Bonjour,

Je viens d'apprendre (je suis un peu naïf, excusez moi) qu'une entreprise pourra proposer une rupture collective en particulier dans le cas où elle a besoin d'un personnel mieux formé.

J'y vois la fin de la formation professionnelle et surtout un moyen supplémentaire de précariser les emplois.

Comment se fait il que cela ne soit pas le message le plus fort porté par les syndicats?  Est ce que finalement nous ne devrions pas réformer en priorité nos syndicats? Le modèle de lutte syndicale du siècle dernier (d'il y a 20 ans) semble avoir atteint ses limites.

Cette rupture collective est elle inévitable?

code de travail rupture conventionnelle syndicalisme
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4 réponses

il y a 1 an par ArnaudLemoine

Les syndicats sont ce qu'en font leur adhérents..

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il y a 1 an par PascalW

Bonjour,

Finalement ce serait les syndicalistes ou les syndiqués qui devraient évoluer?

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il y a 1 an par ArnaudLemoine

Oui eux aussi c'est certain.. il faut trouver le moyen d'un syndicalisme de masse.. passer de 8 % de syndiqués à 80 %

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il y a 1 an par FredericLibaud

Il est claire qu'une telle disposition ne va pas améliorer les choses. Je pense que ce seront surtout les grandes structures qui profiteront d'un tel dispositif et surtout pour des profils peu qualifiés malheureusement.

Quand au syndicalisme français, il est à l'image de ses adhérents comme le fait remarquer @ArnaudLemoine. Sauf que le pilotage que ce soit côté salarié ou bien entreprise est fait par des membres, généralement des bénévoles. A part, pour ceux qui représentent les grandes entreprises ou les représentants des entreprises sont généralement des salariés. En effet, les dirigeants sont à ma connaissance peu actifs et font représenter leurs entreprises, généralement par leur DRH, ce qui dans un sens est logique.

Quand aux petites structures ce sont très souvent les dirigeants et parmi eux il y a beaucoup d'indépendants, qui s'impliquent. Et ce bénévolement et je peux assurer qu'un gros travail est fait. Ainsi en matière de numérique, les 97% d'entreprises du secteur, qui au passage on moins de 250 salariés (plus de 90% on moins de 10) sont aujourd'hui reconnu par l'état et les ministères, ce qui n'était pas du tout le cas il y a 10 ans. Le syndicalisme, côté patronale en tout cas, ne se résume pas à la simple relation au sein d'une branche.

Le monde change, alors naturellement les syndicats eux aussi, même si ce n'est pas forcément au même rythme. Cela dit notre pays change également, pas forcément au rythme ou dans le sens ou on le souhaiterais, mais il le fait quand même !

John Fitzgerald Kennedy a dit : "NE DEMANDEZ PAS CE QUE VOTRE PAYS PEUT FAIRE POUR VOUS. DEMANDEZ CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE POUR VOTRE PAYS."

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il y a 1 an par PascalW

Bonjour,

Si j'ai bien suivi ce qui se trame, je crains fort que cela touche aussi les personnes très qualifiées. En particulier parce que la qualification doit être entretenue et qu'on ne pourra plus autant compter sur les entreprises pour participer à la prise en charge de la formation continue.

Je ne suis pas très au fait du syndicalisme, je n'ai fait que le croiser parfois dans les grandes entreprises où je suis intervenu. Dans les PME que j'ai connu la position du patron est sans ambiguïté et le secours des syndicats inutiles: J'ai appris que les syndicats ne défendaient quel leurs propres intérêts et ceux de leurs inscrits.

J'ai, par exemple, travailler des années dans une PME dont le chef d'entreprise disait:

- "La convention collective? je ne l'ai pas prise!"

- "Le code du travail s'arrête à la porte! vous n 'êtes pas bien chez nous?"

- "Licenciement économique? je ne vois pas où est l'économie!" (c'est ma préférée, en plus il parlait de mon licenciement)

- "Vous augmentez? Mon intérêt est d'embaucher une personne mieux formée et moins chère à votre poste. vous devriez déjà être heureuse d'être encore là"

Ces propos (et quelques autres) ont été reportés à notre représentation syndicale et à l'inspection du travail. Aucun n'a bougé...

Je pourrai raconter les passages des délégués syndicaux dans les bureaux d'une grande entreprise de l'aéronautique, qui "cassaient " de l'intérimaire ou dégradaient les voitures des prestataires... Bref, l'image que j'ai des syndicats n'est pas bonne et je ne retrouve pas l'esprit de gens qui défendent les salariés.

Tes exemples sur le syndicalisme patronale sont intéressants mais me concerne assez peu.

Concernant ta citation de JFK, je préfère ne rien en dire.

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il y a 1 an par FredericLibaud

Sauf que nous aurons encore plus besoins d'êtres (salariés et indépendants) représentés et défendues à l'avenir.

Il ne faut pas se leurrer les équilibres on changés ! Et continuerons de changer. A l'instar de nos économies basées sur la connaissance.

Il y a une bascule net et progressive vers l'indépendance et la sous-traitance. Avec toute les dérives que l'on peu constater (la plate-form... isation de l'économie... tiens je viens d'inventer un nouveau mot, la sous-traitance en cascade, des tarifs et conditions imposées par le donneur d'ordre, ...).

