J'ai trouvé une trace d'une précédente questions sur le sujet ici :skiller.fr/question/connaissez-vous-la-cgpme-c... Mais comme souvent, on y parle réseautage. Pourtant un syndicat a pour première mission de représenter et protéger ses adhérents.

Adhérent depuis 2010 à la CPME (ex CGPME), j'y ai trouvé un environnement qui convient à mes problématiques de chef d'entreprise : lutte contre la solitude du dirigeant (en partageant avec des personnes qui ont les mêmes problèmes), ateliers thématiques très utiles, entraide. Puis j'ai appris que cette association aide (malheureusement) très souvent des chefs d'entreprise, souvent pourtant non-adhérents, à résoudre des problèmes graves (impayés, faillite proche, ...) en faisant jouer ses relations. Enfin, la CPME, localement comme nationalement nous représente pour éviter de se faire tondre la laine sur le dos par les divers taxes et lois qui sortent chaque semaine.

Par exemple, pour les toulousains, saviez-vous que sans la CPME votre taxe sur les ordures ménagères aurait augmenté en 2015 ? Et un combat similaire se joue actuellement sur la CFE (contribution financière des entreprises) qui va devenir une nouvelle taxe foncière en puissance.

Alors oui, chaque mois au moins, une soirée permet de rencontrer d'autres adhérents. Comme partout, ces soirées ne rendent que ce qu'on y donne, comme l'auberge espagnole. Et si certains vantent BNI, c'est bien parce que la présence y est obligatoire que les résultats sont bons. A la CPME aucune obligation, mais il ne faut pas espérer signer des contrats en venant deux fois (BNI non plus je pense). 

Je constate que beaucoup ignorent les réelles missions et services du seul syndicat national à même de représenter les TPME (avec UPA pour les artisans), reconnu comme tel par l'état et présent dans de nombreuses représentations paritaires. Pour peser dans les négociations, quelles qu'en soient la taille ou l'endroit, ce syndicat a besoin de représenter le plus grand nombre possible d'entreprises. Si vous souhaitez à minima soutenir des gens qui se battent pour vous (en tant que patron) et sauvent quotidiennement d'autres patrons de la détresse, je vous invite à vous renseigner en contactant votre antenne locale. Et le tarif de l'adhésion est vraiment...vraiment...dérisoire ! Je crois que je paie 420 € par an pour une société de 7 personnes. Et à ce prix, quasi-tous les événements sont gratuits, avec petits fours et boissons inclus (rien que sur ça c'est rentabilisé).

Quant à ceux qui s'inscrivent au MEDEF pour réseauter, quel dommage...sur la partie réseau on y trouve certainement des interlocuteurs intéressants, mais c'est tout de même une institution qui se consacre globalement à en mettre le plus possible sur le dos des TPME (voir la dernière loi travail : flexibilité pour les gros, contraintes pour les petits).

[Coup de pub ? Je dirais "partage de convictions", n'ayant aucun intérêt direct ou indirect. Veuillez m'excuser si vous ne le percevez pas comme tel.]

cpme syndicat patronal
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6 réponses

il y a 2 ans par Pjo

Bonsoir 

pas syndiquée et ni CPME, ni MEDEF, ni UP bien que je les connaisse ayant travaillé avec eux. 

Il y a des avantages à adhérer quand on crée, reprend  car adhésion symbolique de 1€ et leur conseil droit social est précieux. 

Une vraie influence or, je préfère m'impliquer sur des causes autres. 

Belle soirée 

Pascale 

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il y a 2 ans par olivierChaillot

je plussoie !!!!

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il y a 2 ans par EURLLSCONSULTING

Bonjour !

Surtout pas !

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il y a 2 ans par ArnaudLemoine

Non... j'ai regardé les syndicats patronaux, lu leurs proses, échangé avec leurs responsables.. aucun de répond à mes attentes et sont en cohérences avec mes choix de sociétés. Ma sensibilité Politique n'est à ce jour représentée dans aucun syndicat

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il y a 2 ans par EURLLSCONSULTING

ça fait beaucoup pour ne pas adhérer !...

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il y a 2 ans par olivierChaillot

est-ce pour autant qu'il faut renoncer à l'action collective ?

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il y a 2 ans par ArnaudLemoine

Le problème @olivierChaillot c'est de ce mettre d'accord sur l'action collective..je ne me reconnais pas dans leurs grands combats..

