Dans un monde où l'audience est devenue plus importante que le contenu, faut-il s'étonner que certains journalistes fassent passer le sensasionnel avant les faits ? Certes, nous sommes bien contraints de constater que cette pratique est maintenant fort répandue.

La problématique à laquelle nous sommes confrontés devient alors "comment traiter l'information pour la rendre exploitable ?". En ce qui concerne la vie quotidienne, chacun adopte l'atitude qu'il veux, mais quand il s'agit de prendre des décisions à partir des informations qui nous sont "données", nous devons être soucieux d'adopter un minimum de méthode afin les informations que nous allons prendre encompte soient fiables.

Je vous propose un exemple de validation sur un sujet qui est à la Une dans beaucoup d'échanges au café du commerce : http://www.acrimed.org/Le-Figaro-a-Saint-Denis-Desinformation-sur-Seine

Instructif ?

comprendre information veille zetetique
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4 réponses

il y a 2 ans par cecilevarin

Bonjour Olivier, tu imagines que ce genre de sujet m'interpelle :) 

Quelle est ta question ? 

J'aborde cette problematique de maniere reguliere, avec d'abord deux questions :

1. Comment le citoyen-lecteur se positionne face à une information qu'il veut à la fois:

- gratuite

- couteuse (de qualité, avec un vrai travail journalistique) 

- et independante (donc pas financé par des interets economiques/politiques etc) 

2. Qu'est ce que chacun de nous peut faire pour apporter des solutions, se responsabiliser, et non se poser en victime qui subit un systéme diabolique :) ? 

J'ajouterai 2 remarques: 

- il est urgent de penser une education aux medias, à l'image, au web , ce qui est inexistant en France , ou presque 

- Adulte, on peut aussi etre un peu moins paresseux : sourcer une information demande un petit effort , mais rien d'insurmontable :)

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il y a 2 ans par olivierChaillot

Bonjour cécile,

je m'attendais à ta réaction.

Je partage la nécessité - pour ne pas dire l'urgence ! - d'une éducation à l'information, comme toi (mais sous d'autres formes) je milite pour que la philosophie soit enseignée dès la maternelle (si, si, c'est possible et efficace !) que la zététique soit abordée dès le CP ... que la culture générale soit promue ... que le plaisir d'apprendre soit valorisé, ... ça, c'est pour l'avenir.

Mais pour ceux qui n'ont pas bénéficié de telles formations ? Comment leur faire prendre goût à l'utilisation de leur capacité à raisonner ... en lieu et place de se vider la tête (au sens propre) en se "connectant" aux différents médias ? Leur donner envie d'entrainer le muscle que nous avons entre les oreilles (couremment appelé "cerveau") ?

Voilà le sens de la question ?

ou encore : Comment donner envie de comprendre le monde d'aujourd'hui et de s'impliquer dans la construction de celui de demain ?

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il y a 2 ans par cecilevarin

je cree un média , tu me rejoins ?? :))

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il y a 2 ans par olivierChaillot

Chiche !

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il y a 2 ans par ArnaudLemoine

J'ai lu ce papier (enfin cette page numérique).. et cela me fait encore et toujours penser aux analyses de Noam Chomsky dans La Fabrication du consentement. De la propagande médiatique en démocratie ou De la propagande,

Bref...on n'est pas sorti du tunnel :-(

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il y a 2 ans par PascalW

Bonjour, Merci pour cet article.

Je ne vais pas dire que je suis spécialement étonné ou revolté par la chose. Le Figaro a proposé un titre racoleur et des "informations" atttendues par ces cleints (pardon, lecteurs)

J'ai eu le "plaisir" de voir ces grands médias prescripteurs de la presse écrite à l'oeuvre lors d'une campagne de dénigrement de mon lycée en 1986 avec aux commandes l'Evenements du jeudi, l'Express, le Nouvel Observateur ,le Point et même Michel Pollack (lors de sa fabuleuse emission televisée dont j'ai oublié le nom mais pas les noms d'oiseaux régulièrement échangés)

A l'époque cela nous faisait beaucoup d'être ainsi stygmatisé gratuitement par des journaux qu'on n'avait jamais vu, jamais lu et qui rivalisaient de scoops tous plus faux les uns que les autres.
Aussi, je ne pense pas que l'accélération provoquée par les technologies numériques soit vraiment la cause de la piêtre fiabilité de ce qui est dit dans les journaux.

Avoir une démarche active face à l'information ne semble pas si simple... Il faut reconnaitre que nosu sommes face à un paradoxe dans lequel notre société se vuet être celle de l'information mais le volume d'information d'isponible est tel que beaucoup préfére ne la voir que par les réponses suggérées par leur moteur de recherche. Rien ne dit que ce moteur de recherche n'aie pas de parti pris. Alors comment procéder? Se referer à des médias affichant leur indépendance? J'ai annulé mon abonnnement à Mediapart tant les titres étaient tous racoleurs... Croiser plusieurs sources, ok mais lesquelles? faut il prendre en compte la tendance politique du journal, son appartenance à tel ou tel groupe financier, sa nationalité?
En bout de course, je suis obligé de m'appuyer sur mes reflexes professionnels et mesurer le ratio entre l'importance de l'info à valider et son "impact business" (combien me coûtera une info fausse?) Mais je passe à côté de tout ce qui est passé sous silence...
Bref, je n'ai pas de methode "efficace"...  

Je m'nterroge en revanche beaucoup sur la carte de presse et le rôle déontologique de l'organisme qui l'octroie. Pourquoi le CCIJP ne prend pas le sujet en main? Ne serait-ce pas à cette commission de veiller à la déontologie de ses ouailles?

 

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il y a 2 ans par olivierChaillot

voilà une interrogation pour @cecilevarin 

mais; si j'ai bien compris la carte de presse ne valide pas un savoir faire professionnel mais constate le fait que vos articles sont publiés ... la forme, pas le contenu !

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il y a 2 ans par samhee

J'ai eu la chance de suivre un enseignement assez poussé sur la lecture des medias (à l'époque presse écrite) en classe prepa littéraire... ce qui devrait être en fait une obligation pour tous. J'essaie d'apprendre ce sens critique à mes enfants ou du moins le plus grand: repérer les marqueurs politiques du journal lu, quels sont les "biais" du journaliste, où trouver des axes d'analyse différents sur le même sujet, etc.  Mais ce n'est pas évident: je trouve qu'il y a de plus en plus de "copié-collé" d'agences de presse dans nos journaux, et moins de sujets de fonds, d'enquêtes véritablement fouillés... le modèle actuel avec un financement par la publicité fait que je suis encore plus méfiante de ce que je lis, regarde, entends.

En outre, les journaux d'actualité pour les jeunes sont plutôt tournée vers la "leçon" plutôt que vers la réfléxion constructive: l'article que je lis/entends/vois n'est qu'un point de vue, suis-je d'accord, pourquoi,.. avec l'acceptation de ne pas avoir de réponses à ces questionnements, voire un avis évolutif et construit... mais c'est un autre débat!

J'ajouterai que tout traitement de l'information "influence" la restitution de cette information... mais ce n'est que mon avis :)

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