Bonjours a toutes et a tous 

Ma question concerne une innovation que j'ai dessiné et que j'ai fabriquée moi même pour en avoir le coeur net pour son fonctionnement .Il s'avère que c'est positif .

Cette innovation concerne un lutrin pour lire et pratiquer le multimédia .

D'après mais recherche il n'existe pas ce modèle  mais mon problème c'est de la vendre  car je n'ai pas de société et je suis un particulier donc je voudrais avoir vos conseils car je ne sais plus quoi faire .

Bien sûr j'ai protégé mais dessins et modèles mais comment faire a ce stade de la vendre a une entreprise ou une société 

Merci pour vos conseils et votre avis a ce sujet 

Merci a toutes et a tous 

innovation vendre
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3 réponses

il y a 2 mois par ChristopheFantoni

Bonjour,

Rappelons déjà qu'une idée, ça ne se vend pas. Légalement, c'est même invendable, car considérée « comme dans l'air du temps » (donc accessible à tout un chacun).

Ce qui peut se vendre, par contre, c'est le développement de cette idée, c’est-à-dire le brevet qui en découle. À ce stade-là, vous pourrez alors négocier le prix de vos licences, votre intéressement aux bénéfices, que vous soyez un simple particulier ou une entreprise. Mais sans ça, autant le dire tout de suite : c'est comme si vous n'aviez rien entre vos mains.

J'insiste sur l'idée de brevet, car protéger dessins et modèles — d'ailleurs, de quelle manière l'avez-vous fait ? — ce n'est que protéger qu'une infime partie de votre invention. Ainsi, si vous vous êtes contenté de faire un simple dépôt de vos dessins et modèles chez un notaire en ligne (comme chez CopyrightFrance par exemple), c’est comme si vous n’aviez rien fait, à part fixer une date pour l’antériorité juridique.

Je rappelle aussi qu'une idée, ça peut se voler... et de manière complément légale. Le brevet est d’ailleurs le moyen le plus efficace pour protéger votre idée, ou du moins le développement dont vous souhaitez revendiquer la paternité. Mais rien n’empêche une société de développer légalement votre idée dans un sens différent du vôtre.

Pour être tout à fait exact, une idée développée — sous la forme d'un brevet, donc — se vend le mieux, et à prix d'or, seulement durant les 18 mois qui précède son dépôt, car ensuite votre brevet devient public, et donc accessible gratuitement à n'importe quelle entreprise qui peut ainsi, disons, s'en inspirer.

Comme je vous l’expliquais précédemment, une invention se vend (très) bien durant la période des 18 mois qui suivent votre dépôt de brevet. Il n’y a d’ailleurs pas besoin pour cela d’avoir un dépôt de brevet absolument exemplaire. Vous pouvez parfaitement vous contenter des grandes lignes en travaillant essentiellement sur la partie « revendications » — et survoler la partie « technique » de votre dépôt.

Par ailleurs, il est aujourd’hui parfaitement possible de déposer soi-même son invention, en 24 h, en suivant les instructions que vous trouverez dans plusieurs livres anglais, à commencer par « Patent Pending in 24Hrs » ou « Patent It Yourself » (de David Pressman, aux éditions NOLO). Mais attention, il ne s’agit là que d’un dépôt de brevet temporaire, à très faible coût, surtout valable sur le territoire américain (ou pour être plus exact, sur la plupart des pays du common law – soit presque la moitié du monde), et que l’on utilise que lorsque sait pertinemment que son invention sera très rapidement obsolète (souvent, en 18 mois). Les Chinois, à juste titre, l’utilisent beaucoup sur leurs produits. On reconnaît d’ailleurs ce type de dépôt avec la mention « Patent Pending » qui doit normalement figurer sur le produit protégé. Après, il ne s’agit là que d’un choix personnel : faire les choses propres, « à la française », avec toutes les contraintes que cela comporte, ou utiliser certaines astuces légales, à l’internationale, pour pouvoir tout de même déposer son brevet.

Pour finir, rappelons qu’une solution pourrait être de rentrer en tant que salarié dans une société susceptible d’être intéressée par votre idée, par vos dessins et modèles, etc. Vous partageriez ainsi sa paternité, si ce n’est que le coût de son dépôt de brevet serait pris en charge par l’entreprise et non par vous-même. Par contre, n’attendez pas, vous, l’inventeur, à être traité financièrement d’égal à égal avec l’entreprise, puisque cela reste avant tout son brevet étant donné que c’est elle qui paye.

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il y a 2 mois par GeorgesParcy

C'est encore moi j'avais oublié de vous informer que pour ma part en tant que retraité vue les prix pour déposer un brevet ça fait peut les tarifs :sob:

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il y a 2 mois par ChristopheFantoni

Je vous invite à vous rappeler ce vieil adage qui dit que « l'argent appelle l'argent ». C'est d'autant plus vrai dans le monde des affaires et encore plus dans celui de l’innovation.

