je suis arrivé il y a maintenant 2 semaines sur Skiller ... le temps de faire un petit tour d'horizon et d'être interpellé par ce que je perçois comme un paradoxe :

je suis étonné par le nombre de questions portant sur des outils et autres solutions toutes faites pour tel ou tel type de problème ... dans un endroit que j'avais compris lieu d'échange de compétences ...

La compétence (et l'intelligence nécessaire à se mise en œuvre) fait elle à ce point peur que même dans un tel lieu l'on préfère rechercher des outils, forme moderne de la baguette magique ?

De plus, je m'étonne que les outils demandés soient tous (disons au moins très majoritairement) numérique ? effet de mode là encore ? ou effet induit du support de cet endroit ? n'y a t il plus de salut hors la toile et le (tout) numérique ?

N'ai-je pas vu les "bonnes" questions ? c'est un effet lié à mon arrivée récente et je vais m'y faire ? ou bien vit on réellement dans un monde où l'on a une croyance aveugle dans la technologie, forme moderne du progrès salvateur, et de son dernier ersatz "L'OUTIL" ?

Alors, pour masquer notre peur de l'autre et de demain, l'outil devient intelligent ! comme la ville ou les réseaux d'énergies ... est-ce pour nous convaincre qu'il est inutile de raisonner, que tout est pris en charge et que nous n'avons plus qu'à nous laisser porter par le mouvement ?

Est ce ainsi que le monde va ? sont-ce les outils qui vont inventer pour nous le monde de demain ? et allons nous laisser faire ?

questions lancées à la volée ... et bien sur aux skilleurs et skilleuses : y a t il un outil pour apporter une réponse à ces interrogations ?

intelligence economique stratégie veille vision skiller
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13 réponses

il y a 3 ans par FlorenceRigneau
Epidémie de demandes d'outils? alors c'est sans doute que l'on ne suit pas le mêmes personnes! Il est vrai que le fil n'est pas identique pour chacun de nous.

En ce qui me concerne, un outil peut faciliter la vie, mais il ne booste pas l'intelligence de son utilisateur. c'est bien un leurre de penser qu'en achetant une machine à écrire, on devient écrivain, ou un chevalet pour savoir peindre. Quoique, si je prends, ces exemples, c'est que ces personnes le croyaient.
nb : Qu'entend-on par "outil intelligent"? va-t-il être capable de créer quelque chose d'inédit? (question d'une novice). L'outil ne traite les infos que l'on veut bien lui donner et il les traite avec la manière avec laquelle on a décidé qu'il les traite, non? La donne évolue bien sûr avec l'hyperconnectivité.

Plus que de raisonner, je pense qu'il va falloir sérieusement apprendre à écouter: les autres et ses tripes, son intuition.

Mon meilleur outil, c'est moi. Ma baguette magique, ce sont mes marqueurs et une très grande feuille de papier, et on me paie pour cela! L'outil numérique qui aurait ces compétences n'est pas près de voir le jour.
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il y a 3 ans par Klodeko
Je signe des 2 mains et des 2 pieds. Des feutres, un paperboard et des gens motivés autour, ça permet déjà de répondre à beaucoup de questions. Un grosse contrainte par contre, mettre de quoi grignoter et se réhydrater pour alimenter et refroidir l'outil en cours d'utilisation faute de quoi il peut perdre e efficacité.
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il y a 3 ans par DavidCourtinot
Haha pour ma part je pense que l'intelligence humaine (ou de tout autre animal) a un support matériel, et peut être entièrement expliquée par les lois de la physique (dont certaines que nous n’avons pas encore découvertes !). Ainsi, je pense qu’il est tout à fait plausible de pouvoir un jour construire une machine dotée d’une véritable intelligence. Je pense que c’est parfaitement possible sur le papier, mais c’est peut-être hors de portée de l’homme, ou ça le restera en tout cas pour quelques siècles.
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il y a 3 ans par LudovicLhuissier
Merci Olivier pour cette question rafraîchissante
Dans mon entreprise, je plaide régulièrement pour penser le "pourquoi" avant le "comment" (processus : encore un outil...) et le "quoi" (et là, c'est la fête aux outils numériques !)
Et le meilleur outil selon moi pour le "pourquoi", c'est le cerveau, si possible connecté à d'autres cerveaux
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il y a 3 ans par bduperrin
Les outils sont des outils. Indispensables pour mettre une vision en œuvre...à condition de se demander avant toutte chose ce qu'on veut faire et de ne pas croire qu'ils transformeront par eux-mêmes ou, pire, qu'ils sont des entités autonomes porteurs de valeurs, d'une philosophie qui s'impose à nos. Bref, stop au mythe de l'outil déifié qui s'impose nous.

