Bonjour,

Je me pose la question du bénévolat aujourd'hui dans la société civile hors des causes caritatives.

Depuis que je suis au chômage, je propose mes talents bénévolement à diverses institutions:

- l'Université m'a donné un fin de non recevoir

- Ma mairie ne me prend même pas la peine de me répondre ...

Pourtant ma démarche est toujours clairement expliqué: partager ponctuellement mon expertise sur des sujets comme la sécurité informatique, le décisionnel,... L'avantage est aujourd'hui pourtant intéressant :n'étant lié avec aucune société, je peux répondre sans tabou à toutes le questions sans n'avoir rien à vendre...

Quand je propose de parler de sécurité informatique aux entreprise de ma commune, mon idée est simple les aider à affronter les dangers numériques. C'est d'abord une démarche citoyenne (je suis toujours un peu écœuré de lire dans la presse locale que des PME ont été victimes de piratage alors que je ne fais rien) et surtout je considère que si une entreprise a un euro à mettre dans son informatique ce doit être pour faire avancer de nouveaux projets (porteur d'espoir en terme d'emploi)  plutôt que d'essayer de sauver les meubles...

Idem, en proposant d'intervenir sur mon approche professionnel de sujets comme le Dataviz ou le Décisionnel, j'espère donner aux étudiants de meilleurs armes pour leur avenir professionnel et leur montrer que les barrières entre "Métier" et "IT" ne sont pas toujours aussi étanches que ce que leur laisse croire leur formation. Mon intérêt est là moins évident mais préparer l'avenir me semble être notre intérêt collectif.

Je ne fais aucun mystère sur le fait que cela me permet aussi de me dédouaner de ma situation actuelle et de me sentir encore un peu utile.

Dernier détail, mon statut de demandeur d'emploi ne me permet pas d'être bénévole à plein temps (ce qui est logique), je parle donc d'un nombre limité d'heures.

Peut être suis je trop naïf ou déconnecté de notre époque, mais selon vous peut on encore faire du bénévolat hors des causes humanitaires?

bénévolat
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5 réponses

il y a 1 an par olivierChaillot

Bonjour @PascalW 

Le problème du bénévolat est qu'il est considéré comme de l'économie parallèle ! il n'entre pas dans le calcul du PIB (contrairement au trafic de drogue ou d'armes, à la prostitution, ...) et est donc mis à l'index (même si le pape n'a pas encore confirmé cette sentence)

il suffit poour s'en convaincre de se remémorer le discours sur les retraites à l'époque de la réforme initié par le président "Sarko" : "Les retraités ne servent à rien" alors qu'ils sont les premiers pourvoyeurs de bénévolat et de lien social ! mais dans un monde financiarisé, le lien social n'est pas du dividende pour actionnaires ...

Alors, plutôt qu'envisager de faire du bénévolat tant récrié, pourquoi n'envisages tu pas un bon petit trafic ou de mettre un peu de viande sur le trottoir ? ça c'est du PIB !

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il y a 1 an par PascalW

Bonjour,

Voici une réponse bien cynique  mais finalement bien en phase avec mon amertume.

Malheureusement les valeurs que l'on m'a inculqué font que je resterai un candide que la valeur et le profit sont 2 choses bien distincts. J'envisage le bénévolat comme un moyen de palier à un manque. Quand je propose de la sensibilisation à la sécurité informatique, je sais que beaucoup d'entreprises ne paieront jamais pour s'entendre rappeler ce qu'est une sauvegarde ou de ne pas suivre aveuglément  les liens hypertextes dans les mails ... J'ai la faiblesse de croire que de montrer à des étudiants comment sont utilisés le décisionnel  ou la visualisation de données dans les entreprises apporte un complément à leur cursus et les aidera à mieux aborder le monde du travail.

Ces 2 exemples montrent selon moi que le bénévolat permet "d'amorcer la pompe" en apportant  une valeur qui créera du profit.:

J'ai l'impression que la société actuelle possède des terres, mais ne sème rien, n'a pas d'engin agricole mais part faire sa moisson tous les étés. Comme le niveau de sa récolte n'est pas satisfaisant, elle en déduit qu'il faut arrêter l'agriculture.

