Nous sommes le cinq mai et notre façon de vivre dans notre bô pays de cocagne à entrainé la consommation de l'ensemble des richesses naturelles produites par ledit pays (nous avons atteint la limite écologique du pays et nous vivons maintenant à crédit sur la nature) ... Pour le coup, il s'agit d'une approche systémique (façon moderne de parler de notre façon de faire société) et je m'interroge sur l'apport des solutions numériques à cette question d'équilibre sociétal.

Quand j'observe la manière dont les solutions numériques se déploient, j'ai tendance à être optimiste. En effet, il semble que les richesses produites par ces solutions se concentrent dans quelques mains (appelées pour faire simple "GAFAM") ce qui devrait rapidement limiter la capacité de consommer d'une majorité de citoyens. ce qui aura pour conséquence de limiter l'utilisation des ressources naturelle par une majorité.


En parlant de "citoyens", nous pouvons également être optimistes : les expérimentations actuelle en Chine sur la manière d'encadrer la vie du peuple, ainsi que la manière dont les données personnelles de utilisateurs des "services" dans les pays dits "civilisés", devraient nous rassurer sur la capacité de "contrôler" toute véléïté de remettre en cause les équilibres actuels par la plèbe...

Si nous regardons du coté du "Pouvoir", nous pouvons être également rassuré sur la pérennité de notre modèle dominant qui s'est toujours développé sur la pauvreté (répartition des richesses au profit de quelques uns) et l'ignorance (apparition de nouvelles formes d'analphabétisme numérique) ...

Quant aux utopies d'une démocratie directe rendue permise par des techniques numériques qui permettent à chacun de s'exprimer ... elles semblent faire long feux ...

Heureusement, comme pour nous rassurer, nous fêtons ce même jour le bicentenaire de la naissance de Karl MARX ...

Ne pensez pas que je suis grognon, je m'interroge juste sur l'apport des solutions numérique à la construction d'un monde où mes successeurs vont vivre ... sur la manière dont nous (collectivement) agissons pour mettre en place les régulations nécessaire à le rendre viable, sur la manière dont nous nous préparons en diffusant les connaissances, savoirs, cultures, ... qui nous permettrons de garder la main ...

Est-ce que la sémantique et ses glissements, la mode qui consiste à vider les mots de leur sens, sont à même de nous permettre de réfléchir ensemble sur la société dans laquelle nous voulons vivre ...

Peut-être avez vous des pistes de réponses à me donner ?

En attendant le plaisir de vous lire, bon anniversaire Karl :)

innovation numerique philosophie politique societe
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6 réponses

il y a 10 mois par Stephane31

Bonjour Olivier,

Voici ma réflexion à ta question auquel je réponds finalement peu... :)

Personnellement je pars du postulat que le numérique est un "moyen", un "catalyseur" et non une finalité, car comme tout vecteur il faut en donner une direction. De mon point de vue, sa spécificité est son  instabilité, on ne sait pas vraiment si le rythme de l'évolution va continuer à croitre,se stabiliser, voir décliner.

Finalement la direction systémique est liée au pouvoir politique (pas forcément étatique), et on peut voir une pléthore de contexte ou cela ne conduit pas du tout au même résultat ou aux mêmes finalités(chine, gafam, usa, etc.). Le numérique permet d'avoir des actions systémiques, mais le résultat est peu prévisible, ou quand on s'en aperçoit, la disruption a déjà eu lieu (printemps arabes, uberisation, etc..).

La clé reste de mon point de vue banalement l'éducation, la culture, permettant de construire la pensée et la réflexion et finalement le choix. Les outils numériques peuvent être de fantastiques opportunités d'apprendre, de comprendre et de choisir, ou des moyens d'enfermements et d'obscurantismes. Et donc le numérique ne substitue pas à l'éducation et aux valeurs des parents, de l'école, etc.

