Bonjour à tous.

Quelques centaines de milliers de produits a vendre par an en ne prenant QUE la piscine hors sol en France...

Je cherche à entrer en contact avec un "poids lourd" de ce secteur. Qu'il soit capable de débloquer très vite quelques centaines de milliers d'euros, quil puisse faire fabriquer en quelques mois un produit TRES simple (et qui n'existe pas encore) et qu'il soit prêt à m'offrir un prix d'achat de cette idée ou mieux, m'intéresser aux bénéfices.

Je vous entend dire : "Encore un !"...Mais cette fois...ce serait dommage de détourner  l'attention.

Merci d'avoir lu jusqu'au bout.

Arnaud

développement partenariat marché piscine bénéfices envergure
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2 réponses

il y a 28 jours par ChristopheFantoni

Bonjour,

Le sujet a, effectivement, déjà été abordé ici et à de multiples reprises.

Rappelons donc qu'une idée, ça ne se vend pas. Légalement, c'est même invendable, car considérée « comme dans l'air du temps » (donc accessible à tout un chacun).

Ce qui peut se vendre, par contre, c'est le développement de cette idée, c’est-à-dire le brevet qui en découle. À ce stade-là, vous pourrez alors négocier le prix de vos licences, votre intéressement aux bénéfices, etc. Mais sans ça, autant le dire tout de suite : c'est comme si vous n'aviez rien entre vos mains.

Je rappelle aussi qu'une idée, ça peut se voler... et de manière complément légale. Le brevet est d’ailleurs le moyen le plus efficace pour protéger votre idée, ou du moins le développement dont vous souhaitez revendiquer la paternité. Mais rien n’empêche une société de développer légalement votre idée dans un sens différent du vôtre.

Pour être tout à fait exact, une idée développée — sous la forme d'un brevet, donc — se vend le mieux, et à prix d'or, seulement durant les 18 mois qui précède son dépôt, car ensuite votre brevet devient public, et donc accessible gratuitement à n'importe quelle entreprise qui peut ainsi, disons, s'en inspirer.

Pour finir, rappelons qu’une solution pourrait être de rentrer en tant que salarié dans une société susceptible d’être intéressée par votre idée. Vous partageriez ainsi sa paternité, si ce n’est que le coût de son dépôt de brevet serait pris en charge par l’entreprise et non par vous-même. Par contre, n’attendez pas, vous, l’inventeur, à être traité financièrement d’égal à égal avec l’entreprise, puisque cela reste avant tout son brevet étant donné que c’est elle qui paye.

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il y a 27 jours par Arnosam

Bonjour.

Merci pour cette réponse claire. J'ai déjà eu peu ou prou le même discours tenu par d'autres.

Je reste donc comme deux ronds de flancs...

Je vais donc être obligé de monter l'affaire seul car pas de moyen et pas de carnet d'adresses...

En tous cas merci infiniment d'avoir pris le temps de me répondre aussi précisément. C'est agréable.

Bonne continuation.

Cordialement.

Arnaud

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il y a 27 jours par ChristopheFantoni

Personnellement, je vous invite à ne surtout pas baisser les bras, car déposer un brevet pour pouvoir vendre son invention à d'autres, cela prend beaucoup, mais vraiment beaucoup de temps.

Dans mon cas, par exemple, il m'a fallu 7 ans entre le prototypage du développement de mon idée et son dépôt de brevet, dépôt qui aura lieu finalement au début de l'année prochaine. Or, mon invention reste, encore aujourd'hui, toujours d'actualité. Ce que j'essaye de vous dire par là, c'est que votre première innovation — votre invention brevetable — doit toujours être une innovation de rupture, et non de confort, si vous voulez avoir la chance de pouvoir, un jour, la commercialiser.

Comme je vous l’expliquais précédemment, une invention se vend (très) bien durant la période des 18 mois qui suivent votre dépôt de brevet. Il n’y a d’ailleurs pas besoin pour cela d’avoir un dépôt de brevet absolument exemplaire. Vous pouvez parfaitement vous contenter des grandes lignes en travaillant essentiellement sur la partie « revendications » — et survoler la partie « technique » de votre dépôt.

Par ailleurs, il est aujourd’hui parfaitement possible de déposer soi-même son invention, en 24H, en suivant les instructions que vous trouverez dans plusieurs livres anglais, à commencer par « Patent Pending in 24Hrs » ou « Patent It Yourself » (de David Pressman, aux éditions NOLO). Mais attention, il ne s’agit là que d’un dépôt de brevet temporaire, à très faible coût, surtout valable sur le territoire américain (ou pour être plus exact, sur la plupart des pays du common law – soit presque la moitié du monde), et que l’on utilise que lorsque sait pertinemment que son invention sera très rapidement obsolète (souvent, en 18 mois). Les Chinois, à juste titre, l’utilisent beaucoup sur leurs produits. On reconnaît d’ailleurs ce type de dépôt avec la mention « Patent Pending » qui doit normalement figurer sur le produit protégé.

Après, il ne s’agit là que d’un choix personnel : faire les choses propres, « à la française », avec toutes les contraintes que cela comporte, ou utiliser certaines astuces légales, à l’internationale, pour pouvoir tout de même déposer son brevet.

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