Même si beaucoup s'en plaigne, le diplôme reste la condition sine qua non pour intégrer un grand groupe?
Certaines entreprises préfèrent même recruter des gens sans réelle expérience mais avec bac+5 quelqu'un de 20 ans expérience mais moins diplômé.
Si vous avez une explication...

recrutement ressources humaines
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19 réponses

il y a 4 ans par MarcianoALVES
Les DRH (je vais me faire des amis) sont des mitigeurs du risque social. Et s'il y a une chose qu'ils détestent par dessus tout, c'est le risque. Donc tout profil 'hors norme' (la leur bien sur, et on pourrait en discuter...), est mis de coté. Pour avoir des vrais DRH qui tiennent compte non seulement du diplôme, mais aussi de l’expérience et de la trajectoire, il faut sortir de France. ça fait 30 ans que ça dure, et je ne vois pas poindre de changement dramatique dans la façon de recruter en France, hors le diplôme ou le réseau, point de salut.... Et tant que les DRHs de France et de Navarre seront faits sur le même moule....
Par ailleurs, les organisations sont aussi résistantes au risque de disruption interne du à des employés qui ne 'rentrent pas dans le rang', et ont tendance à prendre des profils 'lisibles' (qu'ils peuvent comprendre', au détriment de tous les profils non linéaires, des parcours atypiques, des expériences différentes qu'ils ne savent pas intégrer parce que leur organisation est trop verticale, leurs hiérarchies trop linéaires, leurs process pas assez transverses. Et quiconque vient remettre en cause le statu-quo est un danger potentiel (enfin c'est ce qu'ils pensent, d'aucuns y verraient des potentiels à exploiter....).
Enfin quelqu'un qui a su démontrer sa capacité d'adaptation est un danger pour tous ceux qui sont en place et qui ne souhaitent pas bouger. Faudrait pas que leurs idées viennent perturber les lignes de pouvoir tout de même... Replacer l'usager ou le collaborateur au centre de l'action, vous n'y pensez pas, ce serait comme de penser que les employés peuvent penser et décider par eux-même. Ca va pas non???
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il y a 4 ans par PascalW
Merci, c'est parfois aussi ce que je ressens
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il y a 4 ans par gmaison
On peut peut être demander à @FrancoisGeuze de venir témoigner dessus :)
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il y a 4 ans par FrancoisGEUZE
Concernant la question initiale, permettez moi de la découper en deux. J'ai quelques amis qui sont sortis de Westpoint, Yale, Oxford, Vlerick etc... et la place du diplôme est tout autant présente dans leur carrière que les ESSEC, HEC, Polytechnique et consorts français
Concernant les DRH, je suis plus que lassé des personnes qui idéalisent ou qui enfoncent la fonction RH et qui au détour du chemin nous démontre qu'ils n'ont qu'une vague idée des rôles et prérogatives de cette fonction, loin des réalités et perclus de stéréotypes. Dans le cas qui nous amène, permettez moi de rire, au contraire, les DRH chercheraient à éviter la répétition et la création de castes internes, mais qui est le client, qui est le fournisseur ? allez voir du coté du client pour vous plaindre. La raison de cet état de fait ? cliquez ici : www.e-rh.org/index.php/blogs/les-articles-du-bl...