Effectivement, tu as raison, le lien social est sans valeur en terme de PIB et j'ai l'impression que ce lien est la première victime de la "révolution numérique" actuelle. Aujourd'hui, les plateformes numériques remplace petit à petit les conseillers de Pôle Emploi. Il n'est plus besoin d'aller dans les agences d'interim toutes le semaines, si on est inscrit dans leur base. Les drives remplacent les caissières... La société évolue mais avec comme moteur les économies d'échelle pas le progrès.

Bref, je vais suive un peu plus le mouvement individualiste en cours et surtout ne manquer pas de me "payer la tête" de ces gens qui pleurent publiquement  sur leur manque de moyen.

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il y a 1 an par ChristopheFantoni

Ce n'est pas exactement ça. Ce qui fait peur aujourd'hui, c'est l'aspect « demandeur d'emploi ». C'est bien simple : le terme est repoussoir. Aussi bien pour les sociétés privées, que pour les administrations. Pour avoir une chance de travailler — même bénévolement —, il faut toujours donner l'impression à vos interlocuteurs que vous êtes débordé par le travail, et que pour eux — exceptionnellement — vous allez vous arranger pour leur trouver un petit créneau horaire. Ensuite, vous pouvez arguer que si vous faites ça, c'est que vos êtes sensible à la politique de votre ville, à celle de l'éducation nationale, etc. Bref, le baratin habituel.

Ensuite, je vous invite à ne surtout pas dire à vos interlocuteurs que vous êtes prêt à tout dire, sans langue de bois, sur vos sujets de prédilection, car vous n'êtes lié à aucune société. C'est le meilleur moyen pour eux de savoir qu'ils ont en face d'eux un baveux, une grande « gueule » (pardonnez-moi le terme) si votre mission — même bénévole — venait à échouer. Il faut, au contraire, cultiver le secret.

Personnellement, je n’ai jamais eu autant de missions depuis que je donne l’impression d’être débordé par le boulot (ce qui est de plus en plus vrai) et surtout, depuis que je ne dis plus rien de compromettant, de fâcheux. Une tombe. Voilà ce que je suis devenu. Et le plus étrange : c’est que cela pousse les patrons à se confier à vous…

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il y a 1 an par PascalW

Merci pour ce retour.

Mais, je ne suis pas un baveux! Une grande gueule, cela ne fait aucun doute mais pas un baveux! Aborder les sujets sans tabous ne veut pas dire être indiscret.

La plupart des réunions d'information sur les thèmes IT (Securité, CRM, RGPD,...)sont largement sponsorisées par les éditeurs ou leurs revendeurs. Ce sont en fait des présentations commerciales à peine déguisées.

Ainsi, je ne dévoilerai jamais les informations ou les budgets de mes clients. C'est un point de déontologie élémentaire. Ma première règle en terme de sécurité de l'information et de services de confiance est de rester "insoupçonnable" en ayant le moins d'accès possible aux informations. Cela signifie ne connaître que mes mots de passe et de ne jamais pouvoir travailler sur des données (en particulier bureautiques et financières) en utilisant un compte à pouvoir. C'est très contraignant mais c'est indispensable. Rien n'est plus facile que d'accuser un prestataire qui a des droits d'administrateur en cas de fuite d'information...

Par contre, expliquer aux entreprises que ce qui compte ce n'est la technique de la solution de sécurité mais la maitrise qu'eux en ont, me semble briser un tabou. Aujourd'hui je croise de nombreux prestataires qui proposent LE logiciel antivirus ultime certifié par Airbus (argument authentique entendu à la CCI de Pau l'an dernier) ou LA solution absolue de sauvegarde dans le cloud (alors l'accès à Internet n'est pas toujours satisfaisant). C'est à la limite de l'escroquerie tant le discours ne s'appuie sur rien d'autre... De même pourquoi certains antivirus sont plus proposés que d'autres? Parce qu'on fait une meilleure marge dessus mais que si personne ne sait l'utiliser autant ne pas en avoir.

Si c'est uniquement le fait que je sois au chômage qui pose problème, c'est bien dommage. Quand je serai en poste, je n'aurai plus le temps pour faire de la sensibilisation bénévole. Ce sera peut être même contraire à mon contrat de travail.

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il y a 1 an par ChristopheFantoni

Je me doute bien que vous n’êtes pas un « baveux ». Par contre, ce n’est pas ce que pensent aujourd’hui les chefs d’entreprise dès que vous touchez à la sacro-sainte sécurité informatique. Le méchant dans l’histoire, à leurs yeux, c’est toujours vous. Pourquoi ? Parce qu’il est toujours beaucoup plus simple de s’attaquer à quelqu’un de facilement identifiable qu’à un vilain pirate se cachant à l’autre bout de la planète. Personnellement, cette situation, je l’ai vécu à plusieurs reprises, puisque je dispose d’une certaine expertise en matière de (dé-)protection.

