Alors que le sujet du CDI de projet est au coeur du débat, Miss Skiller s'interroge sur les éléments d'informations nécessaires aux recruteurs sur le CV du futur ! Celui-ci recrutera potentiellement des pros pour une mission définie de quelques semaines ou de quelques mois...

Selon vous, dans votre profil professionnel (et par exemple sur votre profil Skiller) votre parcours a-t-il encore un intérêt ? Les recommandations du sens ? Quelles informations vous semblent désormais indispensables ?

Merci à tous pour vos excellents conseils, cela devrait nous aider à faire briller vos belles compétences :)

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4 réponses

il y a 1 an par CelineFueyo

Je pense que la gestion de son identité numérique est indispensable.Il est nécessaire de compléter son CV (qui est d'ailleurs plus souvent transmis par courriel) par un profil en ligne: pour être visible, "chassé", être au courant des offres qui sont transmises par des collaborateurs au bon moment... Un profil en ligne sur des plateformes complémentaires telles que Skiller et LinkedIn permet de développer les points du CV traditionnel. Le profil Skiller montre notamment nos compétences sur des sujets précis et notre engagement dans la "culture" collaborative. Les réseaux sociaux professionnels (RSP) démontrent notre capacité à construire un réseau (qui sera bénéfique à l'entreprise) dans lequel se trouvent de futurs collaborateurs ou personnes-ressources. Les RSP permettent aux recruteurs d'enrichir leur connaissance sur les candidats/talents et d'éviter certains biais car ils révèlent des comportements; contrairement au CV qui est davantage de l'ordre du déclaratif. Grâce aux profils des collaborateurs, les entreprises augmentent leur visibilité et bénéficient des "médias gagnés" (UGC).

Sur LinkedIn, le nombre de "clics" sur les mots-clés compétences est un indicateur; les recommandations rédigées ont une grande valeur ajoutée informant sur les compétences pro mais aussi sur les qualités personnelles.

Le parcours me semble toujours avoir un grand intérêt démontrant les expériences (et compétences acquises). Sur LinkedIn, la structure du parcours sous forme de blocs reste classique mais il est possible de s'essayer à l'art du storytelling (en rédigeant à l'intérieur de ces blocs).

La présence digitale sur les RSP informe sur nos compétences communicationnelles et réputationnelles. Le recruteur peut affiner sa recherche par une analyse qualitative de cette présence digitale (type de RSP, qualité du réseau, actualisation des données, gestion de l'identité numérique...) et par une analyse quantitative (nombre de contacts, fréquence des posts sur une thématique, badges acquis sur Skiller...).

La vague de l'employee advocacy arrivant, il me semble indispensable pour un recruteur de savoir si le futur collaborateur est présent et actif sur les RSP et s'il a conscience de l'importance de la gestion de son identité numérique.

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il y a 1 an par MissSkiller

Merci beaucoup chère Céline :)

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il y a 1 an par PascalW

Bonjour,

Même si je suis de l'autre côté de la barrière en ce moment, j'ai malgré tout une expérience à partager sur le sujet.

J'ignore bien entendu ce que sera le CV du futur mais a t il vraiment des raisons d'être foncièrement différent de celui d'aujourd'hui?

La finalité restera la même, l'enjeu pour le recruteur comme pour le candidat ne changeront pas. L'un comme l'autre espéreront trouver un "partenaire" fiable (pour peu qu'ils soient de bonne foi)

La CDI de chantier existe depuis longtemps et s'il n'est pas populaire dans tous les secteurs d'activité , c'est qu'il y a une raison que je laisse à chacun le soin d'imaginer.

Mon profil Skiller est "minimaliste" (c'est dommage) mais mon profil LinkedIn (et Viadeo) sont plus complets.

A mon avis, mon CV doit refléter ce qui dans mes compétences et dans mon expérience, peut intéresser le recruteur. Cela signifie que j'adapte mon CV à chaque candidature alors que mon profil , lui reste immuable en ligne. Cela impose donc une gymnastique supplémentaire: mon profil et mon CV doivent rester en phase.