Enfin dire que l'on accorde plus d'importance au diplôme qu'à l'expérience relève de la légende urbaine. Les deux sont importants ils sont constitutif d'une approche par les compétences (savoir faire opérationnel validé) et par les connaissances (la maitrise des concepts visant à s'interroger sur la capacité d'intégration et de développement de nouvelles compétences). Les témoignages ci-dessous montrent que la place de l'expérience est tout autant importante. Toutefois, il est souvent plus simple de justifier un non recrutement par l'absence du diplôme adéquat que par l'absence d'expérience adéquate, la notion de subjectivité étant moins forte sur le diplôme. Une excuse facile dans bien des cas.
Ces éléments et remarque étant bien entendu valides pour des DRH correctement outillés et formés, maitrisant l'ensemble des concepts nécessaires, donc ayant le bon diplôme :-) (je rigole)
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il y a 4 ans par PascalW
François, je n'ai jamais caché mon manque de connaissance de l univers RH et oui je peux faire parfois des raccourcis. C est bien pour cela que je pose autant de questions sur ce thème (merci à tous ceux qui me répondent)
Concernant l importance des diplômes dans les grands groupes je ne suis de votre avis. Mais je ne me base que sur ce que j en vois à savoir Total, Safran et surtout les SSII. Je constate que sans bac +5 il est très difficile d intégrer ces entreprises ( hors poste d ouvriers)
Un candidat qui a un bac +2 a de moins en moins de valeur. On me colle souvent à la place un jeune sur diplômé qui s ennuie ferme sur de l opérationnel pur ( je ne parle même pas des postes techniques)
Merci pour cette réponse, je fonce découvrir le lien!
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il y a 4 ans par FrancoisGEUZE
PAscalW cette remarque ne vous était pas destinée, loin de là car vous essayez d'en comprendre les contours. La situation dans les SSII et autres éléments que vous soulignez sont justes. Cette situation est par ailleurs complètement compatible avec ce que j'ai indiqué. Il s'agit ici de recruter non pas une expérience mais l'assurance d'un potentiel, et d'une capacité d'adaptation des savoirs et connaissance. Ceci étant garanti par un niveau bac+5 et pas par un niveau BAc+2 ... Ceci amené alors à des problemes d'adéquation sur le moment comme vous l'indiquez mais permet d'envisager plus sereinement l'évolution de ces personnes (normalement, mais ceci est contestable au regard de la volatilité de ce type de profils)
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il y a 4 ans par PascalW
@FrancoisGEUZE même si vous ne me destiniez pas la remarque, je me dois d'être honnête et je la mérite parfois.
La bienveillance étant de mise ici je n'ai pas le droit de m'offusquer quand les gens prennent de leur temps pour me répondre.
J'aime beaucoup votre article (et le reste du site). Je vais sûrement le lire et le relire plusieurs fois l'ensemble.
Avec tous mes remerciements
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il y a 4 ans par olivierChaillot
peut-être parce que le français confonds connaissance et compétence ? la première peut être validée par un diplôme, l'autre se mesure dans l'action ... et là l'expérience est importante ...
ou alors, peut-être que l'on fait la confusion entre instruction et intelligence ? la première pouvant être marquée par un diplôme (ou une VAE), l'autre nécessitant d'en appeler à la raison ... et à l'expérience ...
ou alors ? ... parce que les élites se cooptent entre elles ? et ont peur de la différence ? de la compétence ? de l'expérience ? ... de perdre le pouvoir ? Non, vous déconnez !
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il y a 4 ans par Julien_
-> (la connaissance) peut être validée par un diplôme