Pour illustrer mon propos, je vais me permettre de citer un exemple personnel. Celui-ci est véridique et peut facilement se vérifier dans la presse spécialisée de l’époque. De plus, si je m’autorise à en parler, c’est qu’il y a prescription (cela remontant à plus de 10 ans).

Il y a quelques années, j’ai décrypté les firmwares des lecteurs de DVD de marque Philips, puis j’ai publié mes travaux sur un site Internet, en expliquant aux Internautes comment ils pouvaient reproduire ma démarche. Mon objectif était alors de proposer une solution pour dégrader son firmware afin de revenir à la version antérieure de son choix. En effet, à l’époque, il n’était pas rare que se retrouver avec un nouveau firmware beaucoup moins stable que le précédent, voire de se retrouver avec une version supprimant certaines fonctionnalités. Le problème, c’est que ma procédure mettait en lumière une escroquerie commerciale, à savoir que Philips vendait au prix fort des lecteurs de DVD dit « haut de gamme », alors que la mécanique à l’intérieur était la même de celle de leurs lecteurs de DVD dit « entrée de gamme ». La seule chose qui changeait, c’était justement le firmware. En le patchant, il devenait alors facile de transformer l’entrée de gamme en haut de gamme. Ainsi, il devenait possible pour l’utilisateur d’activer le support du MP3 et du DivX, support qui n’était pas disponible dans les modèles en entrée de gamme de l’époque.

Il s’est alors passé deux choses : l’un de mes internautes, plutôt que d’utiliser ma procédure non officielle, a été demander assistance au support technique de Philips qui s’est montré au-dessous de tout. Celui-ci ne comprenait pas comment ce que je proposais à l’époque était possible. En découvrant mon site, et en testant mes procédures, ils se sont aperçus que ce que je proposais marchait réellement. Bref, que mon support sur leurs produits était techniquement supérieur à celui qu’il offrait ! Furieux, Philips m’a rapidement attaqué par déni de service (DDOS) – je rappelle que c’est totalement illégal – rendant mon site inaccessible pendant plusieurs heures, avant de prendre contact. Ils m’ont proposé la chose suivante : de ne pas porter plainte contre moi, si je leur donnais l’autorisation d’utiliser gratuitement le contenu actuel/futur de mon site web. J’ai donc accepté. Toutefois, comme je me voyais mal travailler gratuitement pour la marque, j’ai préféré fermer mon site web quelques mois plus tard…

Cette expérience m’a appris qu’il y a des choses qu’il vaut mieux ne pas révéler au public, même si c’est pour son bien. Depuis, je préfère rester muet comme une tombe. Au moins, ça me permet de travailler.

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il y a 1 an par PascalW

Votre histoire me rappelle l'affaire Guillermito mais Phillips a été" plus sympa "que Viguard.

Je comprend mieux ce que vous voulez dire et aussi triste que ce soit j'ai choisi de laisser tomber toute forme d'altruisme. Je n'ai plus rien à partager avec ces gens à part un très mesquin mais mérité "bien fait" quand ils se feront avoir... 

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il y a 1 an par JoyceMarkoll

@ChristopheFantoni

“ Depuis, je préfère rester muet comme une tombe. Au moins, ça me permet de travailler.”

Cela me rappelle une citation connue de Michel AUDIARD. :)

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il y a 1 an par ChristopheFantoni

Je n'ai pas été plus loin dans mes explications, car mon précédent message était déjà suffisamment long. Mais je me rappelle bien que j'avais dit à Philips que s'il m'attaquait en justice, je ferais de même, puisque l’attaque par déni de service est répréhensible par la loi (plusieurs affaires du même type venaient d’ailleurs de défrayer la chronique). Mon hébergeur de l'époque m'avait sorti le listing des adresses IP fautives et toutes avaient été enregistrées chez Philips. Ainsi, même s'il avait fait une copie de mon site Internet, j'avais également entre les mains une preuve flagrante, pour ne pas dire une confirmation, de leur façon de faire. Et comme à la base il était hors de question que je sois intimidé par une entreprise, j’en avais alors parlé au rédacteur en chef du journal pour lequel j’écrivais régulièrement des piges (Zataz pour ne pas le nommer). Celui-ci avait alors écrit un premier article, jusqu’à ce que Philips lui confirme bien qu’il n’y aurait pas d’action en justice à mon encontre. Je pensais alors que tout reviendrait à la normale. Malheureusement, les logs de mon site web m’indiquaient que je continuais à être régulièrement surveillé par une ou plusieurs personnes travaillant chez Philips. Bref, pour avoir de nouveau l’esprit tranquille, j’ai préféré tout arrêter… 

