Avec le développement des solutions en ligne et les plateformes, je vois se multiplié les offres se réclamant du "libre" ou comme étant "open source" (même si l'accès aux sources n'est pas aussi "open" que cela...).
Aussi, je m'interroge: Quand on est intégrateur, peut on durablement être "full open source"? Quand on est une entreprise, peut on vraiment miser dans la durée sur du libre. Est-ce que quelques succès planétaires savamment mises en scène ne masquent pas une réalité plus difficile?

business model open source libre stratégie digitale
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7 réponses

il y a 3 ans par fcauchi
Tout d'abord je vous invite tous à participer au Paris Open Source Summit en novembre prochain www.opensourcesummit.paris
Ensuite, je pense qu'il suffit de regarder les annonces comme celle-ci www.wired.com/2016/03/google-facebook-designing..., celle-là www.itespresso.fr/big-data-linkedin-open-source... ou encore celle- là www.numerama.com/magazine/29681-elon-musk-tesla... ... pour bien comprendre que l'open source peut-être viable.
En fait ce n'est pas une question d'open source ou pas : c'est une question de maturité industrielle, de positionnement marché, de modèle économique (ben oui il y a plusieurs modèles économiques "open source") de besoins standards ou spécifiques. Des tas de solutions propriétaires sont viables, d'autres non. Il en va de même des solutions open source. La plupart des infrastructures web (on dit numérique maintenant) fonctionnent sur des technologies open source (Apache notamment), mais également le mobile (Android), Cloud (OpenStack et Docker), BigData (ElasticSearch, MongoDb)...

Certains intégrateurs sont full open source et ont construit toute leur stratégie là-dessus (Smile et OpenWay par exemple), des sociétés grandes et petites ont construit leur Système d'Information innovant, agile et ouvert en s'appuyant sur l'open source (VoyagesSncf.com par exemple).

Il ne faut pas être manichéen sur ce sujet, mais simplement pragmatique : analyser et comprendre ses besoins, bâtir une stratégie (full open source, mix ou sans open source) et la piloter (ce qui est souvent le plus gros problème). Enfin il est indispensable de faire monter en compétence ses équipes : c'est une exigence imposée par l'open source. Je trouve pour ma part que c'est une qualité, sans doute la plus grande, d'une stratégie SI s'appuyant sur les technologies ouvertes. Cela contribue à mieux maitriser son SI et à valoriser les équipes.

Et si vous avez besoin de plus de détail, je connais des acteurs qui peuvent vous aider :))
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il y a 3 ans par PascalW
Merci
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il y a 3 ans par FredericLibaud
Bonjour,

La question pourrait s'appliquer aussi d'une certaine manière aux solutions propriétaires.

En effet, ce qui est réalisé avec une technologie/une solution numérique un jour peu très bien ne plus être viable un autre...

C'est pour cela que certains éditeurs revoient leurs stratégies régulièrement. Tout les 2/3 ans, voir moins dorénavant, car les cycles d'innovations à intégrer sont de plus en plus courts. Et dans une certaine mesure celui qui prendra l'initiative pourra peut-être prendre la plus grosse part du gâteau sur son marché.

Frédéric Libaud, Expert en Numérique, Référent pour la région ouest de CINOV - IT
www.libaudfrederic.fr | blog.libaudfrederic.fr | www.cinov-it.fr
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il y a 3 ans par PascalW
Merci de ta réponse.
J'ai volontairement exclu les solutions propriétaires dans la mesure où les cycles de vie des produits et de leurs supports sont souvent contractuels et en général calqués sur des cycles comptables.
Dans le libre et plus particulièrement dans l'open source, c'est d'autant plus difficile que la valeur comptable me semble plus floue, ne serait ce parce qu'on ne possèdent plus seulement un droit d'utilisation dun programme mais finalement aussi un droit de modification de ce programme.
Par de là les cycles d'innovation, je regarde d'un point de vue usage dans le temps. J'ai du mal à croire qu'une entreprise puisse changer ses outils pour suivre ces flux d'innovation. En plus des coûts directs, il y aurait des fortunes dépensées en formation du personnel, portabilité des data, conduite du changement... Au risque d'enfoncer une porte ouverte: pendant qu'une entreprise veut transformer son SI, son activité est altérée.
La transformation numérique ne me semble pas devoir être une révolution brutale mais une sorte d'imprégnation de proche en proche pour continuer à fonctionner le plus normalement possible.
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il y a 3 ans par FredericLibaud
En effet, suivre le cour des évolutions n'est pas aisé surtout dans le domaine qui nous intéresse.

J'ai vu des fortunes dépensés dans des projets qui n'avait rien d'Open Source, ni de commerciaux cela dit en passant. Exploitant des soit-disant technologies par trop fumeuse...

