Vu sur Linkedin, une personne au chômage refuse un poste à 1250€ net/mois car elle estime que ses compétences méritent plus. 

Pourtant, un indépendant clairement n'a pas le choix parfois et ça n'a rien à voir avec sa valeur.

Quel est votre avis ?

Merci de vos retours et réflexions.

chomage emploi freelance indépendants salariat
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6 réponses

il y a 2 ans par EtienneZulauf

Je ne comprends pas pourquoi tu dis "pourtant, un indépendant clairement n'a pas le choix parfois" ?

En étant indépendant on a encore plus le choix de définir son prix et de sélectionner attentivement ses clients et ses missions, pourtant.

Peut-être que tu fais référence au lancement de l'activité pour certain(e)s, mais là aussi aucune obligation de baisser le pantalon ou de marcher sur ses valeurs.

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il y a 2 ans par ChristopheFantoni

Personnellement, je ne marchande jamais mes prestations de service : le client a mon prix et il est libre de l'accepter ou de le refuser. Jamais je ne baisse mon pantalon - pour reprendre l'expression @EtienneZulauf  - simplement pour gagner un marché. Mes prix sont basés, non pas sur des critères purement subjectifs, pour ne pas dire personnels, mais bien sur le coût du temps et de la complexité du travail demandé. Ainsi, il est hors de question pour moi de travailler des semaines sur un projet hautement technologique et n'être payé qu'un simple SMIC, même si cela me garantit près de 6 mois de travail. Pour moi, c'est aussi une question d'éthique personnelle.

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il y a 2 ans par gmaison

Loi de l'offre et de la demande, en passant par la nécessité ou l'éthique personnelle. Il n'y a pas de véritable règle, ni de manière aussi simple de résoudre cette question. 

Selon moi, la rémunération n'est pas liée aux années d'études ou aux qualifications, mais bien à la valeur ajoutée qu'une personne peut apporter, que ce soit en tant que freelance ou en tant que salarié. Souvent les qualifications et diplômes peuvent préjuger de la valeur ajoutée, d'un point de vue technique. Mais quid de la valeur ajoutée par un savoir-être, par sa bienveillance ou son apport humain ?

Après, et là c'est plus difficile, il faut être en mesure d'évaluer la valeur que l'on apporte à l'entreprise (en tant que freelance ou en tant que salarié). Avec, cependant, pour les freelances, le fait qu'en tant que structure, ils ont des frais que n'ont pas les salariés...

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il y a 2 ans par JoyceMarkoll

Quel que soit le tarif des missions, bas, haut, dans la norme, ce n'est pas comparable avec la rémunération salariale. Une mission peut être rémunérée plus, ou moins, comme dit @EtienneZulauf tu peux accepter ou refuser une mission selon tes propres critères, et si jamais tu t'es trompée en acceptant une mission qui au final ne te convient pas elle ne durera pas dans le temps, et il n'y a pas de lien de subordination contrairement à ce qui se passe avec un contrat de travail. Un emploi au contraire implique une contrainte qui dure le temps d'un contrat, qui peut être CDD ou CDI. Un CDD ou un CDI impliquent aussi que tu ne peux pas quitter ton emploi aisément, sans que cela vienne avec un lot d'inconvénients.

Si la personne estime que ses compétences valent plus, elle a intérêt à ne pas brader son temps disponible en acceptant de le mettre au service d'une entreprise qui ne compensera pas le temps qu'elle passe à occuper son poste de manière juste. Et si elle accepte de s'engager pour moins que ce qu'elle pense être correct d'accepter, comment lors de nouvelles opportunités pourra-t-elle justifier d'une exigence salariale plus élevée ?

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il y a 2 ans par PascalW

Bonjour,

Je ne comprend pas vraiment où est l'opposition dans l'exemple.

Personnellement, je refuserai aussi un poste à 1250 €net par mois que ce soit comme salarié ou comme indépendant.

Je pense que  la rémunération reflète clairement le niveau d'attente et de considération du recruteur ou du client sur la mission ou le poste proposé. C'est le reflet direct de ce que l'on va vivre dans cette entreprise.

Lors d'une précédente période de chômage, j'ai accepté un poste d'ingénieur système avec 10 ans d'expérience payé au SMIC (offre raisonnable d'emploi Selon M SARKOZI). Le résultat a été simple: au bout de 2 semaine, j'ai démissionné (et fait une dépression). Je n'avais jamais été aussi mal traité dans une entreprise!

Ce que j'ai fini par comprendre avec le temps peut se résumer ainsi:

- Si la rémunération n'est pas honnête l'entreprise ne l'ai pas non plu,

- Si on négocie à la baisse, on dégrade la solution finale,

- Si on n'a pas confiance, il ne faut pas y aller (sous peine d'y laisser sa santé)

En clair, à mons que le mois ne dure que 3 jours, sinon je ne suis prêt aujourd'hui à travailler pour 1250 € que si je n'ai aucune expérience dans le poste proposé.

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il y a 2 ans par martin

Je ne suis pas fan du "politiquement correct", (cela me fait chier, haha) mais je pense qu'il faut quand même éviter des termes tels que "solution finale".