Maintenant, mon affaire est effectivement beaucoup moins grave que celle du logiciel Viguard ou de celle de l’ami Serge (Humpich), mais elle montre bien le pouvoir de nuisance que peuvent avoir les entreprises ou les administrations face aux petits particuliers désirant rétablir certaines vérités.

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il y a 1 an par FredericLibaud

C'est un grand classique !

Pourquoi ne pas vous rapprocher de Frédéric Bardeau (Simplon) et de ses équipes.

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il y a 1 an par PascalW

Merci, je ne connaissais pas!! Ca à l'air intéressant

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il y a 1 an par FredericLibaud

Le benevolat est important et utile... il fait partie du fonctionnement de notre société (au sens sociétale).

Ainsi en tant que élu de CINOV - IT je le suis depuis une dizaine d'année.

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il y a 1 an par pascal_delmas31

Bonjour,

Personnellement le bénévolat, moi je le pratique au sein d'associations. C'est plus facile d'aborder une structure sous couvert d'un mandat associatif.

Sinon l'autre solution c'est d'être micro-entrepreneur car pourquoi faire du bénévolat par rapport à un travail rémunéré puisque vous avez les compétences. 

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il y a 1 an par PascalW

Bonjour

Effectivement, le mode associatif a été ma première idée.

Malheureusement pour moi, l'association que j'avais choisi, était  en fait une sorte de franchise d'une plus grande association dont les seuls objectifs étaient:

- Flatter l'égo les "responsables" locaux (je mets responsable entre guillemets parce qu'ils n'ont aucune autonomie de décision, tout doit être validé par "le grand frère" )

- Servir de champ de prospections commerciales aux gestionnaires de l'asso "mère" 

- Ecarter tout ceux qui étaient trop curieux en particulier sur les statuts de l'asso.

Si on ajoute à cela un peu de frustration de politique locale... bref, je me suis enfuit en courant

Mon action bénévole aurait été plus à voir comme une action citoyenne. Je ne pensais pas gagner à nouveau ma vie avec des questions aussi élémentaires, ce n'était que de la sensibilisation.

Depuis, j'ai eu un échange avec le maire de ma commune à ce propos. J'en garde un goût amer.

J'ai donc décidé de garder pour moi mes états d'âmes et ma vision visiblement erronée et naive de la citoyenneté.

J'en ai fini avec le bénévolat.

La réponse à ma question est donc NON. Le bénévolat n'est pas suspect, il est rejeté parce que contraire à un modèle de société.

Aujourd'hui, on préfèrera se plaindre de ne pas avoir les moyens que de trouver des alternatives.

PS:

j'avais prévenu : je suis un peu amer mais ca me passera

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il y a 1 an par pascal_delmas31

Si cette association (le PIC : Projet Internet et Citoyenneté) à Ramonville n'est pas trop loin pour vous, vous devriez voir si vous pouvez les aider ? www.le-pic.org//

A+

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il y a 1 an par PascalW

Merci mais je suis dans le 64.

Je vais quand même regarder ce qu'ils font. Ca à l'air sympa et constructif

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il y a 1 an par JoyceMarkoll

“Merci mais je suis dans le 64.

Je vais quand même regarder ce qu'ils font. Ca à l'air sympa et constructif”

C'est une association libriste comme une autre, cependant très tournée vers la formation auprès d'associations avec les logiciels libres pour les associations que sont Galette, et le CMS Spip. Ti tu veux rejoindre des associations libristes dans ton coin, ce serait par ici : aful.org/gul/liste#fr-64  et spécifiquement à Pau, www.paulla.asso.fr/ 

Si tu veux assister à grand événement du sud ouest, il y aura le Capitole du Libre fin novembre à Toulouse : 2017.capitoledulibre.org/  où auront lieu de nombreuses conférences et bien des ateliers.

