Je m'intéresse de près aux circuits courts agricoles: valorisation des produits agricoles, consommation locale et de saison, alternatives complémentaires à la grande distribution...
Ce segment est en plein développement, avec des valeurs éthiques et durables intéressantes. Quel est votre avis?

circuits courts conso locale distribution alimentaire
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12 réponses

il y a 2 ans par FredericLibaud
Bonjour,

Vivant et travaillant en zone rurale, le développement des circuits courts est une très bonne chose.

Pour les agriculteurs, éleveurs et producteurs, ils leurs permettent de s'affranchir de la dépendance aux intermédiaires. De mieux vendre leurs produits, qui sont très souvent de bien meilleur qualité, que ce que l'on peu trouver en grande distribution et à des prix intéressant pour le consommateur.

Le consommateur, même si il paie un peu plus cher, s'y retrouve du fait de la qualité des produits.

Le retour à une économie locale, de proximité est amorcé !...

Frédéric Libaud, Expert en Numérique, Référent pour la région ouest de CINOV - IT
www.libaudfrederic.fr | blog.libaudfrederic.fr | www.cinov-it.fr
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il y a 2 ans par gmaison
C'est ambigü... Comme précisé, la notion de circuit court n'est pas lié à la qualité du produit. C'est juste pour diminuer le nombre d'intermédiaire. Maintenant, ça dépend où on habite. Moi, qui habite à Agen en Lot et Garonne, je suis dans le potager de la france. Je trouve de tout à pas cher, sur les marchés. Pour la qualité, je ne sais pas. Mais même ces circuits courts ne sont pas synonyme de gains ou de sources de revenus suffisants pour les agriculteurs/éleveurs. Une de mes amies peine à créer quelque chose de rentable (viable oui, mais rentable pas vraiment). Elle se pose toujours la question du plus rentable entre vendre sur marché et vendre à des grossistes ou centrales.
N'oublions pas que même pour les circuits courts, la qualité de vie (préparer les marchés par exemple) n'est pas toujours au rendez vous.
Ensuite, pour celles et ceux qui n'habitent pas dans des territoires propices à des cultures de marché, la notion de court devient également relative...

Il est clair que les motivations (valeur, éthique, "durable" ou "raisonné") sont belles et/ou justes. Mais au regard de ce que je peux voir, ce n'est pas toujours synonyme pour l'agriculteur de rentabilité ou bien de "bien vivre" ou de qualité de vie.

Autrement dit, je pense qu'il n'y a pas de règle absolue concernant les circuits courts agricoles, mais des cas par cas, en fonction du qui, du lieu, des cultures... Des lieux (depuis celui de l'agriculteur jusqu'à celui du consommateur).
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il y a 2 ans par Julien_
J'ai un très bon ami qui a lancé sa ferme bio/fait-main il y a 4 ans maintenant. Ça m'a l'air très difficile, ils sont deux et ne se payent toujours pas.

Derrière tout ça il y a de très belles valeurs, effectivement.
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il y a 2 ans par ACTIBIZZ
Locavore j'adore !

Tu peux contacter de ma part Florent qui a crée drivedeschamps.fr/choisir-un-point-drive/ en Essonne

www.leparisien.fr/espace-premium/paris-75/en-es...

Un retour d'expérience terrain,
doucement, doucement, son business basé sur des valeurs d'hygiène alimentaire et de conso locale fait des émules
#enjoy2016
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il y a 2 ans par BertrandPimpin
Une excellente alternative pour obtenir des produits de meilleur qualité et un mode de production durable. Les réductions de couts engendrées par ces circuits raccourcis se reflètent ils suffisamment sur les prix vus du consommateur pour engager un changement drastique des comportements (au delà bien sur des valeurs éthiques et durables) ?
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il y a 2 ans par EdouardBarkhausen
Malheureusement, les différentes études que j'ai menées montrent que les économies d'échelle et la spécialisation des intermédiaires font que les système "classiques" comme rungis ou la grande distribution sont extrêmement compétitifs... Et le manque de sécurité d'approvisionnement crée un frein au développement des circuits courts et locaux.
Le point délicat est l'antagonisme du comportement du consommateur: je veux manger mieux, mais je veux un prix bas... Il est intéressant de sensibiliser le consommateur sur la provenance et la composition/fabrication de son alimentation... L'important est de (ré)éduquer les consommateurs sur le juste produit, au juste moment, au juste prix... Et recréer des liens entre le producteur et le consom'acteur. Qu'en penses tu?
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il y a 2 ans par ArnaudLemoine
C'est comme cela que je me nourris principalement..produit locaux de saison..(marché, La ruche qui dit oui, Magasins fermiers..à la ferme ou l'à l’exploitation directement)

Mais local ne veut pas dire non plus "de qualité"..ma priorité va à la qualité... ensuite le local.

A++
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il y a 2 ans par EdouardBarkhausen
Il est vrai que local ne veux pas forcément dire de qualité... Je prône la qualité dans tous ses aspects: nutritionnelle, production/transformation, environnementale, géographique, cycles naturel des saisons, sociale...