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il y a 2 ans par PascalW

Je pense le contexte de ma réponse ne laisse aucune place au doute ou l'amalgame avec le nazisme.

Je pourrai bien sûr simplement changer par l'expression "solution délivrée" ou "solution retenue".

A ce compte là, il faut me reprendre aussi à chaque fois que je parle de collaborateurs  pour parler des employés...

Mais je pense que votre remarque est une boutade et donc je ne vais pas chercher à me censurer.

Merci pour ce moment d'humour

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il y a 2 ans par martin

Eh ben non, c'est rare mais il m'arrive de ne pas faire d'humour. Oui, l'usage de ce terme dans son contexte est clair, mais en même temps, il est susceptible de heurter, car il banalise un évenement hors-normes et terrible. Mon conseil donc est maintenu, même si je ne vais pas demander que tu modifies ton poste original.

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il y a 2 ans par PascalW

 Cher @martin  

Les évènements horribles et terribles se sont succédés aux cours des âges, les évènements hors normes également. Nous devons néanmoins vivre avec et, d'une certaine manière tourner la page sans nier ni oublier.

Nous l'avons fait pour les croisades, pour le genocide d'une centaine de millions d'amérindiens, pour les dizaines de millions de morts des régimes communistes...

Pourtant aujourd'hui, il ne semble pas avoir de tabous à parler d'église, de western et le communisme n'est pas non plus interdit, il faudra bien que les esprits s'apaisent.

Je ne banalise rien et je regrette que cette question soit détournée ainsi sur un débat qui ne le mérite pas à mon sens.

Si des gens ici, sont heurtés par mon utilisation de l'expression "solution finale" dans le contexte d'une réponse à une question qui n'a rien à voir avec la Shoah, le nazisme, l'intolerance religieuse ou la cruauté humaine, je leur demande de m'en excuser et je leur conseillerai de prendre leurs petites pilules jaunes (celles qui mettent de bonne humeur). Il est important pour eux de mettre en perspective ma réponse et l'offense qu'ils ressentent.

Il me semble inutile de poursuivre ainsi un débat hors sujet face à la question de notre amie @Charlene. Ce n'est pas sympa pour elle.

Je te propose, si tu souhaites poursuivre le débat, de poser à une question dédiée où chacun pourra s'exprimer sans chercher la polémique, ni cannibaliser la question d'un autre membre.

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il y a 2 ans par FredericLibaud

Bonjour,

Il ne doit pas y avoir opposition entre salariés et indépendants.

A contrario, le lien de subordination entre le salarié et sa hiérarchie (l'entreprise) existe. Tandis qu'il ne doit en aucune manière y en avoir avec dans la collaboration entre un client et son prestataire. Ce dernier doit pouvoir dire non à son client.

Il va donc de soit que la tarification est définie par le prestataire et non pas le client, alors que l'on peu voire se type de pratique dans certains secteurs.

La tarification ne doit pas être faite au "doigt mouillé" donc "au pif" mais de façon sérieuse. Déterminer en fonction de paramètres dont seul le prestataire à le secret ou tout du moins la connaissance. En fonction du domaine, de son positionnement, etc. Et prend naturellement en compte les charges qui découlent de l'activité. Mais aussi le risque de période d'inactivité, alors que pour ce cas, c'est l'entreprise qui le prend en charge, quand il s'agit d'un salarié.

D'une certaine manière il y a depuis quelques années un certain mélange des genre et depuis l'avènement du statut auto-entrepreneur cela n'a pas arranger les choses. Je ne critique pas ici celui-ci, d'ailleurs je l'ai toujours défendue, mais je fais simplement un constat. Il y a ainsi des pratiques qui doivent êtres dénoncées, comme le fait qu'une entreprise emploi à temps plein des auto-entrepreneurs. D'ailleurs au passage, elle risque gros puisque les URSSAF peuvent solliciter une requalification par la justice. Cela c'est vue ailleurs pour d'autres cas.

Enfin, la notion de salaire et rémunération dans le cadre de la question est difficilement évaluable. Car vous ne précisez pas le type d'emploi, les études nécessaires, l'expérience requise, ...

On ne propose pas ainsi un salaire de débutant quelque soit le domaine à une personne expérimentée. L'annonce doit donc être rédigée correctement. Préciser un minimum d'informations, pour que les candidats susceptibles d'êtres intéressés se positionnent.

Certes vous aurez toujours des personnes qui estimeront que l'offre salariale n'est pas suffisante, mais cela fait partie du jeux en fonction du secteur d'activité, du domaine technique, ...

Allez proposer un salaire au SMIC à certains profiles dans les métiers du numérique, on est "pile poil" dans la situation. Vous les ferrez fuir plutôt qu'autre chose. Alors que dans certains cas les rémunérations peuvent atteindre des sommes importantes.

C'est pour cela qu'il faut suivre les niveau de rémunérations, une tâche de plus pour le équipes de management, les ressources humaines ou au pire le dirigeant. Sans cela c'est le risques que les collaborateurs et surtout ceux de valeurs partent. D'où un "Turn Over" très élevé dans certaines branches.

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