Les limites des résultats proposés par l'algorithme de mon moteur de recherche sont atteintes: faire une recherche sur le recrutement me place systématiquement en position de demandeur d'emploi!

J'espère que vous saurez me donner des éléments de réponse.

Je cherche donc à savoir quelles sont les limites légales d'un recruteur et en particulier si le fait de recourir à une société extérieur (et même extérieur à l'Europe)  pour contrôler non pas la validité du CV mais bien le profil du candidat est bien légale?

J'ai entendu parler à plusieurs reprises d'une société étrangère qui noterai les profils vert/orange/rouge suivant si le candidat a eu ou pas des problèmes dans sa vie professionnelle ou pas. Cela concerne de plus en plus d'entreprise en France surtout que le cout est modique tant qu'on ne veut pas connaitre la raison du classement.

Qu'en pensez vous? (autant dire que si vous êtes rouge, votre vie va devenir compliquée)

#loi recrutement ressources humaines
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2 réponses

il y a 3 mois par olivierChaillot

Bonjour Pascal,

j'espère que tu va bien, et que tout roule pour toi.

je ne comprends pas bien ta question ...sur quelles bases cette notation est effectuée ? parce que vérifier un CV est, si ce n'est systématique, une pratique relativement répandue... et pouvant être très invasive ...

mais là, ce n'est pas de ce genre de pratique dont tu parles ? il me semble comprendre que cela relève plus du traitement automatique des données "en lignes" ou des traces "virtuelles" laissées par chacun ?

me trompe-je ? peux tu m'éclairer ? donner le nom de l'entreprise dont tu parles afin que je me rende compte ?

merci

Olivier

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il y a 3 mois par PascalW

Bonjour Olivier, 

Je n'ai malheureusement jamais réussi obtenir le nom de cette société basée outre atlantique. Pour me faire une opinion personnelle.

Effectivement lors d'un recrutement, le recruteur peut être tenté d'appeler le ou les précédents employeurs pour en savoir davantage  sur un candidat, parfois même on demande des références à partir d'un certain niveau de poste.

Imaginons une société qui te propose de vérifier le passé de tes candidats à un poste en allant interroger leurs passés un peu comme le ferait l'état pour une habitation de défense.

Mais avec un business modèle simple: si tu leur donnes des infos quand ils te donneront une note, un niveau de risque sur les CV que tu leur pousses. Si tu veux connaitre le détail de l'enquête, par conte, il facture.

Ce qui me gène c'est qu'on n'est plus dans la prise d'information RH mais que tous les aspects de vie professionnelle "remontent" par ce biais y compris des appréciations anecdotiques de gens qu'on a pu croiser et bien sûr je m'interroge sur le droit à l'oubli (est il juste de juger toute une carrière sur un échec ou une erreur?)

Je n'en sais pas beaucoup mais la gène de ceux qui m'en ont parlé quand je revines sur le sujet me laisse supposer que ce n'est pas très "propre" 

Aujourd'hui, le système semble avoir été adopté dans beaucoup de sociétés du Cac40 et de leurs prestataires et sous traitant.

Comment ai je eu connaissance de ce système ? par des amis bien renseignés et parce qu'on avait remarqué un nombre anormal de "fin de mission non justifiée" au bout de 2 ou 3 semaines chez les prestataires informatiques de la région.

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il y a 3 mois par ChristopheFantoni

La question est difficile, car elle fait surtout appel à l'expérience de chacun face à un recruteur. Je vais donc donner mon avis, mais il ne s'agit vraiment que de mon avis personnel. Et cet avis reflète avant tout mon expérience.