Pour les systèmes propriétaires ce qui fait la force de leurs éditeurs, c'est la part de marché mondial et pas sur un marché comme la France. En effet, un éditeur ne peut plus aujourd'hui jouer p'tit bras.
Pour les solutions Open Source ce sont la vigueur de leurs communautés, l'implication des développeurs et utilisateurs a faire que l'outil soit de jour en jour meilleur.
C'est difficile, c'est à la fois une question d'animation mais, aussi d'usage et d'intérêt. Ainsi certaines solutions Open Source intéressantes finissent par mourir par manque d'intérêt et la faiblesse de leur communauté.
Il faut donc que les moteurs ou pilotes du projet soient actifs pour faire vivre le projet et donc la communauté. En matière d'Open Source, pas d'avenir sans communauté.
Quand aux entreprises proposant des Solutions Open Source, leurs modèles s'appuient souvent sur le service et l'intégration aux systèmes existants des clients par exemple.

Les entreprises peuvent construire leurs SI en s'appuyant sur des solutions Open Source au moins partiellement, c'est surtout une question d'opportunité et de stratégie.
Il y aura des économies de faites sur les coûts de licence mais, ceux en prestation de service d'intégration seront certainement plus important. Car il faudra faire appel à des spécialistes.

On peu construire un système d'information sur des solutions propriétaires mais, il sera généralement difficile de faire communiquer chacune des composantes ensemble.
On peu construire un système d'information sur des solutions open source mais, car il y a là aussi un mais, il faudra investir en prestation d'intégration certainement plus coûteuses.

Frédéric Libaud, Expert en Numérique, Référent pour la région ouest de CINOV - IT
www.libaudfrederic.fr | blog.libaudfrederic.fr | www.cinov-it.fr
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il y a 3 ans par JoyceMarkoll
Dans le libre aussi il y a des transitions, par exemple, on est passé de SystemV à SystemD (ancien système d'init/nouveau système d'init + plein d'autres choses que SystemV ne faisait pas), et beaucoup de distributions Linux l'ont adopté. D'autres on préféré écrire le leur. De même pour le gestionnaire de démarrage Adieu Grub, bonjour Grub2, entièrement réécrit. Et bientôt ce sera le tour du vieux Xorg de passer la main, à d'autres serveurs graphiques.
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il y a 3 ans par jbcouton
Bonjour,
Toutes les solutions Open source ne sont pas fiables, il suffit de bien les choisir, par rapport à leur historique, leur communauté, qu'est ce qui gravite autour de la solution Open Source ainsi tu pourras être sur que la solution choisi va durer dans le temps et ca évitera de devoir changer de solution tous les 2 ans.

Pour ce qui est d'être intégrateur, je pense que oui tu peux utiliser de l'open source durablement sans souci. j'utilise WordPress depuis 2008 sans aucun problème. ;)
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il y a 3 ans par PascalW
Bonjour,
Merci de ta réponse.
Je n'ai pas de soucis de fiabilité ou de robustesse mais plutôt de viabilité?
Le cas de WordPress est un exemple de réussite effectivement. A mon sens, cela s'explique par la conjonction de 2 facteurs qui s'entrainent mutuellement:
- WordPress est très utilisé
- WordPress a une très grande communauté technique autour de lui
Cependant, un exemple récent (que je ne citerait pas tant je trouve ridicule la situation) un exemple récent m'a montré que transférer un site WordPress d'en hébergeur à l'autre n'est pas toujours aussi simple que ça. (ici il ya eu interruption du site pendant ... 4 jours!!!).
Même si WordPress comme PHP et MySQL sont open-sources, l'ensemble lui ne l'était plus pour le béotien qui pensait pour s'en sortir tout seul.
La viabilité a été compromise parce que d'un hébergeur à l'autre, des soucis de configuration ont été mis en évidence (des redirections d'url un peu audacieuses mais non conventionnelles...)
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il y a 3 ans par JoyceMarkoll
Bonjour Pascal, il faut bien choisir l'hébergeur, bien préparer la migration, et ensuite, tout se passe bien. Appelle-moi si tu déménages d'autres WordPress. : -)
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il y a 3 ans par PascalW
Merci Joyce. C'est promis
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il y a 3 ans par Stephane31
@PascalW ton exemple est très intéressant.

Le ticket d'entrée d'une solution open-source est très souvent bas , voire gratuit, et va comprendre la solution technique et le support de la communauté (mais sans garantie de résultat et en général via forum). Alors qu'en général quand tu acquiers une solution propriétaire tu as en général un contrat de support et un interlocuteur direct.

Si tu ajoutes un contrat de support à une solution libre, en général c'est au moins aussi cher (voir plus) et le cout de la licence n'est pas vraiment ce qui comptera.

En terme de cout l'open source est en général gratuit et permet de mettre à porter de tous des outils très puissants. Ça, c'est le bon côté. Sauf que la dépendance par rapport à une solution va nécessiter potentiellement des expertises, du support, etc.. Ou de le faire soit même.
Donc du cout et/ou potentiellement du risque.
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il y a 3 ans par PascalW
@Stephane31 nous sommes d'accord: il faut regarder les coûts cachés. Nous l'avions appris à l'époque: réduire les coûts = dégrader la solution
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il y a 3 ans par JoyceMarkoll
Bonjour,

@Stephane31

> Alors qu'en général quand tu acquiers une solution propriétaire tu as en général un contrat de support et un interlocuteur direct.