Dans nos sociétés modernes (et peut-être pour me rassurer), j'ai tendance à me dire que les choses évoluent dans le bon sens. Par exemple : , les personnes sont de plus en plus sensible à ce qu'ils consomment, et les nouvelles applications permettant d'en identifier la qualité, la provenance, etc.. peuvent aider à faire un choix (qui est  aussi un choix politique).

A l'opposé, je ne suis pas sur que le numérique et que les considérations écologique, culturelle, ou de santé  pèsent lourd pour la majorité de la population mondiale vivant en dessous du seuil de pauvreté, ou dans des pays ou le pouvoir politique (encore lui) étatique n'en a cure.

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il y a 10 mois par olivierChaillot

les choses bougent, certes, mais dans quel sens ? y a t il seulement un sens ? peut on tirer des conclusions générales à partir que quelques cas que l'on connait autour de soi ? quant à l'aspect politique, pan entier des décisions pris par les hommes (avec un petit h) au non des Hommes (avec un grand H) au prétexte que toutes les femmes sont incapable (encore aujourd'hui dans nombre d'endroits et depuis quand ont elles la parole chez nous !)

un problème de mâle vous dis-je ;)

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il y a 10 mois par Stephane31

Est-ce que toutes choses n'évoluent pas d'une manière ou d'une autre ? Si ce n'est peut-être le rien ? Et s'il y a évolution n'est-ce pas forcément dans un sens ? Quant à dire si c'est le bon ou mauvais sens, n'est-ce pas plutôt une perspective d'"homme" :) ou peut-être d'Humanité (avec un grand H).

Quant à  tirer une tendance à partir de certains cas ? Une conclusion ? Pourquoi pas tant qu'elle n'est pas définitive... En tout cas, les cas précisent le sens de la pensé, et ne vaut-il pas mieux un bon exemple plutôt qu'un long discours ? Surtout si comme tu le fais souvent remarquer, le bon sens des mots se perd.

Bonne soirée

(navré je n'ai pas eu le temps de lire se long article)

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il y a 10 mois par olivierChaillot

Le sens est effectivement devenu secondaire dans les réflexions et actions actuelles ... pour ne prendre qu'un exemple la recherche de sens "d'avant" était contrainte par une idée de progrès, c'est à dire par une volonté partagée de contribuer à l'intérêt général ... aujourd'hui la préoccupation affichée est d'innover, à n'importe quel prix, voire pour faire n'importe quoi, l'innovation étant la finalité en soi ... qu'est devenu le sens ? mais peut être ce questionnement n'a t il pas lieu d'être ?

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il y a 10 mois par Stephane31

De mon point de vue , depuis la fin du dernier siècle le sens des évolutions de nos sociétés et des politiques sont orientés vers la recherche de la croissance à tout prix. Ce qui dans un monde ou les ressources sont en quantités limités (et pour raccrocher les wagons avec la réflexion initiale) posent question sur le modèle et sa durabilité.

Pour finir, le numérique et les nouvelles technologies peuvent à la fois consumer la vie des personnes ou offrir à chacun une opportunité pour augmenter ses capacités, participer  à son épanouissement, et agir en tant que citoyen.

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il y a 10 mois par ChristopheFantoni

Je crois qu’il faut ouvrir les yeux. En effet, pour moi, le monde que vous nous décrivez n’est qu’une vaste utopie qu’on essaye de nous faire avaler tout au long de la sainte journée. On nous la sert, aussi bien à travers les médias, qu’à travers les entreprises qui la portent. La vérité est tout autre (pour ne pas dire « ailleurs » ;)). En effet, le numérique n’est là qu’à des fins palliatives, aussi bien chez les adultes, que chez les enfants. C’est une simple béquille qui permet à une génération de lever le pied sur l’apprentissage de tout ce qui fait la vie. Enlever la béquille et l’adulte/enfant se perd dans un monde qu’il ne connaît qu’à travers son écran. Il ne permet donc pas une évolution, mais bien une régression. Et cette régression, à un moment ou un autre, va devoir se payer. Aujourd’hui, elle commence même à se voir vu le niveau catastrophique de nos chères têtes blondes. Pourquoi ? Car le numérique doit avant tout être considéré comme un outil – et j’insiste sur le terme « outil ». Et comme tout outil, on doit d'abord apprendre à le maîtriser. J’entends par « maîtriser », non pas savoir se servir de la machine – ce qui est à la portée de n’importe qui dès qu’on s’en donne un peu la peine –, mais bien limiter son utilisation à ce pour quoi il a été fait. Bref, se restreindre volontairement… afin de ne pas régresser.

