Bonjour à tous,

Tout est dans ma question.

En résumé, n’ayant droit à rien (pas d’aides, de subventions, etc.) pour monter ma petite startup industrielle en France, j’ai décidé d’aller voir « ailleurs ». Je souhaite toutefois rester en Europe.

Je me cherche donc le pays idéal pour y monter ma petite société. Par « idéal », j’entends un pays qui ne va pas me taxer alors que mon activité n’est même pas encore lancée.

J’ai déjà regardé du côté de l’Estonie, de la Grande-Bretagne et actuellement j’étudie la possibilité de monter ma boite en Irlande.  

D’avance merci pour vos conseils et vos retours d’expérience.

Cordialement,

Christophe Fantoni

europe installation startup taxes
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4 réponses

il y a 5 jours par StephaneChateau

Le Maroc.

Certes, ce n'est pas tout à fait l'Europe, mais il existe des accords Européens qui permettent des financements. 

Sans compter qu'au Maroc, notamment au niveau de la Tanger Free Zone, il y a moyen d'avoir des facilités. 

Vous y trouverez aussi de belles universités/école d'ingénieurs, avec un salaire à l'embauche sans égal en Europe !

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il y a 5 jours par ChristopheFantoni

Merci beaucoup pour votre réponse.

En Irlande, l'imposition des sociétés est déjà très faible : 12.5 %.
Même chose au niveau des charges des patronales/salariales : un petit plus de 10 %.
Quant au coût horaire de la main d'œuvre, il est de 9.5 € environ.

C’est presque le paradis sur Terre pour un entrepreneur ;).
Par contre, c’est vrai qu’en Afrique du Nord la main d’œuvre y est beaucoup plus gentille, aimable. Surtout au Maroc. D'ailleurs, j’envisage d’y installer mon support technique européen si mon projet de startup industrielle venait à bien fonctionner.  

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il y a 1 jour par Charlene

Je valide complètement l'idée du Maroc !

L'Irlande en Europe est aussi intéressante, voir les Pays Bas

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il y a 7 jours par FredericLibaud

Bonjour @ChristopheFantoni,

Pas certain que la France soit si mauvaise que cela, après il existe de multiples aides et le fléchage des porteurs est complexe.

On peu échanger sur le sujet si vous le souhaitez.

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il y a 6 jours par ChristopheFantoni

Merci pour votre réponse.

En fait, j'ai déjà eu l'occasion d'échanger pas mal avec des régions (Occitanie, Auvergne, etc.), des incubateurs (Innov’Up, Ionis361, etc.), des accélérateurs (SATT AXLR, WeSprint, etc), et tous m'ont bien confirmé la quasi-absence d'aides pour les sociétés en antécréation. Toutefois, ce n'était pas le cas à une époque (moins de 2 ans), mais depuis que l'Europe a supprimé certaines de ces subventions, beaucoup de pays ont suivi. À commencer par la France, bien évidemment.

Pour avoir droit à quelque chose, ils m'ont dit que ma boite commerciale devait déjà exister (au moins depuis 1 an), qu'elle devait avoir des clients, faire du chiffre d'affaires, etc. Bref, on se propose de m'aider alors que j'en aurai plus besoin.

Pour m’en sortir, je n’ai trouvé qu’une solution : réduire mes frais au strict minimum afin de faire avec ce que j’ai déjà en banque. Guy Kawasaki, célèbre spécialiste des startups et ex-évangéliste chez Apple, Motorola, etc. appelle cela « bootstrapper ».   

Ensuite, une fois que l’argent sera là, et bien là, je serai le premier à revenir en France pour y monter mon département R&D étant donné que je souhaite ardemment que mes brevets restent français (ce qui fera sans doute plaisir à @olivierChaillot ;)).

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il y a 6 jours par FredericLibaud

Ok. Je comprends mieux...

Croisant le chemin de nombreux fondateurs de projets et moi-même en faisant partie on peut échanger en toute discrétion.

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il y a 6 jours par ChristopheFantoni

Personnellement, je n'ai rien contre échanger avec d'autres chefs d'entreprise. Je suis même du genre ouvert à toute forme de discussion (sinon, pourquoi serais-je sur Skiller ? ;)) D’autant plus que le chemin du créateur d’entreprise est souvent un chemin que l’on arpente en solitaire. Et je ne parle pas là de la création d’entreprise « en générale », où vous trouverez des chefs d’entreprise avec qui discuter par millier, mais bien celle spécifique à votre propre secteur d’activité. Et dans mon cas, je dois dire que j’accumule depuis ces derniers mois pas mal d’expérience assez inédite, expérience que je serai ravi de partager si mon projet de startup industrielle venait à se concrétiser.

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il y a 6 jours par Pjo

Bonjour,

je viens de lire ta réponse faite à skiller.fr/user/FredericLibaud et étonnement !!! Si tu cherches uniquement de l´argent ==> tout le monde va fuire ! 

Et si en plus tu es serial entrepreneur ==> tu sais faire, donc circulez...

De l’argent, y’en a et en antecreation aussi : site de l’AFE, et selon secteur : incubateur d’entreprise, concours, appel à projet...

bonne suite 

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il y a 6 jours par ChristopheFantoni

Cela dépend beaucoup de votre projet de société.