Quand tu choisis une solution libre (donc open source), tu peux parfaitement trouver des prestataires qui vont faire le boulot ("mettre les mains dans le cambouis", comme ils disent) et prendre la responsabilité de la bonne mise en place et intégration de la solution. Sinon, à quoi serviraient les organisations régionales de professionnels du libre ? cnll.fr/cnll/membres/

Région Nantaise, Aquitaine, Alsace, etc. jusqu'à Midi Pyrénnées, des groupements de SSLL : Sociétés de Services en Logiciels Libres proposent leurs outils et les services associés pour les utiliser, tout en fournissant des sources. Certaines fournissent les sources du moteur et vendent en solution propriétaire des modules, d'autres ne vendent que le service…

Tout ton commentaire montre une confusion évidente entre "gratuit" et "libre" : les sources sont gratuites, parce que pour les diffuser librement il n'y a pas d'autre moyen. Si une licence qui restreigne ce droit de diffusion, partage et modification y était appliquée, ce ne serait plus du libre : ce serait du propriétaire, et les sources ne seraient pas fournies. L'avantage de la gratuité est un effet secondaire, mais pas le premier but.

Le premier but est d'atteindre la sécurité par le fait que le code puisse être analysé ; que des programmeurs puissent vérifier l'absence de backdoors (portes dérobées) ; que les étudiants puissent étudier le code pour apprendre à programmer ; que les enfants dans les écoles puissent aussi accéder à la manne existante et celle à venir, et même y participer ; que les gens peu fortunés puissent accéder aux ressources numériques sans que la monnaie soit une entrave ; et que les entreprises puissent travailler avec des programmes fiables, pérennes, que ces même entreprises aient la possibilité de faire évoluer les programmes selon leurs besoins. C'est tout cela que permet de logiciel libre : utiliser, adapter, redistribuer, sans restriction quelle qu'elle soit.

J'entends souvent des gens que je connais rire en parlant des (grosses) entreprises françaises qui utilisent/utilisaient car c'est remplacé par autre chose… une solution propriétaire de gestion de mails/calendrier partagé/carnet d'adresses… laquelle solution transporte des informations confidentielles, supposées être protégées.

Pour ma part je n'utilise que des systèmes GNU/Linux depuis 12 ans, j'ai utilisé Windows durant 3 mois en tout et pour tout (en souffrant… lol). Les distributions Linux ne sont pas juste "libres et gratuites" : on peut parfaitement faire un don à l'attention des projets, et ou participer par des contributions diverses (rapports de bug suivis jusqu'à résolution, graphisme, traductions etc.).

Je ne suis pas juste militante et prosélyte, mon activité consiste à accompagner des utilisateurs dans une migration vers un système GNU/Linux adapté à leurs besoins.
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il y a 3 ans par PascalW
Bonjour
Je suis navré @JoyceMarkoll mais je ne partage pas tout à fait ton avis.
"Les distributions Linux ne sont pas juste "libres et gratuites"..." : tu ne pas peux écrire cela sans nuancer davantage: www.redhat.com/wapps/store/catalog.html, les tarif en dollar US ne me semblent pas négligeables pourtant Red Hat est une distribution très répandue dans les entreprises. En particulier parce que RHEL propose un contrat de support que ne pourront jamais proposer un intégrateur même de génie ou les organisations du Libre ou les communautés. Dans ce cas on est dans ce que décrit @stephane31 comme un avantage des solutions propriétaires (garanties et interlocuteur à adresse en direct)
Je pense que tout simplement Stéphane et toi vous ne considérez pas les mêmes choses.
L'argument de Stéphane se place (il me corrigera si je me trompe) d'un point de vue de celui qui doit assurer un service. Dans ce cas, (et je vais volontairement exagérer mon exemple) mais un DSI va prendre un contrat avec un éditeur pour une solution et son support. Son objectif est d'assurer la disponibilité du service en cas d'incident. Ce contrat repose sur des engagements sur le niveau de service attendu fort. Le DSI n'a pas à s'inquiéter de savoir si le produit est libre, s'il peut faire un don ou pas. Quand le service "tombe" l'éditeur contracté à des obligations de moyen comme de résultat pour rétablir le service conformément à ce qui est défini dans les SLA. La nature communautaire des développements libres va faire qu'il sera impossible de dire si l'obligation de moyen et/ou de résultat sera vérifiée lors de l'incident ou pas. Je ne doute pas qu'à terme la communauté ne puisse pas solutionner le soucis, mais que fait l'entreprise cliente en attendant?
Donc aujourd'hui, il est souvent plus rassurant de travailler avec des produits "propriétaires".
Ce que tu dis sur la sécurité des développements est en revanche très pertinent. Je suis d'accord plus il y a "des yeux" pour lire les sources d'un programme et moins il cachera de chose à l'insu des développeurs. Toutefois, si je me rappelle bien les axiomes de la sécurité informatique d'Eugene Kaspersky, un code est d'autant plus vulnérable qu'il est utilisé et connu. Cela veut dire que les exploits de type 0-day peuvent être dévastateurs sur un logiciel open source.
Il faut croire que chaque médaille a son revers même en IT.
Ta vision du libre ma chère Joyce est, si j'ai bien compris, destiné à des utilisateurs qui n'ont pas nécessairement le même besoin annoncé de disponibilité. je peux tout à fait comprendre cela en particulier quand l'activité de ces utilisateurs ne repose pas uniquement l'informatique et qu'en cas d'indisponibilité l'activité peut se poursuivre sans difficulté. Avec la transformation digitale en cours, les besoins en disponibilité vont augmenter et cela je m'inquiète un peu.
Quand j'ai commencé avec l'intégration du libre en 2002 , ( j'utilisais LILO et non GRUB à l'époque) je pensais que si je trouvais une solution de compta/gestion avec un support éditeur je pouvais supprimé l'ensemble des produits Microsoft de chez mes clients (env. 200 PMe de l'Adour et du Pays Basques). Cela faisait que ces clients auraient eu le plus grand mal à quitter ma société tant nos installations étaient spécifiques. A l'époque contractuellement je devais intervenir sous 8 heures ouvrées sans délais de rétablissement.
Aujourd'hui, il faut reconnaître que ce type de contrat va être de moins en moins satisfaisant pour les utilisateurs et le niveau technique pour intervenir sur l'ensemble du périmètre IT d'une entreprise à exploser. une seule personne ne peut plus que très difficilement se prétendre spécialiste du système, du réseau, des télécom, des applicatifs, du net, du cloud, de la mobilité... Même les solutions d'impression de type MFP peuvent être des pièges pour les techniciens même très expérimentés.