Ce n'est pas tout seul que l'on arrivera à se défendre !...

D'ailleurs certains syndicats salariés l'on bien compris... et font du recrutement plus ou moins directe vers les freelances.

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il y a 1 an par PascalW

E tu sûr que des syndicats représentent les salariés? de ma propre expérience, je répond naturellement NON

Ils défendent uniquement ceux à jour de leur cotisation... Sinon pourquoi iraient ils casser les véhicules des prestataires? Cela défend quoi au juste? Quand ils s'en prennent physiquement à des intérimaires (et que l'entreprise étouffent l'affaire), ils défendent qui ?

En plus, je te ferai remarquer que rarement les "actions syndicales" visent rarement ceux qui font les lois. Jamais je n'ai entendu parler d'occupation de la permanence d'un député ou d'un sénateur. Bloquer un rond point est sans doute moins risqué.

Dernières précisions sur les grands donneurs d'ordre; les conditions qu'ils imposent le sont avec l'aval de leurs syndicats.

Aujourd'hui la représentativité même des syndicats dans le monde du travail est en cause... de moins en moins d'adhérents, absent de la majorité des PME,... Je sais que je n'arriverais pas à me défendre seul mais j'ai aussi vu (et c'est une expérience que je continue de payer) que je n'ai rien à attendre des syndicats.

Ils recrutent maintenant des freelance? cela ne fait que me conforté sur le fait que seules les cotisations les intéressent...

Je te propose d'en rester là sur cette polémique sans enjeu ni intérêt. 

Ceci étant ma question portait également sur la rupture collective et cela ne semble pas très inspirant.

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il y a 1 an par olivierChaillot

En prenant un peu de hauteur pour avoir un regard panoramique sur l'ensemble des "réformes" en cours ou annoncées, la question pourrait bien être autour d'un accompagnement "en douceur" de la décroissance déjà amorcée.

Le gouvernement que les français ont élus n'a t il pas le choix d'un accompagnement doux comme en Allemagne ou les réformes faites il y a déjà 3 décennies ont permis la montée en puissance des travailleurs pauvres comme ont dit en France ... plutôt que la solution grec où les mesures prises ont eues le même effet mais en quelques années ... pardon, quelques mois !

la question pourrait bien devenir : le temps nécessaire à la mise en oeuvre et surtout à l'apparition des effet sur la société est-il disponible ? ne va-t-on pas être contraint d'adopter la solution grecque par manque de temps ... rappeler aux réalités par la fissuration visible du système ?

seule la patience nous permettra d'avoir (de voir !) la réponse ... et de valider (ou non) le scénario "as usual" du rapport MEADOWS ... à moins que ce soit matin brun ;)

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il y a 1 an par PascalW

Bonjour,

Effectivement, il est peut être un peu  tôt pour s'alarmer...peut être que nous aurons de bonnes surprises.

Merci pour matin brun ;)

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il y a 1 an par FredericLibaud

Peut-être existe t'il une 3ème voie...

Avec un possible ré-équilibrage des importances et des poids au sein d'une Europe modernisée...

Notre pays doit se moderniser et donc se réformer, il n'en reste pas moins vrai que nous devons garder nos spécificités... D'ailleurs louer par les autres Nations, ce n'est pas pour rien qu'il est l'un des premiers au niveau touristique (en termes d'économie). Nous pouvons le faire et il est largement temps, sans nous perdre et perdre nos valeurs.

Il est des impératifs économiques, il est également des impératifs sociétaux. Une réforme dans une nation aux fonctionnement complexe n'est pas simple... cela ne doit pas se faire pour autant en détricotant de façon opiné tout ce qui a été construit. Cela doit se faire dans un esprit de consensus... or le français en général à du mal avec ce point.

Admettre que l'on peu plus fonctionner comme ces dernières décennies est difficile j'en ai bien conscience. Ce qui se passe en déboussole plus d'un, d'où les réactions défensives que l'on peu voir. Cela est bien normale. Toutefois, nous disposons de beaucoup d'atouts peu ou mal exploiter.

De façon général nos élites on du mal avec le changement, alors qu'elle le prône. A savoir pourquoi elle ne l'appliquent pas à elles-mêmes au premier chef ?...

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il y a 1 an par PascalW

C'est joliment dit...

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il y a 1 an par olivierChaillot

Autre piste de réflexion, en pouvant changer le "stock" de personnel par lot, il devient ainsi possible, dans le cadre d'une flexi-sécurité bien pensée, d'externaliser les coûts de formation ... solution dans la droite ligne de la pensée néo-libérale qui tend à mutualiser les coût pour mieux privatiser les profits ...

il n'est point là question de précariser mais bien de faire peser les coûts sur la collectivité ...

je trouve vraiment @PascalW que tu as les idées bien tordues pour envisager qu'une telle mesure ne soit pas décidée dans l'intérêt général ;) Il s'agit bien de mieux contrôler la dépense publique !

Je persiste à penser que nous avons les élus que nous avons élus (même en matière syndicale) ... pourquoi réfléchir, ils le font tellement bien pour nous et notre bien être ... Il est spécieux de penser qu'en étant en dehors de l'emploi nous aurions la tête moins disponible pour apprendre ...

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il y a 1 an par PascalW

J'hésite entre 2 locutions latines

- Mea culpa

- Errare humanum est, sed perseverare...

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