre des lettres que je reçois....
 

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il y a 1 an par olivierChaillot

Pour alimenter la réflexion collective et donner quelques pistes à ton fils : un article sur le sujet

bon courage à lui ... au fait, il vient quand sur skiller le petit ? ;)

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il y a 1 an par BenoitZELLER

Merci Olivier pour ce partage... articles très intéressant.
Le fiston est invité sur Skiller... mais tu sais les enfants ont besoin de s'affranchir de leur parents pour exister et en plus, ils n'ont pas forcément envie de se retrouver sur les mêmes réseaux. Wait and see ;)

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