Pour se soigner du solutionnisme technologique je recommande la lecture de "Pour tout résoudre cliquez ici" d'Evgueni Morozov... www.duperrin.com/2015/01/23/pour-tout-resoudre-...
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il y a 3 ans par olivierChaillot
Retour de WE riche en commentaires ! merci à tous de vos avis. Si je partage certains contenus, d'autres m'interpellent !
Petites remarques :
- Je ne met pas en cause l'utilité des outils dans ma question mais je m'interroge sur les comportements de leurs utilisateurs.
- Je ne reproche pas de ne pas connaitre comment l'outil a été conçu ou fonctionne, je remarque que beaucoup ne savent et ne sauront pas s'en servir
Et ce, quelque soit l'outil, qu'il soit numérique ou non.
le fait de savoir utiliser une voiture, c'est à dire avoir un permis de conduire, n'oblige en aucun cas de savoir comment ça fonctionne, quels en sont les composants ... juste de savoir faire le plein, l'entretenir, la conduire dans le respect de ce qu'elle peut faire et ce qu'il est permis de faire ... il est de même pour nombre d'outils, prenez un marteau, une bêche, un burin, une faux, un tournevis, une scie, ... mettez l'outil dans les mains d'une personne qui ne s'en est jamais servie et observez le résultat !
je prêtant simplement qu'il en est de même pour tous les outils, y compris numérique ! et que la recherche d'outil comme solution à une problématique qu'elle qu'elle soit est une erreur et que c'est contre productif.
Si j'ai besoin d'un meuble, je ne vais pas demandé que l'on me livre les outils de l'ébéniste pour me le fabriquer tout seul ! je prêtant qu'il en est de même pour tous les sujets et qu'il est contre productif d'essayer de mettre en œuvre soit même sans être un minimum formé à l'utilisation ... après que certains puissent être de bon amateurs et réaliser de belles choses ... cela ne me pose aucun problème, au contraire !
Dans mon métier (la stratégie et la veille) plus je transfert de savoir faire vers mes clients, plus il font appel à moi pour mon expertise, réalisant eux mêmes la majorité des opérations ... ils gagnent du temps et de l'argent ... et moi je fais ce que je préfère !
les outils sont utiles ... à condition que l'on sache pourquoi "on" s'en sert et comment il s'utilise ! Ce qui ne me semble pas une attitude si répandue ... du moins en ce que je constate autour de moi ...
j'ai toujours dis que la bonne volonté ne remplacerai jamais la compétence, les exemple donnés dans certains commentaires que l'on pourrait compléter à l'envi, viennent confirmer cette maxime !
Est-ce la simplicité d'accès au numérique qui engendre cette forme de croyance en l'outil comme solution ? A croire que le temps où l'ignorance pouvait être un point de vue est revenu !
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il y a 3 ans par PascalW
Bonjour effectivement, tout ne doit pas toujours être considéré d'un point de vue numérique, mais il faut admettre que personne ne voit dans un marteau ou un tournevis une solution. le côté toujours magique de l'informatique laisse espérer bien des mirages aux utilisateurs.
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il y a 3 ans par olivierChaillot
Sauf que pour celui qui n'a qu'un tournevis ... tous les problèmes auront la "gueule" d'une vis ... n'en est il pas de même pour les solutions numériques ?
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il y a 3 ans par PascalW
Je m incline
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il y a 3 ans par HGAD_Consulting
Bonjour Olivier, je partage une partie de ton point de vue, dans le sens, ou je vois également une tendance poindre "le bout de son nez", qui consiste à avoir trouver la solution à son besoin sans vraiment (ou pas du tout) analyser le besoin réel, et surtout partir de la solution (outil, service, ...) croire que cela va miraculeusement tout résoudre... Dans des missions récentes, je recentre souvent mes interlocuteurs sur le travail initial d'établir son besoin, son problème ou son objectif...
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il y a 3 ans par DavidCourtinot
Je trouve cette attitude vis-à-vis de la technologie un peu étrange. Ce qui fait que l’informatique est aussi puissante, c’est que c’est un outil qui permet d’insinuer de la logique humaine dans un système doté de capacités de calcul, de communication et de stockage bien supérieures à celle de n’importe quel être humain. Mais à la base, il faut bien un humain pour concevoir et exprimer cette logique.