C'est aussi de moins en moins vrai, surtout dans le technique, où ce que tu apprends sera probablement obsolète à l'obtention de ton diplôme (si ça ne l'est pas déjà quand tu commences, ce qui est assez courant dans l'IT, j'ai discuté avec un ami qui commence un DUT info, ils bossent avec des technos qui datent de 1995...)

Et inversement, la seule chose que j'accorde à ma formation c'est un état d'esprit: notamment de la rigueur, et l'audace d'aborder un problème auquel je ne comprend rien au départ.

Ça valide aussi peut-être une démarche, quelqu'un qui a fait des études a peut-être une certaine ambition, et a mis en place des moyens pour y arriver (même si c'est biaisé par des facteurs sociaux, culturels et financiers, et qu'il y a d'autres chemins pour y parvenir).

J'avoue être dans une forme d'incompréhension, mais je pense qu'il y a aussi un facteur de "peur" et de "responsabilité". Le recruteur va probablement être "rassuré" par une étiquette "HEC", alors qu'un autodidacte sera plus "effrayant". Si jamais ça se passe mal, et que tu as embauché quelqu'un qui n'a pas de diplôme, tu passes pour un con, alors que s'il sort d'HEC, ben tu peux dire "c'est plus ce que c'était"...
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il y a 4 ans par vivianekerboeuf
Y'a plein de raisons, culturelles, objectives, fantasmées... (centralisme français (l'éducation est nationale, normée !), paternalisme du savoir (il y a des sachants et des ignorants), il y a des diplômes supposés prestigieux (un CAP ne peut pas être du niveau Ingénieur) et il y a de l'incompétence a repérer les compétences (donc si tu as eu ton Bac S avec Mention et que tu es sorti major de ta promo...on se pose pas de question)
Cependant, faire des études peut apporter des "choses" (des savoir et des méthodes notamment, mais aussi beaucoup de compétences d'apprentissage et sociales) !!!
Mais sur le fond le problème reste : y'à des incompétents diplômés (incapables d'appliquer les savoir et les méthodes de la bonne manière)...et des autodidactes compétents...et inversement... et c'est bien l'appareillement d'un profil (quelles capacités a t il) et d'un poste au sein d'une entreprise particulière (que lui sera-t il demandé aujourd'hui, voire demain) qui reste l'enjeu, sans parler diplôme mais compétences et motivations.
Un seul conseil alors quand on se sent en déficit de diplome : obtenir 2 ou 3 certificats officiels pour pouvoir ajouter à son expérience des signes traditionnels reconnus socialement : faire un stage (si on a un crédit de formation continue) ou ... un Mooc. Perso, J'ai passé le MOOC Design Thinking de l'école centrale de Lyon associé à l'école de management EMY lyon et là je suis sur le MOOC gestion de projet de l'école centrale de Lille...
Des cycles de 6 semaines (1h30 à 3 h par semaine)
Et figure toi que j'ai énormément appris au passage !!!
Alors, un conseil : faire une formation continue ou un Mooc gratuit, c'est génial, ça compense l'obsolescence des vieux diplômes ou leur absence, ça démontre que tu te formes et que tu entretiens tes compétences en restant ouvert sur les formes d'apprentissage (yc la forme scolaire/diplôme)...
Avec ça, tu en bouches un coin pour ceux qui recrutent et qui sont encore sur des critères à la noix plutôt que de retravailler leurs méthodes de sélection... Peut-être sont-ils encore sur les méthodes à papa (Passe ton bac d'abord) et qu'un jour viendra où les nouvelles générations de recruteurs demanderont : Pourquoi tu postules ? qu'est ce que tu sais faire ? où dois-tu t'améliorer ?, comment tu t'y prends pour évoluer ?, comment tu fais quand tes actions ne marchent pas ? et qu'est ce que tu aimerais développer (et comment) ?...
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il y a 4 ans par PascalW
Merci Viviane, je suis encore plus vieux que ça : j'ai un Bac C (mais ce n'est plus sur mon CV).
Je suis d'accord sur les méthodes pour essayer de contourner le problème mais, cela ne marche pas pour les grands groupes.
Il y a le plus souvent un tri automatique peut être même automatisé qui fait que la candidature n'arrive pas devant le recruteur.
Je ne cherche à faire un procès de l'incompétence ou des diplômes mais comme les RH ne sont pas de grand communiquant, je cherche à comprendre. Ce phénomène, je le retrouve chez employeur actuel et quand on interroge:
- on agace
- on a droit à une réponse comme "c'est une decision du groupe"
D'ailleurs on le regarde aussi dans les réponses que j'ai reçues: peu de spécialistes RH ont répondu pour l'instant.
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il y a 4 ans par GuillaumeROBERT
Pas tout à fait d'accord avec cette affirmation. Après mon DESS (Stratégie des Entreprises), j'ai bossé 4 ans et demi en Grande Distribution comme chef de rayon. A la sortie de cette expérience, impossible de me caser ailleurs, j'étais partout catalogué Grande Distri et on ne tenait même pas compte de mes autres compétences acquises.
J'ai donc créé ma boîte, ça n'a pas marché, mais ça m'a permis de me détacher de cette étiquette Grande Distri. Malheureusement, on est rapidement catalogué en France suivant son expérience précédente.
A tel point que je me dis qu'aujourd'hui, après de multiples expériences dont, l'actuelle, comme blogueur professionnel, si je dois un jour me recaser comme salarié, ça risque d'être mission impossible.
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il y a 4 ans par oimoci
Quelles richesses dans les réponses, génial !

Juste un petit retour d'expérience : la fonction "recrutement" est très sensible pour les entreprises. Dans une entreprise "démocratisée" bien connue qui fabrique des biscuits, cette fonction est devenue collaborative assez tardivement (après la suppression des titres et des primes par exemple).