Par contre, je n'ai pas bien compris ta remarque sur les grandes entreprises et la solution de messagerie propriétaire. Tout ce que je peux t'en dire pour avoir travailler pour 3 entreprises du CAC40 et avoir eu à traiter des dossiers sur ce thèmes. J'ai bossé sur LOTUS NOTES et MS EXCHANGE, la confidentialité était garantie par plusieurs mesures :
- les utilisateurs avaient tout juste les droits necessaires pour travailler (souvent on faisait des demandes d'exception ponctuelle pour certaines tâches validées chez notre N+2)
- Les utilisateurs n'ouvrent pas de session manuellement sur leur poste de travail mais via une carte à puce personnelle.
- La politique de conservation des données étaient assortie de règles de sécurité strictes avec un responsable clairement identifié dans chaque secteur ou domaine métier et surtout contrôlées par une équipe de gestionnaires d'information en lien avec la SSI
- Les données sensibles étaient systématiquement chiffrées. La compromission d'un smartphone de haut cadre entrainait un Hard-Reset à distance de l'appareil
- Les flux entrant et sortant de ces entreprises étaient analysés
- les clés USB extrêmement limitées
- Etc...
Bref je ne vois pas bien ce qui prête à rire dans tout ça. C'est plutôt agaçant de savoir que potentionnellement nos mails pouvaient être lu par le client mais ça donne aussi de bones habitudes pour rester insoupçonnable.
Dernier point comment fais tu pour écrire en gras? ;-)
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il y a 3 ans par JoyceMarkoll
@PascalW

>Dernier point comment fais tu pour écrire en gras? ;-)

J'utilise des balises html, pourquoi ? www.w3schools.com/tags/tag_strong.asp

:-)

Et oui, toutes les distributions GNU/Linux ne sont pas gratuites. Redhat n'est pas gratuit, Suse n'est pas gratuit : et leurs distributions existent sous formes communautaires : CentOS et Fedora pour Redhat, et Opensuse pour la Suse de Novell. (Lesquelles sont gratuites, mais sans le support à payer chez leurs éditeurs).

Près de chez moi, une pharmacie tourne sous CentOS, avec un Windows dans une machine virtuelle pour les applications qui ne savent pas fonctionner sous Linux. C'est une société de services de Toulouse qui en assure la fourniture et la maintenance, ordinateurs inclus. (Et je sais que c'est vrai, le propriétaire de la pharmacie me l'a montré, car il ne savait pas de quelle distribution Linux il s'agissait).

Je suis persuadée qu'il existe bien des entreprises expertes avec une distribution Linux, voire plusieurs, pouvant servir d'autres entreprises.

Pour ce qui est des exploits et de la sécurité, le problème est souvent au niveau de la gestion des systèmes, des mots de passe, de leur force, car dans un système issus de Unix il y a des sécurités à divers niveau (sauf quand les gens font n'importe quoi, comme du "chmod 666" à tout va, et utilisent des mots de passe que des attaquants peuvent trouver dans un dictionnaire). Pour ce qui est des exploits annoncé par les experts, ils sont corrigés avant que les annonces ne soient publiées, et donc une fois que les correctifs ont été mis à dispositions, prêts à être installés par les mises à jour : sous Linux, les mises à jour étant faites pour le système et pour toutes les applications en même temps, il n'y a pas à se casser la tête.

Pour les entreprises qui ont besoin de sécurité accrue, il existe des distributions spécialement durcies… Et il existe SELinux.

Pour les autres points que tu évoques, il se trouvera bien des gens plus informés que moi pour te répondre. :-)

Je peux juste dire que je préfère utiliser Thunderbird, ou Sylpheed, ou Evolution, ou la suite KDE Pim, où je sais qu'il n'y aura pas de backdoors installées, et ce quels que soient mes contacts, agendas, et interlocuteurs mail. (Je ne dis pas qu'il y en avaient dans Lotus etc. je n'ai pas cité de noms de solutions propriétaires).