Aujourd'hui, beaucoup  d'entreprises semblent utiliser les réseaux sociaux comme outil de sourcing, parfois avec un peu de naiveté.

Je connais quelqu'un avec qui j'ai brièvement travaillé qui a un profil complément "pipoté". Il serait contre productif pour moi de le signaler publiquement (d'ailleurs, le signalement en off de profil "gonflé"  ne semble pas être prévu par les plateformes).Cela n'empêche pas ses amis de valider les compétences qu'il affiche ni de faire des recommandations pompeuses...

En revanche, je reconnais que si le chargé de recrutement fait (un peu) son travail, il a la possibilité de valider avec facilité ce que le profil affiche en interrogeant directement sur la plateforme des personnes qui pourraient l'avoir fréquentés.

Dans mon esprit mon CV n'a qu'un objectif: décrocher un entretien!

Mon profil, lui est plus complexe et sans doute un peu ambigu. Certes, il rend compte de mon parcours, mais il informe aussi mes concurrents sur mon activité, fait la promotion de nos réalisations (les miennes mais aussi celles de mon employeurs) bref c'est un outil de communication plus que de recherche d'emploi. Dans l'absolu, je devrais sans doute avoir 2 profils : le premier de chercheur d'emploi, l'autre de professionnel en poste.

Je pense que l'évolution la plus intéressante du CV sera la prise de références facilitée. Ainsi le recruteur pourra directement questionner les precedents employeurs et valider le profil.

Je trouve cela necessaire pour lutter contre les menteurs. ces derniers ne rendent servissent à personne. Au bout d'un moment ils sont démasqués et débarqués, mais l'employeur peut se retrouver en indélicatesse chez son client  à cause de ça et perdre le marché ou le client.

Une chose reste vrai: un CV (pas plus qu'un profil) n'est pas un formulaire de police et certains y mettent n'importe quoi.

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il y a 1 an par MissSkiller

Merci pour cette très belle réponse cher Pascal !

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il y a 1 an par gmaison

@MissSkiller 

Je m'interroge beaucoup aujourd'hui également sur les attentes en matière d'employabilité. Je lis et écoute beaucoup ce qui se passe, que ce soit sur ces différentes générations qui aborderaient l'emploi de manière complètement différente, sur les nouveaux systèmes de management et sur les attentes individuelles et collectives.

Je pense que la tendance va de plus en plus vers le savoir-être que le savoir-faire, ce dernier étant quelque chose que l'on peut acquérir. Mais justement, l'acquisition sera d'autant plus facilité que le savoir-être est dans la posture adaptée au poste et témoigne d'une volonté d'apprentissage.

Ce qui veut dire qu'un CV devra de plus en plus mentionner ce savoir-être, que ce soit par une auto évaluation, qu'une évaluation entre pairs, et intégrant une vie "réseau social" propre à témoigner de ce savoir-être. Mais très probablement que ce CV ne sera vraiment plus papier mais bien augmenté par le numérique.

Un CV version Wikipedia, collaboratif... probablement un commun où tout le monde pourrait y ajouter la ligne qui va bien pour la personne qui va bien... :)

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il y a 1 an par MissSkiller

Merci cher Guillaume :)

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il y a 1 an par usercentric

Ce qui ne figure pas dans un CV.

Les soft skills qui font la différence à profil similaire.

Ensuite il me semble que le CV est à terme un concept obsolète. Il sera disrupté par des processus remisant ce bout de papier dans les archives des concepts stupides (mais nécessaires) de la société industrielle du XXe siècle.

Repensons aux corporations du XIIe siècle où des experts très savants et compétents sillonnaient l'Europe (parfois au-delà cf relations entre architectures selkjoukide et cistercienne) et disposaient de canaux d'information autrement plus subtils que le CV ;-)

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