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il y a 2 ans par EURLLSCONSULTING

J'adhère sur la théorie, mais pas à la pratique à la française !

On fonctionne sur un ménage à 3 : Salariés / Syndicats / Patrons avec des attentes, des contraintes et des obligations trop divergentes.....ça ne marche pas, ou rarement, du moins chez nous !

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il y a 2 ans par jefsey

Je suis en train de me lancer dans l'aventure de créer un syndicat pour ces raisons et d'autres. J'avais envisagé avec la CGPME l'idée de créer un syndicat des microentreprises (nous avions regardé les statuts des Luthiers comme le syndicat à l'époque qui aurait été le plus "court" à copier). La Région à Montpellier m'aurait volontiers hébergé (1988), Chevènement à Belfort aussi. L'ennui que j'ai identifié était que la gestion d'un tel syndicat m'aurait demandé plus de temps que celle de mon entreprise.

Aujourd'hui, le temps a passé : j'ai quitté la "vie active" de producteur cotisant, pour rentrer dans ce qui est bien plus prenant : la "vie post-active" de retraité-contributeur. Le métier est le même, mais la différence est d'ampleur. Le but n'est plus de gagner sa vie (on a investi pour être rentier de soi-même), ni de faire tourner/pouvoir vendre son entreprise, mais de mettre et maintenir son "épigémnème" en bon ordre. L'épigémnème, qu'es aquo ? Le mnème est l'ensemble des traces mémorielles d'une personne, dune entreprise, d'une civilisation. Le "gé" est ici pour la mécanique genicielle (projet, informatique, multimatique, cobotique, etc.) qui la fait tourner/évoluer. L'"épi" est ce que l'on découvre actuellement dans l'épigénome qui fait la même chose dans la nature : le momentum d'entrepreneur qui fait évoluer les choses. En tant que sénior on doit le garder en ordre opérationnel pour sa bonne poursuite, en cas de "quoi que ce soit" (faillite des retraites, maladies, tutelles, décès; etc.). Car il ne s'agit plus de faire la paye à la fin du mois pour des employés, mais d'aider d'autres (épouse, enfants, étudiants, créateurs, etc.) de se la faire à eux mèmes et de continuer.

Cela renverse beaucoup de priorités, de conceptions. J'en ai appris que la gouvernance devient résiliance (la coordination des facteurs de résilience) personnelle. L'outil de production premier est son cerveau, soutenu par un somatique qui survit,  dans un cadre de vie ad hoc à la production intellectuelle et un accès roboratif au savoir. L'émergence économique du 3e âge (22% de la population) est dite "silver économie".

La première des conséquences est l'émergence de silver arnaques vis à vis de cette économie. Il faut  organiser sa résilance (c'est une entreprise soit de survie personnelle, soit une sénior entreprise de contribution et de projets) :

(1) à l'arnaque (à commencer malheureusement par l"avocarnaque", résultant  de la prolifération des cas et - bien que Valls ait finalement bien travaillé - de l'absence de code de la séniorité),

(2) à l'incompétence autonome que les séniors ont appris à reconnaître et qualifier au bout de 40 ans d'expérience et

(3) aux coûts commerciaux : les séniors savent ce qu'ils veulent, avec qui travailler et pourquoi. Il n'y a rien à leur vendre : ce sont eux qui choisissent ou non d'acheter et à qui. Un vendeur leur est du temps perdu.

Ils ne sont pas dupes de la "déontologie" effarouchée de la machine à glinglin des avocats, comptables, conseils. Ils ont mis 40 ans à savoir les innovations techniques qu'ils veulent. C'est pourquoi les jeunes, à répéter ce qu'ils ont appris de leurs profs, leur paraissent parfois bien vieux et pas dans le coup.

Pour engager cette démarche, j'ai commencé par un petit "club", car bien entendu l'aspect convivialité humoristique d'entraide sympathique est au coeur d'une telle tentative : c'est le CA-VA.CLUB. Et j'avance. J'ai finalement retenu une avocate et tente de l'amener à une méthologie d'aide juridique à moindre charge (coût) et coopérante pour des gens qui savent ce qu'ils veulent. J'ai un site. J'ai pas mal de réflexion en vrac. Mais je n'ai pas encore de skiller syndical.

Rien de bien particulier, mais quelques réflexions. Ensuite des contacts, du travail et du travail. Mais dans son fauteuil. Chez soi.

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il y a 2 ans par ChristopheFantoni

Pas syndiqué non plus.

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