Bonjour à tous,

Je travaille actuellement au développement de plusieurs produits électroniques vidéo-ludiques qui devraient sortir dans le commerce d’ici la fin de cette année. ;) Depuis quelques jours, je m’interroge sur la stratégie à adopter en matière de propriété intellectuelle. Plus simplement, je cherche à remplacer mes noms de travail par des noms beaucoup plus commerciaux. J’ai donc commencé à étudier attentivement ce que propose ma concurrence et j’en ai tiré deux règles que je souhaiterais soumettre à votre jugement.

1) La première consiste à ne trouver que DES noms originaux et à les déposer « en l’état » (exemples chez Nintendo : Zapper, Wavebird, Wii, Nunchuk, etc).

2) La seconde consiste à ne trouver qu’UN nom original et à lui adjoindre des noms beaucoup plus communs, toujours avant de les déposer (exemples, toujours chez Nintendo : GBA Cable, Wii U Remote, Wii U Gamepad, etc).

La première règle me semble la plus idéale, mais c’est aussi la plus compliquée à mettre en œuvre étant donné qu’il faut faire preuve d’une originalité systématique, même pour les produits les plus insignifiants (ex. : pour des câbles, des adaptateurs, etc.).  

La seconde règle me semble plus accessible pour débuter, sachant que j’ai déjà eu l’occasion de la voir mise en pratique chez un grand nombre de fabricants (ex. : chez Sega, mais également, dans une moindre mesure, chez Nintendo).

Qu’en pensez-vous ?

Cette question a pour moi une réelle importance, car je souhaiterais mettre en place une réelle ligne de conduite en matière de propriété intellectuelle et m’y tenir tout le long du développement de ma gamme de produits.

Cordialement,

Christophe Fantoni

inpi propriété intellectuelle stratégie
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2 réponses

il y a 8 mois par gmaison

@ChristopheFantoni 

La première approche t'impose de devenir une plateforme de marques. Et comme tu l'as dit, il va falloir gérer du différentiel et de l'unicité.

La seconde approche t'impose une stratégie de marque. Elle est peut être plus pertinente si tes produits/services sont dans le même univers, complémentaires, etc.

par exemple, en créant le cluster inoo, nous avons en outre créé les inooTalks (conférences). L'avantage c'est que ta marque reste visible, malgré les déclinaisons. Ainsi, la stratégie marketing & communication marque globable sert également les déclinaisons de la marque, comme chaque déclinaison peut avoir une part propre de sa com & marketing...

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il y a 8 mois par ChristopheFantoni

Dans mon principal secteur, à savoir le monde merveilleux du jeu vidéo ;), le catalogue de marques par constructeur est, non seulement impressionnant, mais il est en plus systématique. D'ailleurs, il suffit de voir le nombre de marques déposées par Sega, Sony, Microsoft, ou encore Nintendo, pour s’en convaincre. Même les éditeurs de logiciels qui font un peu de matériel (comme Namco, Konami, etc.) possèdent un nombre de marques relativement impressionnant.

Pour moi, c’est cette répétition que je retrouve aujourd’hui sur tous les leaders de ce secteur qui m’incite à partir sur des bases identiques et donc à considérer cette approche comme « idéale ». Par ailleurs, j’ai aussi en tête ce que m’ont dit plusieurs banques sur mon projet d’usine 2.0 (évoqué ici même dans une précédente question) à savoir favoriser le développement d’une gamme de produits en OEM (pour Original Equipment Manufacturer) et en ODM (pour Original Design Manufacturer) et donc, logiquement, en marque blanche. Il me sera ainsi beaucoup plus simple de proposer une licence sur la marque originale d’un produit à un client qui pourra ainsi l’exploiter sous sa propre marque commerciale. Pour moi, il y a donc un  distinguo à faire, avec d’un côté la marque de la société, et de l’autre la marque du produit.

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il y a 8 mois par usercentric

ChristopheFantoni oui le principe de la marque ombrelle protégée et des déclinaisons non protégées me semble pragmatique.

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il y a 8 mois par usercentric

La 2de règle me semble préférable au début pour une simple raison : le coût de dépôt de marque car je suppose que dans ton secteur il vaut mieux se protéger terre entière et cela coûte très cher (sans parler du fait que tu as intérêt à prévoir un budget juriste).

Pour info, un ami s'est fait choper par Microsoft une marque qu'il avait déposé, il a gagné son procès. Le + : il a touché un beau paquet, le - : il a du faire 8 ans de procédures.

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il y a 8 mois par ChristopheFantoni

Depuis le début, je suis certain qu’il s’agit là de la bonne approche pour débuter. Toutefois, je reste persuader qu'il faut que je fasse au moins une distinction entre la marque de mon entreprise et celle de mes produits, en utilisant le principe du rajout d'un nom basique accolé au nom du produit pour multiplier celle-ci. Car mettre des produits dans le commerce, en passant par des distributeurs, signifie de renouveler sa gamme de produits dans le temps, non pas en la faisant évoluer technologiquement, mais en rajoutant/ou en enlevant des éléments qui composeront l'édition/le packaging du produit. Et difficile, dans de telles conditions, de déposer systématiquement un nouveau nom pour designer le « nouveau » produit.

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