Comment l’humanité en est-elle arrivée là où elle en est ? En délégant le savoir ! C’est parce que je ne connais rien à l’électronique que j’ai eu le temps d’apprendre à programmer plutôt que de devoir construire mon ordinateur à partir de silicium brut. C’est parce que je fais confiance aux théorèmes de tous les grands mathématiciens que je peux démontrer des choses dont Euler ignorait l’existence. L’humanité construit une connaissance incrémentale qui n’appartient à personne en particulier. Chaque individu est une partie de cette connaissance et contribue à l’enrichir. Les acquis d’une génération se passent à la suivante.

Un outil, c’est un objet dont le principe est de donner un savoir sous une forme facilement utilisable y compris par quelqu’un qui en ignore les secrets de fabrication. L’outil abstrait et masque un certain nombre de difficultés et de problèmes résolus par d’autres afin de pouvoir construire de nouvelles solutions à de nouveaux problèmes sans avoir à tout connaître sur tout.

L’informatique est l’outil le plus puissant car elle offre des moyens efficaces de représenter, encapsuler, et stocker du savoir ou de la logique. L’humanité a toujours avancé comme ça. seule la mise en oeuvre a changé.
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il y a 3 ans par PascalW
David, effectivement, depuis Diderot, personne ne peut plus prétendre détenir un savoir universel.
Ce n'est d'ailleurs pas ce que j'avance. Oui , la fonction première d'un outil de de nous aider dans l'accomplissement de nos actes soit en levant des difficultés soit en améliorant notre rendement et / ou notre qualité.
Cependant, aujourd'hui je constate que l'outil devient un fin en soi, que l'application d'une procédure remplace l'objectif qu'elle est supposé aider à atteindre.
Des exemple concrets:
1- J'ai eu des soucis avec mon opérateur Internet, celui-ci a coupé ma connexion par erreur. Les opérateurs du desk que j'ai eu ont été incapable de m'aider. Pourquoi? pas uniquement parce qu'ils sont nuls mais surtout parce que leurs procédures ne prévoient pas le cas d'une erreur de leur service. Ils n'ont donc pas pu saisir dans leur logiciel de suivi mon incident et me prêter une clé 3G en attendant.
2- Une personne (avec pourtant un excellent niveau de formation) avec qui je travaille devait entrés des tarifs dans un logiciel de suivi de Software Metering. Ce logiciel ne gère pas les nombre décimaux (pour des raisons valables trop longue à expliquer ici). Il a saisi le tarif sans arrondir... une bourde sans doute mais quand même s'il avait vérifier son travail ce qu'il a fait il aurait vu que les budgets avaient explosés!
3- l'exemple le plus symbolique pour moi de la dérive face aux outils: un Centre de Service doit renseigner les demandes et leurs criticité dans un outils ITSM. cela permet de suivre les demandes et l'activité de ce centre (en particulier en terme de SLA) Pour rester dans les engagement, les opérateurs n'utilisent pas le niveau de criticité le plus élevé. Ainsi ce centre de service reste dans ses engagements et les plaintes des clients n'y changent rien...
Tout ça pour dire que je ne remets pas en cause l'IT en tant que telle, c'est mon métier et ma passion depuis plus de 20 ans , mais plutôt l'utilisation un peu "facile" qui en est fait aujourd'hui.
Le problème est d'ailleurs est même face aux statistiques: les résultats sont souvent poussés sans contexte et on leur faire dire ce qu'on veut.
Avant de repartir à la plage à 200 km/h dans ma Ferrari rose (puisque 0% de chance de se faire flasher ou d'être impliquer dans un accident selon toutes les stats mondiales), je vous confie un de nos adages : "la confiance n'exclu pas le contrôle".
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il y a 3 ans par GeraldGontier
Effectivement le terme de révolution numérique n'est pas galvaudé et la proposition d'outil est illimitée, évolutive,... bref c'est le paradis !