Personnellement, je ne condamne pas le numérique. Bien au contraire. Toutefois, j’estime que les nombreux excès qui l’entourent sont en train d’en faire une évolution technologique qui risque davantage de nuire à l’Homme si celui-ci n’apprend pas à mieux le maitriser.   

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il y a 10 mois par olivierChaillot

J'aime bien cette notion de régression !

c'est même cette notion qui, linéaire, est une des bases de la dérive sémantique qui tend à vider les mots de leur sens ! en effet, dans le monde numérique au lieu de parler de régression linéaire il est question de système apprenant ... vous noterez l'enfumage qui désamorce la relation critique en proposant une formulation vide de sens et incompréhensible si ce n'est à penser que le système pense par lui même !

je n'aborde pas la notion d'intelligence qui peux, selon les cas recouvrir plusieurs type de contenu ... le système est intelligent quand il se base sur des régressions linéaires multiple (base d'une démarche prédictive) ... mais souvent ce mot entretien la confusion entre deux notions fort éloignées : d'un coté son acceptation anglo saxonne qui se traduit par "renseignement" comme dans intelligence service (qui se traduit par "service de renseignement") ou business intelligence (qui se traduit par "renseignement d'affaire") ... et son acceptation française qui tend à mettre en valeur la capacité d'adaptation, à trouver des solution à des problèmes nouveaux, ...

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il y a 10 mois par ChristopheFantoni

Ma définition est avant tout liée à mon expérience professionnelle, mais également à ce que j’ai vécu à titre personnel.

Par exemple, j’ai été enseignant durant 3 ans. Durant cette courte période, j’ai vu des élèves être tellement dépendant de la technologie qu’ils n’arrivaient presque plus à se servir de leur tête. Il leur fallait le portable pour quasiment tout. Il m’a fallu leur apprendre à « couper le cordon » en leur expliquant comment faire pour s’en sortir sans qu’ils aient systématiquement besoin de faire appel à cette béquille qu’est le téléphone portable. Pour cela, j’ai dû déconstruire un savoir qui était souvent ostracisé par leurs autres enseignants afin de montrer à mes élèves que celui-ci était également à leur portée.

Je n’ai pas été entendu par tous mes élèves. Je le sais. Seuls les plus désespérés, c'est-à-dire ceux qui n’avaient plus rien à perdre, m’ont écouté… et ils ont réussi. Certes, pas avec des notes exceptionnelles, mais ils ont au moins réussi à avoir leur diplôme. Je suis d’ailleurs très fier de plusieurs d’entre eux étant donné que l’Éducation Nationale les donnait comme perdus, alors qu’aujourd’hui ils sont parfaitement intégrés dans la société et travaillent comme tout un chacun (je suis d’ailleurs resté en contact avec plusieurs d’entre eux).

Au final, si j’ai quitté l’enseignement, c’est parce que j’ai rapidement compris que tout cela était parfaitement volontaire, orchestré par l’État, et que les écoles préféraient coller à des statistiques, tout en faisant rêver des élèves souvent naïfs, plutôt que de les aider réellement à progresser, c'est-à-dire à devenir meilleurs qu’ils ne sont en réalité.

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il y a 10 mois par olivierChaillot

Approche comptable qui considère des chiffres des pourcentage et non des humains. .. Le niveau importante peu ... C'est la classe d'âge qui est prise en compte par la statistique. ..

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il y a 10 mois par PascalW

Bonjour,

C'est une réflexion que j'ai régulièrement quand je suis face aux générations plus jeunes que la mienne.

