Bonjour les skillers,
Votre avis m'intéresse.
J'accompagne un projet qui donne le lien, l'intérêt à l'autre, qui valorise la cohésion, les talents. Notre projet original est de permettre une culture collaborative basée sur la confiance et l'engagement.
Etes-vous d'accord avec l'idée que l'empathie est un puissant moteur de convivialité, de qualité de vie au travail, de développement des talents, de décloisonnement, de collaboration ?

collaboration digital #qualité de vie au travail empathie
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9 réponses

il y a 2 ans par KarineBonnier
Bonjour,
Si je m'en tiens à la définition du Larousse "faculté intuitive de se mettre à la place d'autrui" je dirais que l'empathie n'est pas un moteur, dans le sens et je rejoins Hervé, que l'empathie ne se décrète pas. Certes il nous faut de l'empathie dans nos relations pro afin d'appréhender les besoins de l'autre et mieux comprendre sa façon de faire, de raisonner .... mais je ne relierais pas cela avec la convivialité ni la qualité de vie au travail. Travaillant sur les sujets collaboratif (réseaux sociaux d'entreprise) je parlerai plus d'une relation gagnant gagnant basée sur le partage qui doit s'intaurer entre les personnes. Chacun doit comprendre que lorsqu'il partage et collabore il enrichit l'intelligence collective qui profite à tous. Pour cela il faut effectivement etre dans une posture de bienveillance et dans un climat de confiance.
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il y a 2 ans par Hervemary
Exactement ! C'est tout à fait cela. Merci :)
J'ai d'ailleurs réalisé plusieurs motions videos en ce sens...
A titre d'exemples :
Sur l'intelligence collective : startops.fr/idees2/listing/savoir-explicite-et-...
Sur la confiance préalable et les mouvements opposés, à savoir la gestion des zones d'incertitudes et donc de pouvoir dans l'entreprise : startops.fr/idees2/listing/jeux-de-pouvoirs-dan...
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il y a 2 ans par fdomon
Donc si vous êtes dans une organisation très hiérarchique, sans véritable culture collaborative, le simple fait de mettre en place un rse, va faire que les collaborateurs vont échanger ? Le préalable, c'est bien la bienveillance et la confiance. Ce n'est pas une conséquence. Si vos collaborateurs n'échangent pas autour de leur propres besoins dans la vrai vie, votre rse va résoudre le problème ?
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il y a 2 ans par IsabellePruvot
Voilà un bien beau projet, félicitations @fdomon. Je rejoins certains avis précédents, l'empathie n'est pas un moteur, l'empathie n'a pas d'objectif. Elle est dans notre nature ou pas. La recherche de lien, la culture collaborative correspondent à une vision du monde et à des valeurs qui mettent de côté l'individualisme et misent sur l'intelligence collective. Le plus puissant moteur de qualité de vie au travail c'est l'envie de créer un monde meilleur, plus humain, plus collaboratif, ce qui est derrière cette envie c'est l'ouverture, la curiosité, la bienveillance et le respect d'autrui. Nous entrons donc là au coeur du sujet de l'intelligence émotionnelle (dont l'empathie fait partie mais pas que...). Le principal moteur du cloisonnement et de la souffrance au travail c'est la peur (de l'échec, de son boss, de son incompétence, de la perte de contrôle, d'un avenir imprévisible, ...) répercutée sur l'autre et sur l'organisation. C'est la raison pour laquelle la confiance doit vraiment être un pilier dans toute construction collaborative.
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il y a 2 ans par CarolineROUSSEL
Bonjour @fdomon, pour travailler sur ce sujet également, je me permettrais d'ajouter que l'empathie est nécessaire pour créer une vie harmonieuse en communauté, que ce soit dans le monde pro ou pas. Mais, tout le monde n'est pas doté naturellement de cette aptitude (qui est une vraie compétence, selon moi). Aussi, pour s'assurer que chacun ressente profondément l'intérêt de ce sujet, rien de mieux qu'un exercice comme l'Empathie map, un bijou d'efficacité ... Au plaisir d'échanger plus en détail si tu les souhaites.
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il y a 2 ans par Charlene
Hello,
On ne peut être que d'accord non ?
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il y a 2 ans par ArlitConseil
Oui, bien sur
Reste à la favoriser dans les actions quotidiennes, c'est sans doute là le contenu et l'intérêt de ton projet ?
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il y a 2 ans par Hervemary
“Try to help others. Consult their weaknesses, relieve their maladies; strive to raise them up, and by so doing you will most effectually raise yourself up also.”

– Joseph Barber Lightfoot

OK. Mais tu remarques que dans la citation, l'homme est dans le besoin. Ce qui n'est peut être pas nécessairement le cas des personnes qui travaillent en silos, qui collaborent peu...mais qui peuvent ne pas ressentir pas de gêne personnelle. Même s'ils seront tous d'accord avec toi, sur le principe.

L'entraide et l'empathie ne se décrètent pas, tout comme le mode collaboratif. Il y à plusieurs facteurs qui permettent le décloisonnement dans une entreprise. Mais ceux ci seront préférablement, liés a un sentiment d'urgence, d'importance, de nécessité d'agir pour son entourage et pour soi même...

