Voilà une question incontournable pour les Skillos ! Inventer un demain numérique en étant acteur implique d'être conscient de l'impact de nos actes sur la structure de notre société ... Alors voilà de quoi poser le problème dans sa globalité :

www.france.tv/france-5/le-monde-en-face/283763...

Depuis vingt ans, les politiques ne parviennent plus à endiguer le chômage de masse et le plein-emploi apparait comme le symbole d’un passé révolu. Les machines “intelligentes”, plus fiables et moins coûteuses que les humains, sont en passe de nous remplacer tandis que l’essor des algorithmes contribue à l’automatisation croissante du travail. La prochaine cible de cette quatrième révolution industrielle : les cols-blancs, le cœur de la classe moyenne, en France comme partout ailleurs dans le monde.

Du côté de la société civile, les idées et les initiatives se multiplient pour tenter de faire face à cette disparition du plein-emploi. Parmi elles, la proposition de ...

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10 réponses

il y a 2 mois par ArnaudLemoine

Cher ami, tu écris "Depuis vingt ans, les politiques ne parviennent plus à endiguer le chômage de masse et le plein-emploi apparait comme le symbole d’un passé révolu" .. je m'inscris en faux depuis 20 ans les politiques NE VEULENT PAS... n'ont aucun intérêt à endiguer le chômage...

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il y a 2 mois par ChristopheFantoni

Je suis entièrement d'accord. D'ailleurs, il suffit de fréquenter régulièrement Pole Emploi pour comprendre que leur boulot, ce n'est pas d'aider les chômeurs à trouver un emploi. Leur boulot, c'est surtout de faire des statistiques. Et pour eux, il est logiquement beaucoup plus facile de compter des gens immobiles, que des gens en mouvement perpétuel.

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il y a 2 mois par olivierChaillot

"On" a les politiques pour lesquels "on" vote ... alors ? qui ne veut pas ?

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il y a 2 mois par SauzetFrederic

Bonjour,

en lien avec cette question, une consultation "mondiale" sur l'Intelligence Artificielle, dont un thème sur "l'impact de l'IA sur l'emploi". assembl-civic.bluenove.com/ai-consultation/deb...

Une solution y est soumise à discussion : le Revenu Universel de Base, pour compenser les pertes d'emploi.

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il y a 2 mois par olivierChaillot

c'est également une des proposition du documentaire ... trouver des nouvelles règles pour répartir les richesse ... qui implique de déconnecter travail et revenu semble-t-il

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il y a 2 mois par NicolasFabre

J'ai vu le doc hier soir. Si tout finit par arriver tel que c'est prédit, la question cruciale va être effectivement la répartition du savoir, ainsi que des richesses créées par ce monde robotisé. Le risque d'une société à 2 vitesses, pire qu'aujourd'hui, est grand,

L'humanité est ainsi faite que la totalité de la population ne sera jamais d'un même niveau technique ou "intellectuel".

Comment les puissants considèreront-ils ceux qui ne parviennent pas à suivre ? Ces derniers devront-ils se contenter d'un RSA généralisé ou des métiers dont personne n'a voulu ?

Le défi se résume simplement : mettre la technique au service de l'Homme et de tous les hommes, dans la cohérence d'une écologie humaine et intégrale. Ce n'est sûrement pas pour tout de suite.

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il y a 1 mois par olivierChaillot

Il semble que les règles de répartition de la richesse qui ont prévalues jusqu'ici trouvent leur limites en particulier du fait de la démographie ... quelques pauvres pouvaient passer ... mais des milliards vont être difficiles à cacher ... aussi il nous faut trouver d'autres règles et d'autres unités de mesure de la valeur produite ... se limiter à l'économie et la finance sans prendre en compte d'autre formes comme le lien social, l'éducation, l'entraide, ... pourrait s'avérer suicidaire

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il y a 2 mois par FredericLibaud

Le doc peut etre vu sur le replay, c'est très intéressant et me conforte dans le fait que l'humain est au coeur de la question et qu'il doit le rester !

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il y a 1 mois par olivierChaillot

nous partageons cet avis !