Je dis souvent que les autoroutes de l'information de ma jeunesse sont largement bordés de panneaux publicitaires et je me demande parfois si prendre cet autoroute n'est pas déjà en soi devenu un acte publicitaire.

Je fais le constat que le numérique d'un côté la panacée qui résoudra le chômage, nous donnera accès à l'argent facile et à la gloire, et d'un autre côté un acte de consommation de plus en plus passive pour ne pas dire blasée.

Tu as parlé dans ta question d'analphabétisme numérique je crains que ce soit pire que cela avec l'émergence d'un tiers monde numérique sans réseau 4G ni fibre optique. Comme je vis dans une de ces zones de sous développement numérique, je m'agace souvent que l'égalité d'accès à l'information ne fasse pas partie des missions régaliennes. Derrière cette inégalité va naître des citoyens de seconde zone.

Ce qui me laisse dubitatif aussi, est l'usage qui est fait du numérique. Je trouvais la mode des selfies (autoportrait ne suffisait pas pour décrire la chose)  assez ridicule mais il semble que la nouvelle tendance soit de photographier ses fesses... Quand je pense aux heures de recherche et d'ingénierie qui ont été nécessaire pour qu'Internet existe, développer et démocratiser les smartphones et les appareils photos numériques ... Et tout ça pour se photographier ses fesses.... je ne sais pas trop quoi penser.

Sur l'impact "sociétal" mon constat est aussi amer. Harcèlement en ligne, insultes gratuites, diffamations, ... Autant de "pratiques innocentes" faite dans l'impunité de son canapé. Chacun peut se permettre d'interpeller n'importe qui directement caché derrière un pseudo. Le numérique affranchi la perception du monde réel et supprime tous discernement. Ainsi Twitter est devenu un vecteur de médisance gratuite de la part de gens qui compensent leur manque de connaissance des sujets par la grossièreté et une orthographe pire que la mienne.

Cette possibilité de chacun de pouvoir donner son avis et de s'exprimer est elle vraiment un bienfait pour la démocratie? Difficile à dire. Nous avons la chance de vivre avec une grande liberté, c'est acquis. Je ne peux donc constater que si c'est pour dire des âneries, on ferait de ne pas user de ce droit.

Ce confort qui fait disparaître toutes barrières physiques de ce monde nous pousse à ne même plus avoir conscience de l'impact de nos usages. Croyez vous vraiment que le cloud sont vraiment bon pour la planète? a t on calculer l'impact carbone de dernier "Ice bucket challenge"? Après tout , on ne fait rien de mal on fait qu'envoyer un mail qui sera conservé ad vita aeternam dans des Datacenters parce qu'on a la flemme de l'effacer.

Je ne sais pas si tu es grognon mais tu n'es pas le seul.

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il y a 10 mois par gmaison

@olivierChaillot  Je trouve que ton approche n'est pas assez systémique.

On ne peut envisager le numérique "toutes choses égales par ailleurs". L'outil numérique n'est rien s'il ne matérialise pas quelque chose dans la réalité.

Je pense que l'approche doit plutôt inciter à la diversité, son renforcement. Si nous prenons tout ce qui existe jusqu'avant la démocratisation du numérique (disons 1995 et l'ouverture d'internet au monde entier), ce dernier a juste ouvert un nouveau champ des possibles, qui continue aujourd'hui à s'étendre. Pour autant, le reste continue de s'étendre aujourd'hui. Certains avec le numérique et d'autres sans.

Ainsi, quel que soit l'axe de développement le plus massif, la liberté de choix et faire avec ou sans numérique doit rester l'élément primordial et permis à toutes et tous.

Si d'aucuns ne veulent du numérique ou d'une forme de progrès associée au numérique, c'est génial : cela veut dire que certains savoir-faire vont perdurer, vont être entretenus voir améliorés selon des axes non numériques. De la même manière si d'autres ne veulent du progrès qu'au travers du numérique : ils explorent des champs inconnus de possibles.