Pourquoi ? Parce que c'est une des 2 manettes du dirigeant en terme de stratégie !
Mais aussi parce qu'un profil atypique n'a quasiment aucune chance d'être recruté par un groupe de 10 ou 12 personnes qui décide après consensus, sauf si c'est la culture de l'entreprise !

Alors, oui, au sein d'un groupe de personnes, un diplôme c'est un argument de poids pour valider les compétences théoriques d'une personne, bien plus que l'exotisme d'un parcours professionnel aussi riche soit-il ! Si on y ajoute la peur de l'échec, c'est le combo gagnant !
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il y a 4 ans par ArnaudLemoine
Un diplôme c'est un label permettant de garantir des savoirs minimums (outils, méthode, contenu...).

@PascalW , pour vous, à quoi peut bien servir un diplôme ?
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il y a 4 ans par PascalW
@ArnaudLemoine : "à quoi peut bien servir un diplôme ?"
Pour moi à valider un niveau de formation théorique à un instant T. Cet instant "T" est bien d'ailleurs le seul élément fiable et factuel.
donc effectivement, je me pose la question quoi peut servir un diplôme 20 ans après l'avoir eu? et pourquoi est il toujours aussi bloquant.
Sans vouloir être désagréable, je déteste m'entendre dire par un jeune chargé de recrutement: "mais vous êtes cadre!" Ces gens oublient un peu (ou ignore) qu'il y a 20 ans on en faisait autant avec un BTS ou un DUT qu'aujourd'hui avec un titre d'ingénieur...
(* pour info, en général, ce genre de remarque fait que je signifie sans ambiguïté que visiblement les valeurs de l'entreprises sont trop loin des miennes pour aller plus loin dans le processus de recrutement)
Donc, Arnaud, je vous l'avoue, j'ignore à quoi sert un diplôme 5 après l'avoir obtenu. Je compte sur la communauté Skiller pour éclairer ma lanterne.
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il y a 4 ans par ArnaudLemoine
Alors je vais te répondre... mon diplôme, passé il y a presque 15 ans à l'IAE de Nantes me sert de base dans mon métier. J'y ai appris les outils, la méthode... j'ai appris à jongler avec les savoir, les concepts..j'ai appris à apprendre (surement la chose la plus importante) ..j'ai lu et étudié ceux qui me sont indispensables dans mon métier.. les stratégistes, les sociologues, les marketeurs, les historiens , les économistes.. j'ai acquis un savoir universitaire qui me sert au quotidien..et qui n'est en rien obsolète.

Et c'est tout cela AVEC mon expérience qui me permet aujourd'hui de créer du savoir et de l'analyse pour mes clients.

Maintenant.. qu'il y ai des stupidités dans la façon de recruter en France.. oui oui oui et encore oui.. et cela même quand tu as un diplôme (je suis inrecrutable dixit les cabinets de recrutement car je n'ai pas une carrière rectiligne et uniforme dans le cadre)...

J'ai donc créé mon emploi.. et je dis merci au système de ne pas m'avoir absorbé. car aujourd'hui mon métier me passionne et il n'existe pas en tant que salarié.
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il y a 4 ans par PascalW
Merci Arnaud.
(on va se tutoyer si tu es d'accord)
Tu soulèves un autre sujet qui me laisse pensif: le parcours professionnel rectiligne existe t il vraiment?
Je me suis longtemps occupé d'une association de cadres et assimilés en recherche d'emploi et le principe fondateur de cette association est :" il n'y du boulot que pour les autres!" Quand on est comptable, les entreprises recherches des qualiticiens, quand on est qualiticien on ne voit que des emplois dans la chimie, etc...
La première mission de l'association est de partager les offres recueillies.
Toutes les semaines, chacun présente son parcours en quelques mots aux autres. L'objectif de cette présentation (qui me fais penser aux AA) est de :
- faire connaître ce que l'on recherche aux autres
- rappeler à tous que le chômage touche tout le monde (malgré les focus statistiques faciles des médias et politiques)
- montrer que les parcours professionnels sont fait d'opportunités, de contextes et de conditions variables qui font que les parcours rectilignes deviennent rares après un certain age.
Concernant l'utilité des diplômes: je te suis sur le fait que cela montre que tu as acquis certaines connaissances de bases et certaines méthodes de travail ou de pensée mais encore faudrait il que ces connaissances gardent une certaine homogénéité entre les écoles, les promotions, le contenu des formations, etc...
Aujourd'hui les jeunes gens qui suivent le même DUT que moi (Statistiques et Informatique Décisionnelle), n'ont plus besoin de connaître les démonstrations des théorèmes mathématiques qu'ils utilisent. Pour moi, comprendre un raisonnement est l'un des meilleurs moyens d'apprendre à apprendre (pour te paraphraser). C'est d'ailleurs ce qui permet selon moi d'assurer une certaine adaptabilité dans le temps.
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il y a 4 ans par DominiquePoudevigne
Je ne suis pas sûr que ce soit vrai dans tous les cas (même si c'est d'autant plus vrai que l'on travaille dans de grands groupes).