Par ailleurs en la matière, il y a des solutions existantes, (ex : OBM, messagerie collaborative), et des solutions en cours de développement (Caliopen, même objectif, mais avec sécurisation facile et adaptative).
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il y a 3 ans par PascalW
Effectivement, je n'ai même pas penser à essayer de mettre des balises HTML... je suis un boulet, si tu passes par Pau l'apéro sera pour moi.

Amusant ton exemple avec CentOS en Pharmacie, je ne l'ai croisé qu'une fois sur des clusters de calcul pour du HPC... Comme quoi, il va être difficile de nier l'universalité des usages!
En terme de distrib solide je suis toujours fan de hhtp://www.slitaz.org/fr/.
Sur la messagerie collaborative, j'ai été super fan de Zimbra , le seul vrai Exchange-like selon. On peut critiquer les modèles des éditeurs mais il faut reconnaître qu'Exchange est vraiment un bon produit et depuis un moment. Les autres solutions sont vraiment en dessous. Mes tests ont tourné courts faute de temps à l'époque.
Apres au risque de te faire bondir mais j'utilise ce que mes clients utilisent. Je ne suis plus prescripteur en terme de solution qu'en de rare occasion et proposer des solutions comme OCS-NG (pour de l'inventaire) ou R (pour des stats ou du datamining) n'est pas toujours très simple quand on les décideurs ne sont pas ceux qui vont utiliser le produit. Cet écart se creuse de plus en plus dans les entreprises qui veulent globaliser leur IT.
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il y a 3 ans par JoyceMarkoll
@PascalW
Ce que tu dis ne me fait pas bondir, car je ne connais rien à ces aspects de ton domaine professionnel. Par contre:
> En terme de distrib solide je suis toujours fan de hhtp://www.slitaz.org/fr/.

Ça, ça me fait bondir ! C'est de toutes, y compris les petites légères, celle que je ne recommanderai que pour un seul usage : faire tourner un vieux PC qui finit sa vie loin du réseau internet, et surtout à ne pas mettre à jour après installation. Et c'est une multi-bootiste ayant testé de nombreuses distributions qui te le dis ! :)

Pour l'apéro à Pau, ok, je retiendrai, merci ! Je vais plus sur Toulouse, mais sait-on jamais.
:D
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il y a 3 ans par Stephane31
Bonjour @JoyceMarkoll,

Je ne suis pas sur que tu es vraiment lu ce que j'ai écrit.

> Quand tu choisis une solution libre (donc open source), tu peux parfaitement trouver des prestataires...

Et j'ai écrit :

> Si tu ajoutes un contrat de support à une solution libre, en général c'est au moins aussi cher (voir plus) et le cout de la licence n'est pas vraiment ce qui comptera.

D'autre part, Je ne confonds pas gratuit et libre. Mais je pense que si tu te places du côté de l'utilisateur peu fortuné ou lambda la gratuité du logiciel parlera plus que ne le fait d'avoir accès aux sources et de les modifier. Prenons un cas concret : un SGBD comme mysql vs Oracle/SQL Server , difficile d'investir 20K € pour celui qui à un blog ou monte une startup..

@PascalW a bien développé le côté métier. Je pense aussi que le libre est une opportunité pour répondre à plein d'usages, pour autant il ne faut négliger le côté face de la pièce. D'ailleurs c'est bien Microsoft qui investit actuellement massivement dans le libre et libère nombre de ses technos.

Tu dis que tu es militante! Très bien ! Moi, le libre pour le libre, je n'adhère pas. Je vais même allez plus loin, le discours intégriste libriste que l'on peut rencontrez à droite ou à gauche sur le net me fait fuir.
Je suis plutôt pragmatique, le critère opensource n'est pas le premier, je n'exclue aucune solution si elle correspond à mon besoin libre ou pas.
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il y a 3 ans par JoyceMarkoll
Bonsoir @Stephane31,

> Je ne suis pas sur que tu es vraiment lu ce que j'ai écrit.

Si, mais j'ai réagi au fait que tu mettais beaucoup en avant la gratuité du libre (qui n'est pas toujours gratuit, comme par exemple les versions de la distribution Parted Magic de ces dernières années, où il faut payer au moins 5 euros, ou dollars je ne sais plus, pour pouvoir la télécharger).

Pour ce qui est des besoins de PascalW, comme je l'ai dit dans une réponse que je lui ai faite tout à l'heure, je ne connais pas sa partie. Ce qui fait que je passerai volontiers la main à d'autres libristes plus proches de son style d'activité, et plus aptes à lui répondre que moi sur ces points là.

Quand au militantisme, je ne suis pas une libriste pure et dure comme l'est RMS, fondateur du mouvement du libre. J'utilise flashplugin pour les vidéos en flash, des firmware ou des drivers propriétaires pour faire tourner certains composants ou périphériques, et j'ai même conseillé à des clients à moi d'utiliser Sage en ligne pour travailler à plusieurs sur des lieux distants, plutôt que Openconcerto par exemple, étant donné que à partir de 15 euros par mois pour un outil en ligne, c'est autrement plus abordable que je ne sais plus combien pour la même chose en libre. (Cela ne les empêchera même pas de continuer à utiliser Ubuntu pour une partie d'entre eux, et Windows pour d'autres du groupe… selon leurs habitudes. ^^ )

Et donc, si une petite entreprise peut s'offrir plus aisément une solution propriétaire qu'une autre qui est open source/libre, soit. Pour ce qui est de ton exemple sur un blog, ce n'est pas un très bon exemple, si tu me permets la remarque. :)

> : un SGBD comme mysql vs Oracle/SQL Server , difficile d'investir 20K € pour celui qui à un blog ou monte une startup..