Quitte à ce que parfois cela vienne chatouiller - et pourquoi pas faire évoluer - l'ontologie de l'Homme et de l'Humanité :)

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il y a 10 mois par olivierChaillot

et pourtant beaucoup est fait pour que nous n'exercions pas notre esprit critique et que nous nous reposions sur des solutions développées par on ne sait qui pour on ne sait qui ... dormez braves gens, la machine est intelligente (artificiellement) et elle apprends ... alors, laissez vous aller !

Juste pour permettre d'aller plus loin : l'intelligence artificielle se la joue grave !

parce que je suis convaincu que lutter contre l'ignorance est une devoir civique ;)

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il y a 10 mois par FredericLibaud

Bonjour,

il y a de très nombreux aspects évoqués ou suggérés dans votre poste, autour d'une thématique transverse que représente, il faut bien le dire, le numérique.

Ayant comme beaucoup d'autres assisté à l'essor de l'informatique personnelle, de façon plus large d'Internet et aujourd'hui du numérique... je peux dire qu'il s'en est passé des choses depuis plusieurs décennies.

Mais revenons un peu sur les différents fondements qui en sont la base et faisons un peu d'histoire ou de paléontologie.

L'histoire humaine depuis ses origines est couvertes d'innovations, parfois hasardeuses et parfois voulu. Les bases du numérique sont plutôt à catégoriser dans cette dernière. Puisque que l'on considère que c'est Blaise Pascal comme le père de la machine à calculer mécanique avec la Pasc@line. Que des inventeurs, chercheuses et chercheurs comme Ada Lovelace, Gorge Boole ou Alan Turing sont à la base d'avancer techniques essentielles au développement de l'informatique. Comme vous pourrez le constater certains ont d'ailleurs donnés leurs noms à des composantes plus ou moins connues et importantes.

Depuis les temps immémoriaux ou l'homme est devenu homme et c'est mis à marché sur deux membres inférieurs, il a cherché à innover. Remis en question l'existant et voir plus loin que ce qu'il avait sous son nez. Mais aussi à comprendre son environnement, son histoire et son futur éventuellement.

L'un de ses défaut étant de ne pas forcément retenir les leçons du passé, d'où une histoire humaine chaotique, faite de soubresauts, de catastrophes en tout genre pour ne pas parler des deux conflits mondiaux totalisant pas loin de 80 millions de morts.

Il n'existe pas de modèle sociétale parfait ou idéale ou l'homme serait au centre, respectueux de son environnement et respecté en tant qu'être vivant. Pour être clair, l'homme a cette fâcheuse habitude d'avoir une attitude égoïste, envieuse, personnelle, ... Autant le dire tout suite, l'homme est parmi les espèces vivant sur notre planète, celle qui la respecte le moins. Et nous avons tous une responsabilité collective, le numérique y ayant entre autres ça part.

En effet, à l'échelle mondiale son industrie nécessite l'emploi de terres rares par exemple, dont l'exploitation ne profite pas forcément aux populations qui en occupe les sols. La production d'équipements numériques est fortement concentrée sur une zone géographique précise, avec des ouvriers travaillant dans des conditions qui ne sont pas forcément digne du 21ème siècle que nous vivons.

Certes, il y de fortes différences culturelles entre les différentes zones géographiques du globe, les populations humaines n'ont pas évolués de la même manière. Le brassage de population qu'il y a eux sur les continents Européens et Nord-Américain depuis plusieurs centaines d'années, pour ne pas dire millénaire, y étant probablement en partie pour quelque chose.

Cependant, les principaux acteurs du numérique sont aujourd'hui basés sur le continent Nord-Américain, mais ont une production, pour les équipements en tout cas, essentiellement en Asie. Ca, je ne vous l'apprend pas.