Comme @olivierChaillot , j'ai aussi l'habitude d'utiliser la métaphore du marteau et du tournevis. Je vais la développer pour illustrer mon propos.
Si j'ai un problème d'assemblage de deux planches je peux choisir entre les visser, les clouer, les coller, les cheviller, les rainurés,....

Effectivement la connaissance, les techniques de ces modes d'assemblages ont été développé et utilisé par d'autres qui ont transmis leur savoir.
Sans me poser beaucoup de questions, je peux tout simplement prendre un marteau et clouer.
Mais, ...
Le bois va t-il se fendre si mon clou est trop gros ou le bois trop tendre ?
La planche va t-elle casser si je suis en porte à faux ?
Vais-je m'écraser les doigts parce que je ne maîtrise pas le maniement du marteau et le maintien du clou ?
Le clou ne va t-il pas se tordre si je tape sans contre réaction ?

Ce petit paragraphe on peut le développer pour chaque mode d'assemblage.

La conclusion est la suivante : pour être efficace et en sécurité le choix de l'outil est la clé. Pour cela il faut au préalable avoir un objectif et connaître a minima les principes d'action de l'outil.

C'est ce qui manque dans le "packaging" des outils numériques, le manque de visibilité des principes d'action et donc leur risquent.


PS : dans un prochain commentaire je prendrai le parti du tournevis pour rééquilibrer.
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il y a 3 ans par gmaison
Pour moi, les questions sont légitimes mais elles ne cherchent pas à remplacer l'intelligence, juste à savoir s'il existe un outil permettant d'améliorer l'existant. L'outil n'est clairement pas une fin en soi. Au contraire, c'est en concernant des outils toujours plus performant que nous faisons face au progrès et que nous continuons d'évoluer. Bien sûr que le paperboard, feutre et post-it sont d'excellents outils ! pour nous. Je n'en dirais pas autant de la génération d'après les Z. et puis, il y avait d'autres outils *encore avant* ceux-là.

On en revient bien donc au fait que ce n'est pas l'outil qui fait l'oeuvre mais l'artisan. Ce qui ne l'empeche pas de rechercher de meilleurs outils pour travailler, d'où les questions.