Je crois que beaucoup de libristes aimeraient vendre une solution Mysql ou Posgresql à 20K €. O_O

On trouve cela chez tout bon hébergeur (par exemple, pour environ 20 euros par an chez OVH en mutualisé, et à partir de 4 euros HT chez gandi.net en paas, et pas bien plus cher en IAAS). Quand à la startup, eh bien elle peut aussi faire en sorte d'adapter ses exigences à son budget, et voir l'évolution de ses besoins en fonction d'une courbe de progression. (Pensons “effectuation”, comme dans l'effectuation telle que présentée par @GuillaumeMaison ?).

Quand aux blogs, il y en a tellement de gratuits, libres ou non, que je ne vois pas vraiment quelqu'un reculer devant une solution libre juste à cause de ça.
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il y a 3 ans par Stephane31
Bonjour @PascalW,
Pour une solution à 100% open source sans modèle différenciant si ce n'est le service j'y crois pas trop ou c'est beaucoup plus dur à moins d'avoir un produit mondialement déployé (et encore).

Après si tu suis certaines stratégies d'entreprise avec des systèmes de doubles licences, quelques fonctions proprio pourquoi pas.
Tu vas avoir plusieurs modèles en en fonction des stratégie d'entreprise et de ce qu'elles intègrent et/ou proposent.

Ou alors tu en as qui font du libre une stratégie 100% marketing, mais derrière il n'y a pas grand chose(par ex. certain qui joue avec les mots parce qu'ils sont sur du LAMP).
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il y a 3 ans par PascalW
Bonjour @Stephane31,

Effectivement, j'ai aussi croisé des gens qui pensaient que s'appuyer sur du LAMP suffisaient à se prétendre open-source. Je ne comprend pas, ils ne m'ont jamais répondu quand j'ai demandé leurs sources ;-)

Pour ce qui est du modèle, j'ai plein d'exemples tout à fait fiable sur des solutions d'infrastructure libres (routeur, proxies, serveurs de fichiers ou d'impression, ...) beaucoup moins sur les solutions plus applicatives.
Je n'ai pas encore le recul suffisant sur le cloud pour voir si cela est vraiment profitable aux solutions logiciels sur la durée.
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il y a 3 ans par Stephane31
re @PascalW
Sans trop réfléchir, comme solution applicative quelques exemples :
- Alfresco, Nuxeo (un français)
- Talend (français aussi me semble)
- en BI tu as Pentaho, Jasper
- Liferay
- tu as certainement des modèles commerciaux chez eclipse, ou redhat pour jboss
- Et je pense que je n’effleure que le sujet, etc...

Après je pense que la diffusion et l'ouverture des sources d'une solution applicative métier spécifique a peu d'intérêt pour un éditeur de niche, ou positionné dans un marché limité.

D'un autre côté et à mon avis, les solutions open source sont fondamentales pour l'essor du web 2.0 et application cloud, car ça offre la possibilité de s'appuyer sur des solutions facile et solide existantes du plus petit blog avec LAMP, Wordpress, drupal, etc.. , jusqu’à la possibilité de créer ton environnement technique et applicatif sur mesure (facebook, google etc...) , mais dans ce dernier cas c'est la plupart pour un "service web" qui ne publiera jamais ces sources, sauf quand il l'abandonne (google wave par exemple ) .

A+
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il y a 3 ans par JoyceMarkoll
Re bonjour,

Parlons chiffres maintenant, voulez-vous ? :-)
CNLL : le Conseil National du Logiciel Libre, propose la lecture de cet article:
cnll.fr/news/etude-pac-logiciel-libre-2015-2020...

“Une étude de marché prospective sur le logiciel libre d’ici 2020, réalisée par le cabinet Pierre Audoin Conseil pour le compte du Conseil National du Logiciel Libre et du Syntec Numérique, avec le support de Systematic Paris-Region, a été divulguée le 18 novembre 2015 pendant la Keynote d’ouverture du Paris Open Source Summit, le sommet européen de l’open source. Cette étude met en évidence la pénétration croissante du Libre sur le marché informatique en France et confirme ses retombées en termes d’emplois. (…) Les points clés à retenir :

L’open source progresse fortement et rapidement : Le revenu global généré par le Libre en France représente 4,1 milliards d’euros en 2015 (+33% par rapport à 2012). Le marché du logiciel libre est voué à croître d’environ 9% par an, pour tendre vers un chiffre d’affaire de 6 milliards en 2020, ce qui représenterait alors une part de 13% du marché hexagonal des logiciels et services (vs 5% en 2012).

etcaetera…
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il y a 3 ans par PascalW
Merci pour ces chiffres, je sais que tu es une militante :-)
J'ai juste un petit bémol sur l'article que tu cites: de la part du CNLL, je m'attendais à ce qu'ils n'entretiennent pas l'amalgame en libre et open source. A part ça, difficile de nier la progression et l'importance du phénomène.
Merci
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il y a 3 ans par JoyceMarkoll
> de la part du CNLL, je m'attendais à ce qu'ils n'entretiennent pas l'amalgame en libre et open source.