Ces entreprises profitent également des disparités et du manque de convergence de politiques économique et fiscale au niveau mondiale, ce qui dessert de façon générale les populations, quelles quelle soient. N'oublions pas non plus, que même si ce n'est pas parfait nous vivons dans une démocratie, ce qui n'est pas forcément le cas partout.

Ce qui en accentue encore plus, les disparités... Il ne faut pas non plus oubliés que nos élues, quand nous en avons, sont parfois, pour ne pas dire souvent, peu économes et font preuve de beaucoup d'imagination en matière de dépenses, comme en matière de fiscalité. N'ont donc pas anticipé sur ces dernières décennies, les évolutions qui aujourd'hui font parties de notre quotidien.

Le numérique représente à mon sens une formidable opportunité sur le long terme pour l'homme, si celui-ci le considère de façon générale comme un outil et non pas une fin en soi. Alors, que certains chantres technophiles veulent que l'homme évolue vers un machinisme qui n'a pas de sens. Et pourtant, je suis à mon modeste niveau un parfait technophile, qui a toujours toutefois considéré cela comme un outil.

Le numérique n'en est qu'à ses premiers balbutiement et d'ici une petite dizaine d'années, l'arrivée de l'informatique quantique, parallèlement à l'IA (Intelligence Artificielle) et la Big Data, entre autres. Devraient permettre de résoudre enfin, diverses problématiques que nous vivons ou allons subirent, dans bien des domaines.

Mais attention, il ne faut pas vouloir jouer aux apprentis sorciers avec certains aspects, car le numérique n'est qu'un outil qui doit rester au service de l'homme. Sachant qu'il faut veiller à le rendre le plus accessible possible pour tous et par tous. D'où la nécessité d'une inclusion numérique, l'exclusion n'amenant que des maux que l'espèce humaine à déjà vécu, qui ne feront que réitérer les expériences du passé.

C'est par l'inclusion que nous arriverons à avoir la pleine expression du potentiel du numérique, sachant qu'elle ne doit pas non plus être obligatoire. Car tout le monde n'a pas forcément envie de s'y investir ou considère la thématique comme peu utile, pour ne pas dire futile.

Or cette inclusion ne pourra se faire que par une re-contextualisation du vocabulaire lié au numérique, qui aujourd'hui est fort mal utilisé. Il faut en effet, se méfier de ceux qui utilisent à tort et à travers, un vocabulaire qu'ils ne maîtrisent pas eux-mêmes, parce que cela fait "bancable"...

Le numérique est un domaine technique ou les spécialistes se doivent d'êtres à la porté de leurs utilisateurs. Ils doivent donc faire des efforts pour comprendre et être compris. Ils seront ainsi reconnus et non pas loués, car ils ne sont pas des prophètes. Cependant l'adage qui dit que "nul n'est prophète en son pays" s'applique aussi.

L'humain est fait de contradictions, qui nourrissent ses aspirations, il ne doit pas considérer le numérique comme une fin en soit, mais comme un moyen de faire évoluer la société humaine à l'échelle du globe. Ce qui ne se fera qu'au prix d'une lente évolution, en contradiction totale avec le rythme à marche forcé de ses propres évolutions.

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il y a 10 mois par olivierChaillot

et ce n'est surement pas en laissant de pseudo experts décider pour nous que nous mettrons en oeuvre une solution démocratique ! Alors, il faut reprendre gout à l'apprentissage et se mettre au travail pour comprendre ... passage obligé pour agir !

En parlant de big data : en quoi elles impactent nos comportement en matière de santé par exemple ?

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il y a 10 mois par olivierChaillot

un aspect qui pourrait être considéré comme important dans ce questionnement est l'autonomie humaine et sa capacité à décider de sa vie ... il semble que cette autonomie, nous l'ayons progressivement abandonnée au profit d'un hétéronomie qui nous évite de penser ... laissant la place à des systèmes numériques, des intelligences informatiques, d'une part, et des experts et autres politiques qui, en multipliant les niveaux de décisions et en étant peu ou prou squattés par des technocrates, nous amènent à un monde où d'autres prennent les décisions pour nous ...

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