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il y a 2 mois par ChristopheFantoni

À ce sujet, je lis beaucoup de choses sur la toile qui s’apparentent ni plus, ni moins qu’à des scénarios de science-fiction. Essentiellement des fantasmes d’un autre âge où l’on rêve d’un monde « différent ». La réalité est toute autre. La vérité ? Notre société est aujourd’hui composée de travailleurs qui, malheureusement, ne sont plus aussi bons qu’autrefois. On peut citer, par exemple, une maitrise lacunaire des fondamentaux (lire, écrire, compter, etc.), une connaissance très approximative d’un métier (que l’on peut changer à loisir), une tendance à la procrastination quasi quotidienne, une envie — presque un désir — d’immobilisme, etc. Il en résulte un travail routinier, fait sans réelle envie. Alors, c’est sûr, face à une telle attitude, n’importe quel « robot », ou « intelligence artificielle » — même minimaliste — pourrait faire le travail à notre place. Alors, que faire ? C’est bien simple : il se suffit de se réveiller, de se retrousser les manches, et de se mettre au boulot. Quand je parle « boulot », je ne parle pas de ce qui fait bouillir la marmite, mais de cette envie de nous dépasser et qui caractérise si bien les Hommes.

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il y a 1 mois par olivierChaillot

Ton approche est juste mais ne prend pas en compte certaines dimensions du problème tel que l'impact du capital disponible sur la production de richesse ou les conséquences de la pollution sur la population ou l'investissement nécessaire pour maintenir le niveau de production de ressources fossile ou l'effondrement des rendements des terres arables ...

c'est bien ces interactions qui vont nous contraindre à changer de paradigme ... c'est tout au moins ce que certains scientifiques nous disent;

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il y a 1 mois par ChristopheFantoni

En ce qui concerne la pollution, notamment au niveau industriel, je peux en parler en toute connaissance de cause puisque cela fait maintenant plusieurs années que je travaille sur un projet d'usine propre. Une usine 2.0 capable de fabriquer du circuit électronique de manière totalement écologique.

Ce type d’usine est normalement très polluant, car nous sommes amenés à manipuler des produits chimiques qui, mélangés à l’eau, doivent être neutralisés avant d’être relâchés dans la nature. Cette neutralisation peut être faite, soit par l’adjonction d’un agent chimique, soit par l’utilisation de machines de traitement permettant à l’usine de réutiliser ses propres fluides. Or, de nombreuses usines en Asie ne neutralisent rien du tout du fait du coût écologique.

Pourtant, quand on discute avec des « spécialistes » français, on nous explique que ça ne sert à rien du tout de vouloir fabriquer en France ce type de produits, car les Asiatiques le font bien mieux que nous. En fait, si ça sert à quelque chose : ça sert à ne pas polluer la planète. Je me permets également de rappeler que dans les années 80-90, la France faisait partie des leaders mondiaux en matière de micro-électronique avec la trentaine d’usines qui émaillait notre beau territoire, et que c’est précisément la réglementation écologique qui commençait à se mettre en place qui a causé la disparition de vingt-cinq d’entre elles. Bref, à vouloir remonter une usine de ce type, il me semble tout à fait normal de vouloir intégrer une dimension écologique. Sinon, à quoi serviraient les leçons du passé ? 

Ce que j’essaye de dire par là, c’est que des solutions écologiques existent, mais personne ne souhaite les mettre en œuvre du fait de leur coût relativement élevé. Et le comble dans tout ça, c’est que ces coûts ne sont même pas financés par les banques. On nous explique alors – le sourire aux lèvres – que l’écologie, c’est avant tout du marketing pour les entreprises et de la communication pour les politiques…

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il y a 2 mois par FredericLibaud

Il faut faire très attention à ce qui se dit ou s'écrit.

Je ne citerais pas le nombre d'annonces, de lancement ou de soit disant nouvelles technologies plus ou moins fumeuses qui ont vites finis aux oubliettes.

IA et robotique sont en effet porteuse d'espoir, toutefois il faut savoir donner du temps au temps. Ils n'investiront pas notre quotidien du jour au lendemain et aussi rapidement que ne le prédisent certains chantres de ces technologies.