Ainsi, si sur votre propre invention, vous n'investissez pas le maximum de vos ressources financières, comment voulez-vous l'entreprise que vous avez en face de vous fasse de même ? Parce que votre invention marche ? Mais des inventions qui marchent, les entreprises en conçoivent des tonnes et des tonnes. Par contre, très peu d'entre elles sont brevetées. En fait, c'est l'aspect commercial — l'argent, donc — qui dicte le plus souvent son dépôt de brevet.

En clair, quand on est certain de rentrer dans son argent avec son innovation, on n’hésite rarement à investir. Si on hésite, c’est qu’on n’est pas sûr. Le problème, c’est que cette hésitation, vous pouvez être certain que vos acheteurs potentiels la ressentiront de la même manière que vous. Et donc, dans le doute, ils vont — eux aussi — s’abstenir.   

Innover, c’est faire de la technique, du commercial, de l’économie, du marketing, mais aussi (et surtout) beaucoup de psychologie.

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il y a 2 mois par GeorgesParcy

Bonjour Christophe 

Merci pour votre réponse et je comprends bien votre commentaire et c'est bien pour cela que je me suis inscrit sur ce site pour m'éclairer sur mon problème .

Mais j'ai fait l'effort de construire matériellement mon innovation. Car je voulais pouvoir en discuter avec un professionnel afin de le convaincre que tout fonctionne et que ce ne sont pas que des dessins ,mais du concret .

Si vous avez d'autres idées ou commentaires c'est avec plaisir de vous lire

ovation pour utiliser mon innovation c'est déjà une preuve

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il y a 2 mois par ChristopheFantoni

Personnellement, je vous invite à ne surtout pas baisser les bras, car déposer un brevet pour pouvoir vendre son invention à d'autres, cela prend beaucoup, mais vraiment beaucoup de temps.

Dans mon cas, par exemple, il m'a fallu 7 ans entre le prototypage du développement de mon idée et son dépôt de brevet, dépôt qui aura lieu finalement au début de l'année prochaine. Or, mon invention reste, encore aujourd'hui, toujours d'actualité. Ce que j'essaye de vous dire par là, c'est que votre première innovation — votre invention brevetable — doit toujours être une innovation de rupture, et non de confort, si vous voulez avoir la chance de pouvoir, un jour, la commercialiser.

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il y a 2 mois par GeorgesParcy

Bonsoir Christophe 

J'ai pris connaissance de votre dernier message ,et je vous en remercie .vous avez certainement raison .Je vais voir quel tarifs pour déposer un brevet .

Avec mes remerciements 

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il y a 2 mois par ChristopheFantoni

Si vous êtes totalement désargenté, vous pouvez également passer par l'un des nombreux dispositifs d'accompagnement de votre région (incubateur, accélérateur, etc), ce qui vous permettra de vous faire financer en grande partie votre dépôt de brevet.

Si vous ne connaissez pas le nom de ces structures, le plus simple est d'aller/de prendre rendez-vous à la CCI de votre région et de leur poser directement la question : "je suis inventeur et je souhaiterais me faire accompagner dans mon dépôt de brevet".

En échange, l'incubateur / l'accélérateur vous demandera probablement de partager la paternité de votre invention (notez que c'est exactement la même chose lorsque votre brevet est déposé par une entreprise que vous avez intégrée, vous, l'inventeur, en tant que salarié).

Personnellement, c'est exactement ce que l'on m'a proposé, à savoir un billet de 5000 € pour m'aider dans mon dépôt de brevet, couplé à un accompagnement via un conseiller en propriété intellectuelle. Et j'ai refusé, car après 7 à 10 ans de recherche, il fallait que je leur cède 50% de la paternité de mon invention.

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il y a 2 mois par olivierChaillot

quel est le mot important dans la question ?

particulier ? rien n'empêche un particulier de vendre quoi que ce soit, neuf ou d'occasion ...

innovation ? en quoi la vente d'une chose nouvelle diffère de la vente d'un chose moins nouvelle ? y a t il une particularité discriminante autour de la vente d'une innovation par rapport à une autre vente ? par sûr !

vendre ? nous touchons là le sujet de fond ! qu'est-ce que vous vendez ? une innovation ? personne n'achète une innovation ! vous pouvez économiser votre énergie ! alors? vous vendez quoi ? un profit potentiel ! c'est à dire un ticket de loterie gagnant parce que le tirage a déjà eu lieu ! donc vendez un potentiel de CA, une amélioration de la marge faite, un avantage concurrentiel, un niveau de maitrise d'un FCS amélioré, ...

voilà surement les bonnes questions à se poser !

ensuite, effectivement, il vaut mieux être propriétaire de ce que vous vendez ... brevet, marque, modèle, dessin, secret, ... ne sont que des moyens ...

bon courage

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