Les principes de base du développement durable (eco, enviro, socio)
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il y a 2 ans par JoyceMarkoll
Je l'ai vu se mettre en place avec le système des paniers dans l'alimentation biologique. Ce n'est pas nouveau, par contre le fait que ça se développe est une excellente chose, autant pour les producteurs qui vendent mieux et à un prix plus juste que pour les consom'acteurs qui bénéficient d'une alimentation apportant plus question qualité.
Je ne détaille pas plus sur ce qui s'est déjà dit dans les réponses, qualité, local… Ni sur le bio importé, par exemple, d'Argentine. C'est un non sens sur le plan écologique, même si les poires bio qui viennent de là-bas ont bon goût. :-)
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il y a 2 ans par EURLLSCONSULTING
100/100 pour !
Il me semble que l'empilement des intermédiaires qui chacun marge est nuisible in fine au consommateur, car pour des prix plus bas en bout de chaine il faut des marges faibles à chaque étage, ce qui n'est pas le cas. Seul le producteur est tordu comme un vulgaire bout de ferraille !!!! A cela, vous ajouter les normes abracadabrantesques des Européens......c'est la cerise sur le gateau.
Oui, revenons vers des circuits courts, faisons à nouveau vivre les centres de petits villages par des marchés, revenons à la ferme, au ruches....
Pourquoi un fruit ou un légume difforme serait moins bon qu'un calibré ? (sauf qu'à peler c'est moins commode)
Dernière chose : Osez, si vous le pouvez, un potager chez vous, rien de plus beau que d'entendre un petite fille aller "ramasser les tomates de mamie...", et c'est relaxant, et que du bonheur !!!!!
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il y a 2 ans par LudovicLhuissier
Je rejoins les précédents commentaires et j'ajoute que ces circuits courts me semblent être un bon vecteur de (re)création d'un lien social distendu par les systèmes classiques de la grande distribution et amplifié par la modernité d'Internet.
C'est aussi un bon moyen me semble-t-il de (re)dynamiser les territoires ruraux.
Moi aussi, je me nourris local autant que possible en fréquentant assidument le marché du samedi.
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il y a 2 ans par EdouardBarkhausen
Je suis ravi de voir que vous partagez le même avis que moi... Et que les perspectives semblent intéressantes.

Je suis en réflexion sur un moyen de communiquer (label) sur la démarche locale & courte.
En effet, même sur les marchés urbains, beaucoup de revendeurs sont présents, étant simplement passés par Rungis et vendant des tomates ou des fraises en hiver. Il existe toutefois des marché réservés aux producteurs. Il en est de même pour des artisans boulangers et boucher par exemple.
Et quant aux restaurateurs ou collectivités. Je trouve attristant et aberrant que vous puissiez consommer dans un restaurant toulousain un canard du Gers étant passé par rungis, ou dans une cantine bretonne un plat au poisson ayant été péché a 15km, mais dont la revente s'est faite a rungis.... 700km pour finir a coté de son lieu de production... C'est dommage. Bien que plus facile, plus sécuritaire sur l'approvisionnement et moins cher de passer par des grossistes centralisés.

C'est ce que constitue l'énergie grise des produits:trajet, emballage, stockage, conservation...
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il y a 2 ans par EURLLSCONSULTING
Merci !

Attention, il me semble que le système actuel a besoin de nombreux intermédiaires, ça fait rentrer de la TVA et ça maintient des emplois !!!
En revanche, pour la labellisation, vous aller vous confronter à des lobbyings de tout poil !!!
J'apprécie cette démarche citoyenne et de bonne facture !
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il y a 2 ans par EdouardBarkhausen
En effet, ça créé de l'emploi... mais pas de TVA (seul le conso final la paye)... par contre toute sorte de taxes sur les sociétés en effet...
Il est toutefois plus intéressant de développer le tissus économique local, plutôt que d'importer depuis le Kenya ou l'Argentine des bons produits bio... qui permettent à certaines catégorie de personnes de "s'acheter une conscience"... Le lien social est aussi important dans ce système.
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il y a 2 ans par BertrandPimpin
Je ne connais pas très bien ce secteur mais une société montée par des jeunes toulousains est en train de révolutionner le monde de l'optique en travaillant sur des principes similaires de circuits courts (la société s'appelle Jimmy Fairly). Tout cela pour citer un exemple de réussite de cette stratégie ! Bon vent à vous !
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il y a 2 ans par EdouardBarkhausen
Je vais me renseigner sur Jimmy fairly.
Merci pour vos réponses. A bientôt
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il y a 2 ans par EURLLSCONSULTING
Il me semble que chaque intermédiaire paye sa part de TVA sur la marge qu'il réalise (Il en récupère sur ses achats et la paye sur sa vente) mais effectivement, seul le consommateur in fine la paye intégralement sans la récupérer !
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il y a 2 ans par JoyceMarkoll
> Il me semble que chaque intermédiaire paye sa part de TVA sur la marge qu'il réalise

Il ne "paie" pas, il reverse ! Le consommateur paie une TVA = "Taxe sur la Valeur Ajoutée". Les producteurs, les transformateurs, et les revendeurs jouent le rôle de collecteurs de l'État.
Dans le prix final, se retrouve une TVA payée par le consommateur (impôt indirect… je crois ?), dont une partie à été reversée successivement par chacun des acteurs ayant précédé l'achat.

Et ce sujet est ici… hors sujet, ou presque. On peut simplement se dire que plus le prix final est élevé, plus le montant de la TVA inclus dans le TTC est élevé.
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il y a 2 ans par BILLARDjb
Je suis frappé de voir que le pic de développement des AMAP (asso de maintien de l'agriculture paysanne) est désormais dans le passé. Une entreprise avec des actionnaires comme le patron de Free leur fait concurrence: La Ruche Qui Dit Oui. Ce modèle se présente comme du circuit court mais prend tout de même environ 30% de marge pour les intermédiaires.
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