A contrario, il y a des enjeux sociétaux qui nous impose de préparer l'avenir, alors que nous avons pris beaucoup de retard du fait entre autres que nos élites non pas l'intérêt pour ces enjeux. Car ils mettent en cause leurs propres situation. Détourner le sujet de fond en éclairant sur un potentiel d'emploi dans les métiers du Numérique n'est pas une stratégie raisonnable. Car nous savons que les économies spécialisées sont généralement plus fragile.

IA et robotique ne pourront tout du moins dans un premier temps remplacer l'humain, que pour des tâches d'assistance ou de production simple. Nous sommes encore de loin de systèmes pouvant égaler toute les capacités de l'homme, fort heureusement. Par contre ils excellent sur des tâches techniques relativement simple.

Il nous faut donc faire monter en compétences toute une frange de la population, hors c'est notre système de formation initiale et continue qui ne suit plus, Et cela ne date pas d'hier, la faute à nos élites par manque de volonté de réforme encore une fois.

La question de fond est la, former et permettent à nos concitoyens d'acquérir/d'enrichir savoirs, savoir faire et savoir être. Ce qui pose d'autres questions bien plus profondes, que le simple fait de savoir si IA et robots vont entrer dans notre environnement. Chose inéluctable mais, qui n'est pas immédiate !

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il y a 2 mois par olivierChaillot

limiter la réflexion sur le travail au seul "emploi" n'est il pas restrictif ?

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il y a 2 mois par FredericLibaud

Restreindre le fond à la question de l'emploi est en effet restrictif à mon sens !

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il y a 2 mois par olivierChaillot

Le documentaire en lien ici pose la question de façon assez complète. Bien sur, il faut une heure pour la regarder ... mais il permet de se faire une idée des enjeux ... à voir !

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il y a 2 mois par PascalW

Bonjour,

Je ne sais pas si les politiques ne veulent pas endiguer le chômage mais une chose est certaine pour moi, ils sont plus focalisés sur les chiffres que sur ce qu’ils représentent. Le découpage en catégories homme/femme, jeune/vieux, etc montre selon une volonté de nivèlement des chiffres  plus que de réduction globale du phénomène.

Pour ce qui est d’espérer avoir les politiques qu’on mérite… J’ai surtout le sentiment que depuis un moment nous avons surtout réussi à ne pas élire des gens dont nous nous ne voulions pas ou plus. Voter semble être plus une réaction de rejet que l’adhésion à des idées.

Ce transfert du sens des indicateurs en sujet d’étude se retrouve d’ailleurs dans tous les secteurs de l’économie et de la société. Je pense que les médias, en pré-digérant les informations pour les masses, amplifient les raccourcis. On nous parle de salaire moyen plus rarement de salaire médian mais jamais de répartition autour de la moyenne. 

Je laisse chacun vérifier la définition officielle du pleine emploi, là aussi il s’agit d’un seuil statistique (Fin de l’aparté d’un statisticien agacé).

Je n’ai malheureusement pas retenu le nom de l’intervenant, mais en zappant ce matin, je suis tombé sur une personne qui proposait un parallèle un peu audacieux entre les grecs antiques et notre avenir. Les grecs étaient riches mais ne travaillaient pas eux-mêmes, ils utilisaient des esclaves pour cela, à l’avenir nous utiliserons les robots de la même manière. Il nous restera à redistribuer les richesses selon des modalités à inventer, le revenu universel étant une piste.

J’ai regardé le documentaire que tu as mis en référence et voir Pole Emploi parler de numérique et de digital m’a beaucoup amusé (nous avons déjà tenté de les distinguer dans une question précédente). Au royaume des aveugles…

J’ai le sentiment que nous sommes dans une première phase de cette révolution. Nous sommes dans une phase de recherche de rentabilité où les automates remplacent des être humains si couteux et fragiles…Aujourd’hui l’enjeu n’est pas d’offrir un meilleur service mais un service moins chers, tant pis s’il est moins bon… Le consommateur de toute façon fera avec, faute d’avoir le choix.

J’espère qu’à terme, une seconde phase, tournée vers le service et permettant de développer les valeurs humaines. Je suis sans doute un peu candide mais je crois que l’AI ne pourra jamais reproduire notre part d’irrationalité, de rêve, de créativité… Cette seconde phase pourra, je l’espère,  de nous focaliser sur cela.