Cela dit, ma vision est que le diplôme est un facteur de diminution du risque de recrutement. Dans une vue statistique, le diplôme ancre la personne, malgré la variabilité individuelle, autour d'une moyenne connue.

Le contexte français a deux caractéristiques 1) une erreur de casting est extrêmement coûteuse car il est difficile de licencier et l'état de chômage est dangereux car hélas souvent durable 2) le marché du travail est déséquilibré en faveur de l'employeur, qui a le choix.

Dans ce contexte, on préfère un recrutement par défaut (risque minimal) que par ambition (pari sur une individualité). L'aspect "risque" est donc primordial et on revient au rôle du diplôme.

Cela n'explique pas tout, mais c'est un éclairage.
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il y a 4 ans par PascalW
Merci, effectivement on peut le voir ainsi
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il y a 4 ans par SophieJanuel
"Diminution du risque" l'approche est compréhensible par rapport au recrutement ne peut se faire à la légère. il est vrai que des compétences et aptitudes sont validées par un diplôme. Le problème c'est la conformité, la consanguinité entretenue des choix de diplômes par facilité.

Je suis toujours perplexe de rencontrer et d'avoir rencontré des élèves faisant une école de commerce pour être "DRH à 26ans" et pas une filière universitaire plus adéquate ou avoir une vue "recettes à appliquer sans déborder du cadre".
Construire la dynamique RH c'est aussi oser accepter de créer et équilibrer une diversité sans rester accrocher aux diplômes (qui se périment si le collaborateur n'est pas en dynamique pro..).

Après une astuce pour se rassurer : il est possible de faire des recrutements avec des tests concrets type cas pratiques. Un élément bon pourra se démarquer ou se révéler et dépasser le manque de diplôme.
Le diplôme c'est juste un étrier, on peut être mauvais sur le terrain avec des diplôme.
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il y a 4 ans par Hervemary
Pascal,
Il y a plusieurs facteurs mais le plus important, c'est lié à notre histoire. Les Français ont tjs brillé par leur culture, les arts, parfois leur techno... leur éducation initiale était liée aux lettres de noblesses. Rappelons nous un de nos classiques : le "Bourgeois Gentilhomme" brillant homme d'affaires mais si complexé de ne pas être né Gentilhomme !

Oui, nous avons une culture du pédigree en France. Cela nous fascine. Nous ne sommes pas les seuls d'ailleurs en Europe...
Ce qui n'est pas le cas des cultures Anglo saxonnes. Qui connaissent par leur histoire, le mérite et la valeur ajoutée de ceux qui défrichent, qui développent, qui exportent, qui explorent.

Mais pour revenir à ta question. Le diplôme compte tout autant aux Etats Unis, par exemple. Heureusement d'ailleurs, car 100 000 Euros de frais de scolarité seuls, pour un MBA, même de premier rang, ce n'est pas rien ! il faut ensuite pouvoir l'amortir. Mais la mécanique comptable de cet acquis est totalement différente.

La grosse différence c'est que,le dîplome, chez eux, fait partie de l'expérience pro, de ta valeur totale. De ton employabilité. C'est un tout.

En France, dans les grands groupes, notamment, on va encore une fois s'intéresser au pédigrée d'abord, à ton cursus scolaire. C'est à dire, encore une fois, à ton pédigrée intellectuel initial (enfin c'est vu comme tel). Même si tu valides un diplôme, par un parcours atypique, par des acquis pro, après expérience. il sera considéré différemment...