Et le besoin de "décloisonner","d'améliorer la qualité de vie au travail", de "collaborer", en soient , ne sont pas des vecteurs motivationnels individuels suffisants, stricto sensu.
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il y a 2 ans par fdomon
Oui Herve. Agir pour soi, pour son entourage permet de développer le lien, l'intérêt à l'autre. Du coup, vous comprenez mieux comment le travail de l'autre et le votre est relié... En gros, lorsque l'autre n'est plus un nom, mais une personne avec qui vous partagez des intérêts, une expérience commune, c'est nettement plus simple.
L'objectif premier est bien de répondre à un besoin individuel, mais cela va permettre infine de collaborer , de décloissonner...
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il y a 2 ans par Thelmaconseil
Besoin d'une précision : tu poses cette question parce que tu veux animer ton équipe projet autour d'une thématique ? et tu as imaginé l' "empathie" ?
D'accord avec les Skiller, l'empathie ne se décrète pas elle est la conséquence d'une culture collaborative une fois installée.
Pour moi le premier levier du collaboratif et la capacité à mobiliser les talents autour d'un projet c'est l'objet lui-même du projet (sa finalité) remis en perspective par rapport au projet d'entreprise. Ce sont donc la vision de l'entreprise, la mission qu'elle se donne et ses valeurs qui vont fédérer ton équipe. Il faut se poser la question : Pourquoi le faisons-nous ? (chaque réponse est unique pour chaque entreprise). Ensuite il faut que chacun de tes équipiers ait conscience de sa contribution à l'édification. Alors tu créeras une dynamique collaborative qui stimule l'intelligence collective et favorise l'empathie.

Je te donne une exemple facile à comprendre dans notre culture française : "hey les gars, venez, on va construire la plus grande et la plus belle cathédrale du monde. Ce sera la plus haute, celle qui se rapprochera le plus du ciel, pour célébrer la gloire de Dieu" ... "toi tu seras le tailleur de pierre et tu tailleras les plus belles pierres pour la gloire de Dieu" ... "toi tu seras le charpentier et tu monteras la plus belle charpente et la plus haute du monde pour célébrer la gloire de Dieu" etc. >> le tailleur de pierre et le charpentier vont apprendre à se connaître parce qu'ils oeuvrent pour le même objectif et se sentiront valoriser chacun pour l'expertise qu'il apporte.
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il y a 2 ans par fdomon
En partie d'accord, mais le collaboratif n'est pas qu'un mode projet: travaillons autour d'un objectif que l'on nous a, que l'on s'est fixé.
Une organisation se doit d'être apprenante par exemple. Mais comment faire quand les collaborateurs ne savent pas dire "je ne sais pas", "je connais cela"... Une organisation doit comprendre ses clients, mais comment faire preuve d'empathie pour eux si on n'en fait pas preuve pour ses collègues.
Cela fait des années que je travaille sur les questions de social learning, d'apprentissage informel, de collaboration. Et toujours se pose la question du terreau favorable à l'épanouissement de ses comportements.
Ma conviction est que dans les systèmes complexes que sont nos organisations, nous ne pouvons que travailler sur les singularités personnelles de chacun en envoyant des stimuli régulièrement posant la question: que puis-je offrir, que puis-je recevoir ?
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il y a 2 ans par Thelmaconseil
Je parle projet d'entreprise ou projet d'équipe et non pas projet de production. Appelle ça raison d'être, vision stratégique. Le fait de tous partager une vision commune du "pour quoi" nous le faisons est un levier de collaboration à partir duquel tu vas pouvoir solliciter ton équipe et créer des valeurs communes / communautaires. S'en suivront une culture d'équipe empathique, bienveillante et auto apprenante. .... si tu préfères regardes le golden Circle de Simon sinek sur YouTube / TED
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il y a 2 ans par fdomon
Merci à tous pour vos réponses.
Oui, l'empathie ne se décrète pas. Par contre, c'est comme pour l'oeuf ou la poule pour la collaboration et l'empathie. Est que l'un cultive l'autre, ou l'inverse. Je pense que sans empathie initiale pas de collaboration. La collaboration va renforcer celle-ci.
Se confronter à l'altérité, c'est la base du réseautage social (on ne parle pas ici de réseau ou d'outil): se rencontrer, échanger autour de ses envies, de sa singularité et non en fonction des injonctions de mon entreprise.
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il y a 2 ans par JeromeMessinguiral

L'empathie, l'art de se mettre à la place de l'autre... Ca peut être contre-productif, car en fait l'empathie est la capacité à ressentir en soi ce que l'autre ressent, mais c'est à la lumière de ses propres expériences qu'on trace des parallèles avec ce que l'autre exprime, il en résulte une capacité à ressentir avec l'autre la même émotion sans savoir vraiment les causes mais en imaginant en fonction de ses propres critères ce qu'elles sont.

La confiance, c'est la clé. Un contrat de travail c'est une relation. Or, aucune relation ne perdure sans confiance. C'est sur la confiance qu'il faut travailler, mais la confiance ne se décrète pas, elle s'impose.

Comment mettre de la confiance, le ciment de la relation, entre des personnes lambdas. En travaillant sur la reconnaissance mutuelle, l'empathie peut être un début (une sympatie bienveillante) mais il faut très vite introduire l'altérité. C'est l'altérité qui permet de reconnaitre ce que l'autre vit sans s'imaginer en soi ce qu'il vit.

Par exemple, vous croisez un collègue de bureau qui est en pleurs en sortant du bureau du patron dans un contexte de licenciements. Vous penserez surement en premier lieu qu'il vient de se faire virer et vous allez le soutenir en ce sens. Et si, chose qui peut arriver, votre collègue était venu prévenir le patron qu'il quittait le travail en urgence parce qu'un proche venait de mourrir dans un accident de la route...

Avec l'empathie première vous auriez pu tomber à côté de la plaque, au risque de rendre le moment ancore plus désagréable pour votre collègue, avec l'altérité, vous ne faites pas d'interprétation de la situation et vous pouvez répondre au besoin réel de votre collègue...

 

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