Sérieusement ? Toi un professionnel ? :D

Allons, techniquement c'est la même chose, il n'y a que dans la philosophie que cela diffère. Logiciel libre = social, ouvert, accessible à tous - Open Source : OSI, des pros qui veulent en vivre (en gros, mais réellement, l'accès au code source y est dans les deux cas, à moins que je n'aie réellement loupé quelque chose ?).

Bref, vendredi ça n'est que demain. :o)
(Le jour du… poisson). Et que dire alors du Libre selon la GNU Gpl et du libre selon les licences BSD ? Laquelle est réellement plus libre ? (-:

PS: je suis d'autant plus d'accord de présenter "Libre" et "Open Source" dans le même discours, que cela aide le public (celui qui n'y connaît rien ou pas trop), à se faire une idée un petit peu plus claire. (Libre étant souvent dans l'esprit des non connaisseurs lié à "gratuit", et "open source" pourrait être plus parlant).
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il y a 3 ans par Stephane31
Dans une étude quand je vois écris Syntec je frémis...
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il y a 3 ans par PascalW
Merci à tous pour ces échanges. Je ne sais pas si je peux les qualifier de passionnés mais ils ont étaient passionnant !

Je vais résumé ce que je retiens:
Si les solutions libres ont prouvé leur fiabilité, cela va au delà de quelques réussites comme je pouvais en avoir l'impression mais certains solution sont aujourd'hui des références dans leur domaine y compris applicatif: Android, Alfresco, The Gimp, ...
Le fait d'ouvrir ces sources augmente la qualité des développements. C'est aussi une sources d'innovation compris par des éditeurs plus traditionnel (qui propose une version propriétaire et une autre open source)
En revanche, le modèle de distribution et d'integration dans les SI doit encore évoluer pout être plus conforme à certains impératifs des décideurs. Les schémas proposés par la communauté du libre ne correspond pas (encore ?) aux attentes en termes d'engagement de services des sociétés commerciales.

Je le redis : MERCI à toutes et à tous de vos réponses
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il y a 2 ans par EtienneZulauf
En synthèse, il y a toujours un amalgame entre le fait que l'utilisation du logiciel soit sans licence (donc gratuit) mais que si on fait appel à des professionnels pour travailler sur cette solution, il faudra effectivement les payer, comme les autres. "J'ai fait mon site sur Wordpress, c'est pas gratuit : j'ai du payer une agence" Euh ouais, y a des gens qui ont un savoir et qui ont bossé dessus. Mais si tu avais toi-même ce savoir, ça ne t'aurait rien coûté.

Ensuite, il y a tous les jours des solutions à licences payantes qui coulent, laissant sur le carreau tous leurs clients, surtout dans le domaine de la gestion comptable et caisse. Et pas que chez les petits. Microsoft a racheté Navision pour se créer un parc de client sur un ERP / CRM et a complètement laissé tombé le développement du produit pour les faire passer sur Dynamics.

Tout comme quand on achète un produit à licence, on vérifie la "santé" de la communauté (le pseudo-vendeur donc) qui anime un projet open-source. Si la dernière contribution a plus de 6 mois et qu'il y a 15 personnes qui suivent le projet, il faut fuir bien sûr.

Parlons aussi des produits à licences payantes bien inférieurs à l'open-source qui mettent des femmes en sous-vêtements sur leurs pubs et offrent des ipad pour les vendre (Windev).

Je ne pense pas qu'on puisse répondre à ta question trop généraliste "Quand on est une entreprise, peut-on miser dans la durée sur du libre ?" D'ailleurs, je pense que tu es volontairement dans la provocation vu ton blog :-) Et effectivement, il y a encore beaucoup à expliquer aux entreprises pour se focaliser sur d'autres indicateurs qu'un label, comme pour le bio en fait.
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il y a 2 ans par JoyceMarkoll
> En synthèse, il y a toujours un amalgame entre le fait que l'utilisation du logiciel soit sans licence (donc gratuit)

Bonjour Étienne,

Je profite de ton message pour rappeler que *justement*, il y a des licences ! Et il y a même beaucoup de licences libres :
Principales licences libres

> mais que si on fait appel à des professionnels pour travailler sur cette solution, il faudra effectivement les payer, comme les autres. "J'ai fait mon site sur Wordpress, c'est pas gratuit : j'ai du payer une agence". Euh ouais, y a des gens qui ont un savoir et qui ont bossé dessus. Mais si tu avais toi-même ce savoir, ça ne t'aurait rien coûté.

Ma foi, c'est assez fou cet état d'esprit. Comme tu le dis, "si tu avais toi-même se savoir"… en fait si, ça coûte du temps. Et ça peut même être particulièrement chronophage. :-)

> Et effectivement, il y a encore beaucoup à expliquer aux entreprises pour se focaliser sur d'autres indicateurs qu'un label, comme pour le bio en fait.