A tord ou à raison.
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il y a 4 ans par PascalW
Merci Hervé
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il y a 4 ans par SophieJanuel
Une piste possible de réponse (le tiers est toujours utile pour exposer les causes et solutions !) ?

Le mode circulaire "des élites à la française" ? Reproduit à chaque échelle et l'esprit "Maison" propre à chaque grande école et la machine s'entretient toute seule
blog.educpros.fr/fiorina/2015/10/22/des-elites-...
Les limites : dans les écosystèmes de makers et de créateurs de solutions en mode "jugaad" (ingénieux et débrouillard) les compétences, les capacités comptent plus que la formation initiale. D'ailleurs les grands groupes d'audit commencent à renoncer au "sacro-saint" diplôme.
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il y a 4 ans par PascalW
Merci Sophie,
Les grands groupes d'audit étant souvent prescripteurs, je vais croire qu'une évolution est possible.
Concernant l'analyse de François Garçon, même si je n'ai pas encore pris le temps de tout lire, elle me semble quand très dure sur nos "élites". Mais le point de vue de vue est intéressant.
Merci à vous aussi pour votre éclairage
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il y a 4 ans par FrankBrochard
Si j'essaie de me mettre dans la peau d'un recruteur
Le diplôme est un point de repère, il indique a priori une capacité d'analyse, de méthode, et un niveau de connaissances. C'est peut être comme un ticket d'entrée.
Maintenant, quand je serai en face de la personne, je lui demanderai qu'il me parle de sa vie professionnelle, de ses moteurs, de l'expérience tirée des succès et des difficultés.
Il me semble que plus l'âge avance, plus le deuxième point est pertinent.

Après le diplôme reste rassurant, car il permet de se dire que le personne recrutée partagera une certaine culture avec son futur boss et l'équipe qu'il intègrera. En tant que boss justement, une partie de moi, plus ou moins consciente va en effet chercher la stabilité ("homéostasie" du système).
Maintenant il est des boîtes (j'en connais) où la diversité est promue de manière concrète, par exemple par le moyen d'un recrutement collégial, et justement avec de la diversité de points de vue dans le collège en question. IL me semble que là on va sûrement plus regarder le parcours et la personnalité, que le diplôme
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il y a 4 ans par PascalW
Je partage votre avis . Au bout d'un certain temps l'expérience devrait prendre le pas sur le diplôme.
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il y a 4 ans par VincentGailhaguet
La réponse de Francois Garçon que je ne commente pas mais qui n'est pas dénuée d'intérêt :
blog.educpros.fr/fiorina/2015/10/22/des-elites-...
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il y a 4 ans par PascalW
Merci Vincent, effectivement ça se défend même si comme je l'écrivais plus au à SophieJanuel, il a la dent dure contre les "élites"
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il y a 4 ans par DamienHuyghe
Pas une réponse, mais une réflexion sur mes 15ans de recrutement comme co-boss dans une tpe (36 recrutements, pour 40-41 offres).

Nous n'avons jamais autant appris que par nos profils inattendus

Nous avons (nous recrutons tous ensemble) eu bcp de mal à nous sortir nous mêmes de nos cadres (recruter des +5 en ergonomie) et il a fallu que les deux boss bataillent pour valoriser d'autres profils

Nous avons fait des erreurs de recrutement (4 ou 5) qui ont failli nous coûter (eco, échec, difficultés du collectif) et ce n'était pas sur les moins diplômés ni les moins expérimentés (ça renvoie, pour moi, à notre inexpérience sur le recrutement de Senior)

Nous avons de moins en moins de mal car nous essayons de diversifier à chaque fois. Mais ça reste un gros pari à chaque fois. A construire collectivement.