Pour moi, ce ne sont que des incompétents de la pire espèce. Des incompétents qui utilisent cette pseudo toute-puissance pour faire peur, pour terroriser même, ceux qu'ils souhaitent embaucher (ou exploiter -- c'est la même chose). À une époque, je les remettais gentiment à leur place. Malheureusement, ce refus de me plier ouvertement face à cette caste m'a valu quelques années de chômage. À l'époque, j'ai également eu droit à des menaces (du genre "je vais tout faire pour que plus jamais vous ne retravaillerez dans la région" ou alors "je vais vous griller dans le métier"). Et comme je peux être du genre très, très méchant -- surtout si on me cherche sans raison -- il m'a souvent fallu répliquer, soit de manière légale (en prenant un avocat et en envoyant quelques gentils courriers recommandés pour leur rappeler la loi -- j'ai même été jusqu'à envoyé un huissier pour faire saisir les notes prises par le recruteur lors de l'entretien !), soit de manière technique (ex : en pénétrant sur leur serveur par une énorme back door, en laissant un petit mot gentil dans la voiture -- pourtant fermée électroniquement à clé -- du recruteur, etc). Certain ne m'ont pas cru et en ont fait les frais (car comme je suis du genre procédurier, je vais toujours jusqu'au bout des choses). Je ne vous cache pas que la plupart du temps les menaces disparaissaient comme par enchantement, car j'ai toujours montré que je ne plaisantais pas. Je ne suis pas Corse pour rien.

Mais cette stratégie s'avère assez épuisante, et aujourd'hui, je travaille beaucoup plus en manipulation mentale face aux recruteurs. J'arrive donc à me vendre, à signer des contrats, mais en donnant toujours l'impression que c'est le recruteur qui a la main. Aujourd'hui, la plupart du temps, c'est moi qui dirige le jeu. Le dernier exemple en date -- il date de quelques semaines --, le recruteur me dit : "Je vous ai cherché sur Internet et je ne vous ai pas trouvé". Et moi je lui réponds : "C'est normal, comme je suis un ancien hacker professionnel, j'ai volontairement effacé toutes mes traces". Un silence s'installe. Là, le recruteur réfléchit. En moins de quelques secondes, je venais de lui montrer que je n'étais pas un incompétent et qu'il avait tout intérêt à me traiter comme un véritable professionnel.

Mon conseil est donc de toujours leur tenir tête et d'utiliser pour cela leurs outils, tout en restant dans la limite de la légalité (ce que j'ai toujours fait, étant donné le hacking est aujourd'hui protégé par la réglementation européenne).

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il y a 3 mois par PascalW

Bonsoir,

Par principe et par fierté, je ne céde pas au chantage. Cela m'a déjà couté des postes mais c'est ça.

Par contre, je refuse de croire et de vivre ma carrière professionnelle comme un conflit ouvert. Je me suis beaucoup battu pour simplement travailler dans une région où l'activité est assez limitée. Je refuse de croire qu'il y a une guerre entre candidat et recruteur.

Vous dites que ce sont des incompétents? cela ne les rend pas moins dangereux. 

Le monde s'est étonné de découvrir que la Chine faisait de la reconnaissance faciale à grande échelle, pour le système dont je parle est plus dangereux parce que contrairement au peuple chinois qui sait être surveillé, ici personne ne sait que cela existe et que c'est déjà utilisé.

Merci de votre témoignage

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il y a 3 mois par ChristopheFantoni

Aujourd'hui, je suis également contre le conflit ouvert entre le salarié et l'employeur. Cela n'apporte rien de bon. Ni pour l'employeur, ni pour le salarié.

Dans la mesure du possible, j'essaye toujours de trouver des sociétés qui n'utiliseront pas des moyens pas très propres pour faire leur métier. Si c'est le cas, je leur fais face et je leur montre que - moi-aussi - je peux utiliser des moyens à la limite de l'égalité. Là, tout de suite, ça calme le jeu.

Le paradoxe, c'est que cet affrontement direct vous fait parfois gagner un profond respect face à ces employeurs indélicats. C'est pour cela que je recommandais de faire face... mais sans céder au chantage, bien évidemment.

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