Week-end dédié au logiciel libre à travers 100 conférences, 25 ateliers pour les experts et le grand public. 1500 personnes sont venues participer en 2016.

Voilà qui serait peut-être susceptible de te rebooster ! Par ailleurs, pourquoi ne t'engagerais-tu pas sur de nouvelles voies ? Avec un jour à cheval sur le Capitole du Libre, toujours à Toulouse, le FRESS qui débute un jour avant: www.fress-occitanie.fr/  à découvrir. (Danger : si tu te plais à Toulouse, parviendras-tu à en repartir ? :D )

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il y a 1 an par JoyceMarkoll

Hello @PascalW, dans ton message il y a deux points spécifiques : premier point, le bénévolat, (en France !), second point, la sécurité informatique. Mon expérience de la communication (avec les utilisateurs finaux) à propos de la sécurité informatique : autant parler dans la vent ! Pourquoi ? Ma fois cela doit être dû à un genre de complexe spécifique à notre société… Tu sais, les discours médiatiques sur "les pirates informatiques", "les hackers", les amalgames… puis la peur de passer pour ignorant (ce qui dans notre société est très très honteux, n'est-ce pas ? :D )

Cela dit, l'idée de @FredericLibaud de te suggérer de contacter l'école Simplon est très bonne. Par ailleurs, si tu as besoin de plus de certifications, j'ai vu que OpenClassroom offre quelques mois premium pour leurs cours, moyennant un numéro d'inscription comme demandeur d'emploi. Cela pourrait peut-être t'intéresser.

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il y a 1 an par PascalW

Merci @JoyceMarkoll

Effectivement la sécurité informatique se heurte à beaucoup de fantasmes et la volonté de ne pas passer pour plus ignare que son voisin n'aide pas.

Pourtant l'incompétence n'est pas de ne pas savoir mais de tout faire pour le masquer...

J'ai regardé un peu les certif en ligne mais aujourd'hui, dans ma région, être certifié n'apporte rien. Sur un tissu de PME et de TPE, arriver avec une démarche ITIL, EBIOS ou CMMI s'est se positionner trop loin des attentes des entreprises. C'est bien ce qui a cloché lors de la presentation de la cyber sécurité organisée par ma CCI et les services de l'état.  Les petites boites sont arrivées avec des difficultés concretes et... elles sont reparties avec des concepts généraux.

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il y a 1 an par JoyceMarkoll

« Les petites boites sont arrivées avec des difficultés concretes »

Formidable ça ! Si tu allais les auditer une par une, tu pourrais en faire des clients ? Ou y a-t-il quelque chose qui m'aurait échappé dans ta démarche et tes besoins d'emploi ?

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il y a 1 an par PascalW

Effectivement, je pourrai proposer mes services à ces petites entreprises sauf que:

- Je préfère aider les entreprises en faisant avancer de nouveaux projets plutôt qu'en intervenant en mode pompier pour sauver ce qui peut encore l'être.

- Je n'aime pas l'idée de vivre du malheur des autres

- Je suis chef de projet en service management pas dépanneur EGP

- Cela pose un problème de fidélisation... Une fois les choses redevenues normales mes services n'apparaitront plus comme necessaire...

Mon besoin d'emploi est un CDI dans une entreprise qui cherchent à apporter de la valeur à ses clients à travers le numérique. Oui je suis un gros naïf... mais je reçois régulièrement des offres de ce type pour Toulouse Bordeaux ou ailleurs (Paris,,  Londres, Bangalore,...) Je pense donc qu'il n'y a pas de raison de ce type d'offre n'existe pas dans le 64-65-40.

En parallèle, je commence à réfléchir à monter mon activité mais mes rencontres avec les acteurs locaux orientés "Start-up" et autres incubateurs ne m'ont pas convaincu, et surtout je ne suis pas certain que créer sa boîte par dépits (parce que je ne trouve pas d'emploi) constitue une bonne base de départ.

Je laisse donc les entreprises spécialisées dans la vente de matériels et de logiciels se débrouiller avec ça (ils font cela tellement mieux que moi)  et moi j'aimerai me concentrer sur ce que les entreprises peuvent faire de mieux avec ce matériel et ces logiciels.

Mais, je ne sais pas si les PME sont aujourd'hui capables de payer pour faire avancer des projets ou si l'informatique est toujours pour elles un ensemble d'appareils couteux et de programmes compliqués (comme au début des années 2000).