Les structures sont de moins en moins enclines, en apparence, à acceuillir la diversité car elles ont finalement peu de choix, ou peu de visibilité sur le recrutement. Quand les équipes ont priise sur le processus et les candidats, la prise de risque est svt plus grande j'ai l'impression.
On retrouve là les marges de manoeuvre laissées 1ux differznts métiers, DRH compris, et des liens à créer entre le besoin, le candidat, l'équipe accueillante et le futur
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il y a 4 ans par jeromedelon
c'est l'une des grosses maladie du siècle. Les diplômes dans ce pays ça rassure
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il y a 4 ans par Stephane31
Il faudrait demander à des spécialistes des RH ;) .
Dans le cas des SSII, c'est tout simplement plus rentable un bac+5 et plus "recasable" en intercontrat.
C'est aussi lié aux critères du client, qui demande en général les CV des gens qui bosseront pour lui. Et qui ne payera pas le même tarif journée pour un niveau bac qu'un niveau bac+5.
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il y a 4 ans par Julien_
Ça déplace juste la question :)
Pourquoi ce client va payer plus cher pour un bac+5 débutant que pour un niveau bac avec 20 ans d'expérience ?
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il y a 4 ans par PascalW
par experience mes clients aiment quand je remets un peut d'ordre dans leurs organisations IT. Par contre formé des jeune bac +5 d'écoles de commerce à prendre la suite est de plus en plus souvent demandé contractuellement.
Effectivement, j'aimerai avoir l'avis des RH
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il y a 4 ans par Stephane31
@JulienStoeffler oui ! J'en avais conscience en l'écrivant. Ce que je voulais dire c'est qu’à compétence pas forcément égale si ton profil n'est pas vendeur tu seras moins bien payé et tu auras plus de difficultés à être recruté.

Pour répondre au pourquoi, j'ai quelques idées :
Si tu pars d'un profil "type" pour un poste (avec par exemple le niveau d'étude minimum), plus tu t'éloignes de ce profil, plus l'analyse du profil est longue. Et si le recruteur fait l'effort de l'analyse, la perception du risque augmentera et donc le recruteur devra prendre une vraie décision pour recruter quelqu'un qui lui semblera avoir plus de compétence. Après, il ne faut pas oublier qu'on n’a pas trop droit à l'erreur quand on recrute en France.

Après je suis d'accord avec @Julien et @ArnaudLemoine .
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il y a 4 ans par Julien
Parce que ça demande moins de temps pour étudier la candidature ;)
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il y a 4 ans par gmaison
Comme le dit très bien @ArnaudLemoine, un diplôme c'est l'assurance d'avoir acquis un bagagae de base en matière de connaissances, de méthodes (et un chouille de compétences aka connaissances+expériences). C'est un point d'entrée dans la vie active.
En tant que recruteur, l'intérêt pour le diplôme d'un postulant se fera au regard de son expérience : si peu ou pas d'expérience, alors le diplôme servira fortement dans mes critères de recrutement : je n'ai pas d'autre information à disposition sur ses possibles compétences. Si de l'expérience, j'essaie avant tout de voir soit la cohérence dans le parcours (a priori souvent synonyme de compétence puisque resté dans son coeur de métier) soit la typologie du parcours (j'aime bien les parcours qui ont su "zigzaguer" car cela peut témoigner d'une aptitude à savoir se retourner, possède probablement une bonne gestion du stress et peut disposer de ressources émotionnelles et psychologiques fortes).
Mais en ce qui me concerne (surtout dans l'informatique et le numérique), un diplôme est rarement un critère pour moi. Je préfère embaucher quelqu'un avec qui "le courant va passer" et/ou chez qui je détecte un potentiel qui sera utile pour ma boîte.
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il y a 4 ans par LaurentAdam
Toutes les réponses précédentes données ici sont valables. Personnellement, j'ajouterai que c'est culturel. Pour être ministre ou président de la République, il vaut mieux avoir fait l'ENA. Ou Normale Sup (comme Pompidou) ou St Cyr (comme De Gaulle, outre qu'il était héros national). Pour s'installer coiffeur, il faut avoir un diplôme de coiffure.
Certaines professions ne sont pas réglementées. Un épicier n'a pas besoin de diplôme en épicerie même s'il a un savoir-faire.
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il y a 4 ans par PascalW
Ayant (un tout petit peu) marché sur les pas de De Gaulle, il y a aussi un certain "élitisme affiché". Certaines formations sont plus "valorisantes" pour les employeurs.
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il y a 4 ans par DamienHuyghe
Justement Laurent, je crois que pour président et ministre, il ne faut surtout pas de diplômes, ce que montre l'épuisement de la politique française, entre autres, et l'avènement des mouvements comme Sirizza (orthographe ?) en Grêce et Podemos en Espagne -ou des "inconnus" percent le plafond des diplômes et des usages convenus du pouvoir-, corroborent, pour moi, la soif et le besoin d'ouverture et de différence...