Alors, effectivement, de l'argent il y a en, mais pas pour des projets industriels, dans le secteur de l'électronique, incluant notamment une grande part de R&D. Ces aides très spécifiques, l'Europe les a supprimés il y a environ deux ans. Aujourd’hui, les entreprises du secteur fonctionnent essentiellement en autofinancement, voire par le biais de partenariats. Mais plus rien au niveau des finances publiques, qu’elles soient nationales ou européennes…

Ensuite, je ne recherche pas que de l'argent, mais le très haut niveau d’expertise qu’il faut pour créer du composant électronique limite considérablement le nombre de candidats potentiels. Par exemple, beaucoup de cabinets en propriété intellectuelle ne connaissent qu’assez approximativement ce que l’on appelle la topographie des semi-conducteurs. Même chose au niveau des laboratoires de recherche. À ce niveau-là, on me renvoie le plus souvent vers des laboratoires universitaires où on me demande faire travailler de jeunes docteurs en échange d’une possibilité de VAE destiné à valider mes connaissances en électronique par le biais d’un véritable diplôme d’ingénieur.

Là, on comprend alors assez rapidement que nous nous éloignons de plus en plus de l’aspect industriel de mon projet pour retomber dans un travers typiquement français : l’obligation du diplôme pour pouvoir être entendu par ceux qui composent votre propre secteur d’activité.

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il y a 6 jours par Pjo

J’irai voir dans le’ cluster de l’electronique... et « Industrie du futur » et repèrerait les entreprises ouvertes’ et qui ont un incubateur, lab puis associe  ton projet une personne clé, charismatique « caution » qui va le défendre... (j’ai accompagné des porteurs de projets dans le’ medical et sans Professeur untel point de salut !) voilà pour ce jour 

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il y a 6 jours par ChristopheFantoni

Personnellement, cela fait 4 ans que je tourne avec mon projet de startup industrielle en France, aussi bien auprès des incubateurs, des accélérateurs, etc. Et j'y entends toujours la même chose (ex : trop compliqué, trop technique, trop ambitieux, etc.). Dans ce que j’ai vu au niveau technique, ces derniers se limitent le plus souvent à des choses très, très simples (ex. : un site web, une application pour téléphone mobile, etc.).

Après, mettre le nom d'un homme de paille associé à mon projet, même si celui-ci est connu, on me l'a proposé à plusieurs reprises (ex : l'ex-patron de RDI, fabricant de PC – proposition qui m’a été faite par le fameux « réseau entreprendre » de ma région). Et personnellement, j'ai toujours refusé.

En effet, cela fait des années que je travaille comme cabinet d’étude pour le compte d'autres sociétés et ces derniers s'approprient le plus souvent mon travail en électronique sans que mon nom ne soit réellement cité. Et ce n’est pas certainement pas en devenant complètement indépendant que je compte réitérer la même expérience. Au cours de ces dernières années, je pense donc avoir suffisamment donné.   

L’idée sur laquelle je travaille depuis plusieurs semaines me semble donc être la bonne, à savoir créer un siège social en Europe, faire de l’argent, et ensuite revenir en France pour monter une succursale consacrée à la R&D. Là, je pense que l’on m’écoutera un peu plus…

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il y a 4 jours par EtienneZulauf

Désolé, je ne peux pas t'aider, étant en désaccord avec les "possibles" raisons qui te poussent à t'expatrier.

J'ai du mal avec les concepts de renier son pays pour une soit-disant optimisation fiscale qui ne concerne pas les start-up (faudrait déjà gagner de l'argent pour optimiser) et pour chercher plus de subventions, qui sont là pour aider, pas pour rendre les choses possibles. De plus le CIR reste l'un des dispositifs les plus attractifs au monde, ce qu'ils disent aux USA en tout cas.

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il y a 4 jours par ChristopheFantoni

Justement, je ne compte pas m'expatrier. Je souhaite juste monter une société à l'étranger, mais la diriger depuis la France, en étant sous le statut de non-résident (ce que permettent certains pays, comme l'Estonie, l'Irlande, ou encore le Canada dans une certaine mesure).

J'aime profondément mon pays, mais vu ce qui m'a été dit assez récemment (voir plus haut) par certaines de ses plus hautes instances, ainsi que mes réserves financières qui sont loin d’être optimales pour monter ma boite en France dans des conditions suffisamment satisfaisantes, je n’ai trouvé que cette solution pour lancer mon activité de fabrication de composants électroniques.

Par ailleurs, je ne fais qu’appliquer les conseils de Guy Kawasaki, spécialiste de la startup et ex-évangéliste chez Apple, Motorola, qui recommande de la monter dans un pays à la fiscalité, disons, avantageuse (lui, recommande carrément le Delaware qui est considéré par beaucoup comme un paradis fiscal).   

Le paradoxe dans toute cette histoire, c’est que depuis que j’ai annoncé à ma clientèle mon désir de prendre une certaine indépendance dans un domaine bien particulier, celui de la fabrication de composants électroniques, je croule sous les contrats. ;)

Je ne sais pas si cela durera éternellement, mais pour l’instant, je bosse toujours en France, dans ma structure actuelle qui est celle d’un petit cabinet d’étude. Il va de soi que si ce travail s’éternise et me permet de boucler mon budget de 200 000 €, je serai ravi de monter directement ma startup en France, c'est-à-dire sans passer par la case de la société domiciliée à l'étranger.

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