J'espère ma démarche plus claire (en bref je préfère être salarié qu'indépendant)

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il y a 1 an par ChristopheFantoni

Je ne peux que confirmer que le "mode pompier" (que j'ai déjà vécu au sein de plusieurs TPE/PME françaises en tant que webmaster / administrateur réseau) n'apporte au final qu'une chose : le licenciement - ou le non-renouvellement de poste - quand on n'a plus besoin de vous. 

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il y a 1 an par JoyceMarkoll

> je ne sais pas si les PME…

@PascalW moi non plus, de plus c'est sensiblement différent selon les régions, les départements, l'éloignement des villes… Si tu souhaitais toutefois le savoir, rien ne vaut un sondage. Je suis en train d'en faire un en direct pour réaliser mon propre projet localement. Mon objectif affiché est de rendre mes clients autonomes, et ça ne me fait même pas peur. Souvent, après mes interventions il se passe pas mal de temps avant qu'ils aient à nouveau besoin de moi mais dans la majorité ils reviennent, et de plus, le potentiel est quasiment illimité !

Les magasins d'informatique ? Ils vendent, principalement du neuf, et font le plus souvent de leur mieux pour éviter de réparer (j'en connais un qui n'est pas comme ça mais c'est rare dans mon coin).

Quand à former, ou initier, ou sensibiliser leurs utilisateurs, ce n'est pas leur métier.

@ChristopheFantoni les jobs que l'on a occupés, quels qu'il soient, je suppose que cela n'enlève rien à l'avantage d'avoir un revenu régulier durant le temps de la mission (même "mode éteindre l'incendie"), et celui d'ajouter quelques lignes sur le résumé ou le CV ? + il me semble aussi que toute expérience peut révéler une utilité un jour ou un autre…

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il y a 1 an par ChristopheFantoni

Je ne renie nullement mes expériences professionnelles "en mode pompier", même si toutes ne font pas parties de mon CV actuel. La raison ? La durée du poste. Personnellement, je ne vois pas l'intérêt de citer une expérience d'à peine quelques mois. Je préfère alors étendre l'expérience professionnelle d'avant ou celle d'après qui sont souvent du même type. Par exemple, j'ai travaillé pour des revendeurs informatiques locaux (en tant que commercial, technicien de maintenance, acheteur, etc) "en mode pompier" bien avant d'être embauché chez DELL. Et après DELL, j'ai bossé pendant quelques mois chez IBM en tant que  programmeur sur AS400. Même chose : ça n'apparait pas sur mon CV. Il faut dire aussi que je travaille dans ce secteur depuis que j'ai 19 ans (soit depuis plus de 20 ans) et que je ne commence à souffler un peu que depuis 2 ans environ, c'est à dire depuis que j'ai décidé de travailler sur des projets, disons, "plus personnels".

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il y a 1 an par PascalW

bonjour @JoyceMarkoll 

J'ai eu ma part dans le dépannage informatique comme dans la vente de matériels et de logiciels. je ne vais pas renier non que pendant une dizaine d'années, j'étais une sorte de "Red Adair" de l'informatique et des télécoms qui démarrer dans l'heure pour remettre sur les rails les infrastructures des grandes et petites entreprises de l'Adour.

Nous somme s'accord sur le fait que  la formation soit un métier à part entière. Pour la sensibilisation, je ne la propose que par défaut. Parce que personne ne le fait et que c'est indispensable pour que les entreprises puissent se consacrer à leurs projets (et pas se ruiner en maintenance corrective)  

Je pense que la fidélisation d'une clientèle dépend plus d'un business model que de la technique elle-même. Je reconnais que je vois trop souvent les prestations d'un point de vue financier. Ce qui est souvent choquant pour les PME et leurs actuels prestataires informatiques. Pour moi la technique pure est secondaire, ce qui compte c'est ce qu'on veut faire avec.

Petite remarque sur le CV, pour moi c'est comme un "flyer" vantant ce qu'on a à proposer pour obtenir un entretien. Je n'y mets que ce qui me semble pertinent pour ma candidature. En SSII, on m'avait demandé de faire un CV complet selon le modèle maison avec environnement technique et contexte...l'evolution technologique fait que ca n'avait pas beaucoup de sens. Qui se souvient encore du DOS 6.22, de LynxOS, de Caldera,de Transpac, du RS422, des bandes 9 pistes,...

Je te souhaite toute la réussite possible pour ton projet

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