la réglementation n'est qu'une protection de marchés, qui ne disent rien de la compétence des personnes
Mon grand père disait "bon à rien, bon à tout", je crois profondément en ça : nous ne sommes limités que par les barrières que nous nous construisons ou que nous acceptons, subissons ....

un jour, nous serons tous présidents .... de notre nouveau métier ;) :))
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il y a 4 ans par Stephane31
Bonjour @PascalW,
J'ai beaucoup aimé la réponse de @FrancoisGEUZE , et cela m'a amené à une réflexion personnelle et une question : un recruteur donne-t-il les véritables raisons d'un refus à un candidat ? Je ne suis pas dans les RH, mais en tant que manager de mon équipe, quand je fais un recrutement je peux donner des réponses bateaux aux candidats refusés (voir laisser ma DRH faire le "sale' boulot ).

Pourquoi ? Un refus c'est déjà négatif et parfois très mal vécu, est-ce que la personne est prête à entendre mon avis qui reste subjectif de sa candidature ? J'ai des critères qui me sont propres et ne sont pas forcément les siens, alors finalement qui suis-je pour en remettre une couche ?
Et finalement dois-je perdre du temps à expliquer à un candidat qu'afficher sa motivation plus par la convention collective et les horaires que par les métiers n'est pas forcément ce qui met le plus en valeur ses compétences ?

Alors effectivement vous n'avez pas le bon niveau d'étude, c'est facile...
Mais est-on vraiment prêt à entendre les vrai motifs d'un refus ?
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il y a 4 ans par PascalW
Bonjour @Stephane31
Effectivement, la question se pose.
Souvent connaître la raison d'un refus serait vraiment utile au candidat.
L'association dont je m'occupais, appelait les recruteurs pour essayer d'avoir de voir ce qu'il n'allait pas dans les candidatures des adhérents.
Entre nous, cela reviendrait à croire qu'il existe toujours une raison objective ou avouable à un choix.
Ceci dit, cela permettrait quand même d'aiguiller les gens qui "se trompent" de filière.
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il y a 4 ans par Stephane31
Re PascalW,
Je suis d'accord, cela serait utile pour le candidat, sous réserve qu'il soit prêt à écouter.

Mais d'un autre côté, c'est potentiellement rentré dans un débat ou dans des justifications qu'il n'y a plus lieu d'avoir... Et finalement est-ce bien le rôle des RH de se substituer à un coach du recrutement ? N'est-ce pas donner des raisons pour s'enfermer dans une image encore plus négative ? Sincèrement je ne sais pas.

Après cela est valable pour une candidature externe, quelle que soit la taille. En interne de mon point de vue le devoir de chacun est de dire quand ça va et quand ça ne va pas. Bref de dire les choses.
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il y a 4 ans par ReneDEMAREZ
Une des raisons Le coût; un jeune bardé de master ne peut envisager souvent plus de 2000€ en débutant ce que risque de refuser un senior de 50.ans bardé d'expérience. De plus il sera "formé" aux techniques de l'entreprise et sera de fait un plus malléable qu'un senior qui aura déjà vu passer toutes les conneries possibles et imaginables dans ses précédentes expériences. Pour terminer, notre beau pays a tendance à vous classer senior à partir de 45 ans ce qui est fantastique dans un pays ou l'espérance de vie frôle les 85ans, le côté comique c'est que le DRH qui pense ça, ne sait pas encore qu'il va vivre la même chose. Ce que je dis fait très stéréotypé mais c'est tellement vrai. Ce n'est pas ce que je ressens c'est ce que je vis, je prends donc ma valise et je vais bosser à l'étranger former une soixantaine de jeunes ingénieurs/master là, l'expérience est reconnue....!
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il y a 4 ans par PascalW
Merci pour cette réponse.
Pour information, dans mon métier on est senior après 35 ans...
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