Je vous laisse également cette petite perle de Michel Serres sur la parabole de Saint Denis : www.youtube.com/watch?v=gPl__tYOKL0
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il y a 3 ans par gmaison
voici une réaction (à ce jour sur facebook) : www.facebook.com/guillaume.maison/posts/101534...
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il y a 3 ans par Stephane31
On peut englober pas mal de choses dans outil : méthode, norme, logiciel, service web, matériel, etc.
Un outil doit rester un facilitateur, un moyen qui permet d'arriver à l'objectif et dans la pratique choisir tel ou tel outil peu compliquer la solution du problème, quand il ne devient pas le problème (surtout dans le numérique) .
N'avez vous pas remarqué qu'il y a toujours quelque chose qui ne convient pas : trop simple , trop compliqué, trop lourd, pas assez rapide, etc.
La quête de l'outil parfait est à mon avis, celle de la productivité et de l'efficacité.
Notez que le numérique met à portée de tous, une connaissance et des outils illimités. Mais pas l'expérience ! Et c'est peut-être pour ça que vous retrouvez ces questions et ce besoin de savoir : Qu'est ce qui peut m'aider à faire le job au mieux ? Notez que c'est le thème de Skiller.
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il y a 3 ans par olivierChaillot
Tout n'est pas outil ! j'ai appris très tôt que s'il y a plusieurs mots, c'est qu'il y a plusieurs "choses" ! les normes, règlements et autres loi sont (pour les utilisateurs) des contraintes, pas des outils (à contrario, ce sont des outils de régulation pour les états) ; les services sont des produits (au sens marketing) qui doivent satisfaire des besoins ; la compétence est la capacité à mettre en œuvre des connaissances, des savoirs (être, faire, ...), ... dans un contexte particulier pour atteindre des objectifs fixés par avance, un niveau de performance attendu, ... etc ...
Méthodes, techniques et outils ne sont pas pareil !
exemple : pour que deux pièces de bois tiennent ensemble, je dispose de plusieurs méthodes, l'assemblage en est une, pour les assembler j'ai le choix entre plusieurs techniques ... tenons/mortaise, visser/coller, ... pour visser/coller j'ai besoin d'outils ... un tournevis, des vis, de la colle, ...
Si la numérisation de certains outils fait que chacun peut y avoir accès facilement, il n'empêche que leur efficacité n'est pas qu'une question de mode d'emploi ! mais bien de méthode ... et un peu de technique ... sinon, n'importe quelle poule qui aurait trouvé un couteau saurait s'en servir ! a condition d'avoir le mode d'emploi bien sûr !
Penser ainsi ferai fi de tout le reste, ce qui permet justement la compétence qui est, elle, une démarche heuristique, c'est à dire enrichie par l'expérience.
Personnellement, j'avais plutôt appréhender SKILLER comme une plate forme de recherche, voire d'échanges, de compétence et non comme un lieu de formation à l'utilisation des outils ... c'est peut être de cette différence de compréhension de l'objet de ce site que vient mon interrogation ? je n'avais pas bien appréhendé l'objet !
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il y a 3 ans par vivianekerboeuf
Hello !
Je te rejoins complètement sur tes interrogations, y compris sur ce que l'on pense trouver en terme de partage de compétences sur skiller. Il y a encore a s'interroger et à inventer !
Cependant, 2 choses me semblent importantes :
L'outil, du tourne vis à l'ordinateur, modifie forcément la façon de penser l'action, tout le "progrès de l'humanité" repose sur cette évolution : l'homme modifie le monde par l'outil et l'outil modifie la pensée du monde de/par l'homme. Donc, bien utilisé, détourné, ou produisant un effet totalement imprévu...l'outil nous fait avancer. On peut comprendre que des cerveaux cherchent à en connaître le maximum. (Processus d'apprentissage/artefact/Piaget)
L'ordinateur est un outil très à part...les hommes l'ont utilisé notamment pour démultiplier les capacités logiques et de communication. Cet outil et ces usages vont profondément modifier la pensée de l'homme et son action sur le monde. Il y a eu les premiers mots qui ont permis les premières pensées, il y a une révolution de même nature aujourd'hui (Mac luhan, le médium c'est le média, un truc du genre). L'importance donnée au numérique est incontournable me semble t il. C'est peut être une nouvelle forme de pensée collective qui peut se construire aujourd'hui. Et c'est là que skiller est intéressant à voir : que veut dire compétences ? S'agit il de ça ? Pour l'instant, beaucoup de demandes de tuyaux/bons trucs, un peu d'assistance à réseaux existants en réel, de belles ouvertures conceptuelles...
"On" doit pouvoir faire plus....il y aura plus un jour ici ou ailleurs....potentiellement, pour le pire ou/et le meilleur...les débats sur le développement de l'intelligence artificielle sont à suivre...
En attendant, Vive l'intelligence du geste et de l'esprit ! Vive les maladroits, les érudits, les pédagogues, les clins d'œil et les encouragements : ceux qui apprennent en faisant !
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il y a 3 ans par SophieJanuel
La compétence sera celle de diagnostiquer les bons outils pour répondre aux besoins exprimés ou latents.
Un bon professionnel ne prend pas "1 outil /1 fonctionnalité" ou cite un emarque, mais pose des questions/la bonne caisse à outils (donc savoir la composer).
Exemple : demander un outil pour gérer les "notes de frais" implique de prendre de la hauteur :
La personne a-t-elle un logiciel de compta ? SI oui pourquoi le module "note de frais" n'est pas activé , quelles fonctionnalités proposées ?
A-t-elle pensé a demandé à son EC ?
Entre la feuille excel qui permet de gérer la NDF et le logiciel ERP/SaaS qui permet le bon flux d'info pour optimiser/compta : un océan sépare la bonne organisation du bidouillage.

Après un consultant qui se lance après être passé dans des structures avec des outils "Groupe" et non TPE/PME aura quelques difficultés à identifier les bonnes pistes pour bien choisir. Autant poser les questions ;)
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il y a 3 ans par Charlene
Bonjour,

Il est vrai que les utilisateurs de Skiller sont très "numériques" et donc beaucoup de questions qui s'y rattachent pour autant, c'est loin d'être toutes les questions et comme l'a justement souligné @florencerigneau cela dépend aussi de qui tu suis.