La tendance courante qui est de vouloir simplifier des domaines qui ne le sont pas, reste un problème non résolu à ce jour. :o)
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il y a 2 ans par PascalW
Bonsoir @EtienneZulauf
Je ne vois pas en quoi mon blog laisse penser que ma question est volontairement provocatrice. Tu me fais un procès d'intention fort mal placé.
je me pose véritablement la question parce que c'est un enjeu stratégique pour une entreprise et sa DSI. Pour ce qui est d'estimer un logiciel sur l'activité de sa communauté, je trouve cela très immédiat et sans vision à moyen ou long terme. Je n'ai pas la prétention de savoir mesurer un projet sur les échanges publiés sur sa seule communauté.
Sur les arrêts des solutions payantes, je pense que tu me prête la aussi des intentions que je n'ai pas.
Par contre, je trouve assez raide de lire qu'il existe des logiciels sans licence: je n'en ai jamais vu.. Mais surement que je ne sors pas assez.
Idem pour la qualité des produits propriétaires vs Open-source. Je n'ai aucun problème avec cela.
Par contre, quand je gère un dossier IT pour une entreprise, je la gère dans son intégralité, de l'avant projet à sa réversibilité. Une entreprise aujourd'hui ne devrait pas se baser sur le fait d'avoir une "solution qui marche ", il faut garantir les évolutions et à terme aussi son remplacement.
Quand je discute avec un revendeur, un éditeur, une équipe de développeurs ou un prestataire, j'attends d'eux tous ces éléments, y compris ceux qui peuvent aider mon client à se passer de leurs bons offices. Cela de façon contractuelle et en toute transparence. Un dicton africain dit que la confiance n'exclu pas le contrôle: c'est exactement comme cela je travaille. Ce que j'impose aux partenaires techniques, je me l'impose à moi-même et mon travail est librement auditable et "récupérable" par mon client quand il le souhaite.
Pour en revenir à ma question sur la viabilité, c'est en ce sens que je me la pose en tenant compte d'une opportunité de travailler avec une solution libre (ITOP)
Est ce viable? La durée de vie d'un projet ITSM est de 5 ans en production. Est ce que je peux espérer que dans 5 ans je serais en mesure de récupérer les données d'exploitation et donc de vie du SI (SOX impose des choses à ce niveau!)? A quelle prix? Sous quelles contraintes? En face, j'ai des solutions comme Services Now, BMC Remedy, HP ITSM ou encore Easyvista. Ce sont des solutions propriétaires qui prennent en compte les éléments que je recherche en natif mais avec un coût.
Pour ton information, ces choix ne sont pas anodins pour une entreprises. Je me rappelle d'une entreprise aveyronnaise (qui faisaient des meubles je crois) qui ont fermé parce que l'intégration de l'ERP pour n'avoir jamais réussi à exploiter normalement leur ERP. L'intégrateur a juste été mauvais et aucune procedure de rollback existait.
Donc dans ma question sur la viabilité du libre, il y n'y a aucune remise en cause des produits mais seulement une interrogation sur les modèles proposés.
J'espérais que certains Skillers puissent connaître une approche de l'intégration de produit libres que je ne connaissais pas.
Concernant ton exemple sur Microsoft et Navision, c'est une pratique courante et cela renforce mes besoins de planification des transitions. En revanche, je suis toujours un surpris devoir que 20 ans après Windows 95, on agite toujours l'épouvantail Micro$oft. Personne n'a rien a dire sur les pratiques commerciales d'Apple ou d'Oracle? renseignez vous et on en reparle...
Personnellement, je me moque bien de Windows ou de Linux mais je sais que sans Windows, la micro-informatique n'aurait jamais autant pénétré les entreprises et nos foyers. L'Internet n'aurait pas une la même démocratisation.
Pour finir sur WinDev, c'est un AGL qui répond aux besoins de certaines entreprises. J'ai une sainte horreur du produit (St Kernighan et St Ritchie priaient pour nous) mais je dois lui reconnaître qu'il permet de s'affranchir de plein de choses.
Mon métier n'est pas le plus créatif du monde numérique mais il m'a appris à avoir le plus grand respect pour mes clients et de leurs besoins. je ne les prend jamais en otage et ils peuvent audité mon travail quand ils le souhaitent

Je ne pensais pas que je me ferai de provocateur ici. Je suis navré de te le dire mais je n'apprécie pas ta réponse
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il y a 2 ans par PascalW
Je viens de voir que tu me ciblais très durement sur d'autres questions... C'est gratuit et plutôt pas "Fair" de ta part. heureux de te servir de défouloir
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il y a 2 ans par EtienneZulauf
Bonsoir @PascalW.
Mon allusion à ton blog, qui reflète des tests de solution open-source, me laissait à croire que tu recommandais en fait (parfois) des solutions open-source à tes clients et que donc ta question était provocatrice dans le sens où tu cherchais à avoir un avis sur Skiller pour le confronter au tien. Rien de négatif donc. Je comprends qu'elle soit interprétée en ma défaveur au regarde de l'autre discussion mais il n'en est rien.
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