Reste une question fondamentale : comment allons-nous gagner notre vie sans travailler? L’idée du revenu universel est une piste mais je crois surtout qu’il faudra inventer de nouveaux schémas de rémunération.

Autre axe de développement que j’espère: le lien social. Ce qui m’ennuie dans cette dématérialisation à outrance en cours, c’est la perte de lien social. Ce que je trouve grave dans l’évolution actuelle ce n’est pas tant la disparition d’emplois même qualifiés mais bien l’isolement social. Un isolement subit qui augmente l’individualisme et les relations artificielles. Il y a quelques années nous nous moquions de FaceBook en disant qu’avant on avait 10 amis et nous prenions l’apéro tous le soir et que maintenant nous avons 100 amis Facebook mais nous ne prenons plus l’apéro.

Le reportage en référence m’a fait un peu froid dans le dos en vantant l’argent facile, l’émergence de ce mouvement d’entrepreneurs qui ne construisent rien ! Le fantasme des starts-ups  à forte croissance. L’idée de ces entrepreneurs est de s’enrichir rapidement sans rien créer en propre autre qu’une plateforme web… Le candide que je ne vois pourtant pas dans Uber un modèle à suivre… Il ne profite qu’à celui qui « uberise ». Les Uberisés, eux, sont surexploités pour que les clients profitent d’un prix réduits en attendant d’être eux même uberiser. Le reportage le montre bien avec l’accroissement des travailleurs pauvres.

Mais là , tu l'as souligné le travail et l'emploi ne sont pas nécessairement 2 synonymes. L'humanité pourra être travailler sur la différence si elle n'a plus à se préoccuper de son emploi.

Le chômeur que je suis ne ce fait pas d'illusion, j'ai de plus en plus besoin d'un emploi (et rapidement) ou d'un travail tant que c'est rémunéré honnêtement par rapport à mes compétences, mon activité et mon projet de vie.

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il y a 1 mois par olivierChaillot

au delà de "gagner notre vie" la question pourrait bien devenir "comment comptabiliser les échanges entre les humains ... et pas seulement les échanges marchands"

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il y a 1 mois par PascalW

Effectivement, la notion même d'échange marchand risque de devoir évoluer. Il ne semble pas envisageable de vouloir redistribuer vers les machines une partie des richesses créées. De là à vouloir comptabiliser les échanges humains... Est ce que cela sera vraiment necessaire? N'y a t il pas un risque à avoir une approche comptable des relations humaines?

Selon moi, avoir des rapports comptables, c'est, à terme, chercher une performance économique. Le risque d'eugénisme décrié par les opposants au transhumanisme n'est pas loin.

Il serait bon alors que la société évolue vers un modèle social reposant sur le partage et la redistribution, y compris du savoir.  Je ne suis pas certain que les classes dirigeantes actuelles partagent mon envie.

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il y a 1 mois par olivierChaillot

Alors, il faut poser la question de la propriété et de la propriété intellectuelle ....

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il y a 1 mois par olivierChaillot

Je m'interroge (en reprenant les derniers échanges) sur le lien entre cette question sur l'emploi et celle-ci ... sur les valeurs humaines ...

Il me semble y voir une possible interaction ... mais je peux me tromper ;) Pourtant, il me semble difficile (pour ne pas dire impossible) de faire l'impasse sur ces aspects de la numérisation (entre autre) de nos sociétés que l'on continue à croire "modernes" :)

Qu'en pensez vous ?

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il y a 1 mois par FredericLibaud

Bonsoir,

Contribution supplémentaire pour alimenter vos réflexions : youtu.be/rJowm24piM4.

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il y a 1 mois par olivierChaillot

Au visionnage du lien, il semble que la question posée est loin d'être idiote !

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il y a 1 mois par FredericLibaud

En effet, Laurent Alexandre souligne bien dans quel état d'impréparation nous sommes faces aux déferlements de l'IA, de la robotique, ... même si cela sera probablement plus tardif que ce que disent les chantres de ces innovations.

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il y a 1 mois par olivierChaillot

il me semble toutefois que si le constat est facilement partageable, les solution me laissent sur ma faim ... n'y aurait-il pas de place pour une action démocratique, une décision collective, une régulation décidée ensemble ?

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