A titre perso, j'aime bien automatisé ce que je peux faire avec des outils numériques pour mon blog/site/réseaux sociaux.
Et sur le WEB, je ne pourrais plus me passer d'outils comme Pocket (pour lire plus tard un article), Evernote qu'on ne présente même plus.

Après, je suis assez traditionnelle, je prends des notes sur un cahier, je préfère lire un livre version papier, et je préfère les post-it aux to-do list du smartphone.
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il y a 3 ans par PascalW
Bonjour,

J'avoue faire ce constat aussi dans la vie plus que sur Skiller (ou peut être que je me suis tellement habitué à la chose que je ne le remarque plus).
A mon humble pourquoi l'outils plus que la compétence?
Parce que c'est plus facile et déresponsabilisant! Un outil, même mauvais, remplace le savoir et la réflexion. Aujourd'hui un outil, un processus ou une procédure ne sont plus des moyens d'atteindre un but mais bien des objectifs en soi pour leurs exploitants.
Pas convaincu? Appelez la hotline de votre FAI alors que vous avez diagnostiqué la cause de votre incident. Vous ne serez plus dans l'arbre de décision de l'operateur et le délire commencera...
Ce que je trouve particulièrement inquiétant , c'est le manque de recul des gens face à l'outil et à ces résultats alors que paradoxalement, on demande des niveaux d'étude de plus en plus élevés aux utilisateurs. J'ai un peu de mal à comprendre pourquoi... je n'ai pas la solution dans mon outil de gestion des connaissances.
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il y a 3 ans par DavidCourtinot
Ça ne remplace par le savoir et la réflexion, ça permet juste de se concentrer sur de nouveaux savoirs et réflexions. Que feriez-vous si vous deviez comprendre chaque engrenage de votre voiture, apprendre l’électromagnétisme avant d’allumer la lumière, ou savoir comment votre cerveau marche avant de vous en servir ! La vie repose sur beaucoup d’assomptions que les outils autour de nous marchent et font ce qu’on attend qu’ils fassent sans qu’on sache comment. C’est comme ça qu’on progresse, sinon on passe son temps à réinventer la roue.

La seule chose, avec la communication verbale (plus riche que les autres formes de communication animales), qui fait que l'homme est l'homme, c'est l'outil.
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il y a 3 ans par PatrickCoustilliere
Effectivement, l'un des dangers est que l'outil dispense son utilisateur de toute réflexion. Il est parfois plus utile d'être capable d'évaluer un ordre de grandeur que d'utiliser un outil de calcul, sans vue critique sur le résultat. Autres difficultés, c'est celle de les utiliser convenablement, malgré leur multiplication rapide. D'où dans bien des cas, un vrai ras le bol dans l'entreprise de la part ceux qui doivent les utiliser. Il y a bien d'autres exemples de perturbations apportées par le développement rapide de toutes ces technologies et le foisonnement d'outils "sur étagère".
Il est effectivement demandé un niveau d'étude élevé aux utilisateurs, mais est-ce que ça les prépare à garder un comportement rationnel face au foisonnement des outils, aux discours séduisants des vendeurs et parfois au côté "ludique" de l'outil?
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il y a 3 ans par RegisMARCHAL
Merci pour cette question: passionné de prévention des risques professionnels et de sûreté, je me trouve aujourd'hui en présence de vendeurs d'outils magiques, de solutions miracles qui font tout et qui feraient même penser que cela remplace tout le reste, notamment les compétences collectives et la réflexion.
Et le constat est que toutes les institutions prévention Françaises créent chacune des dizaines d'outils prévention par an, et les résultats ne sont pas au rendez-vous: pas utilisés, peu utilisés, incompréhension, sauf par les personnes initiées.
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il y a 3 ans par bduperrin
Non seulement l'outil ne fera jamais ce que les individus eux-même ne veulent pas faire mais en plus plus on outille plus il faut aider les individus.
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il y a 3 ans par ThierryBRICK
Selon l'utilisation que l'on fait d'un outil, on peut être un artisan ou un artiste.
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