Je remarque que les deux termes sont utilisés comme des synonymes, mais il me semble qu’il existe des différences entre eux. S'il vous plaît, pouvez-vous m'aider avec cette question?

corporate hacker corporate hacking hacktivateurs intrapreneur intrapreneurship
3
3

5 réponses

il y a 2 mois par ArnaudLemoine

Le corporate hacker est une sorte de corsaire.. il agit sans autorisation réelle de sa structure, il est juste toléré ?.. l'intrapreneur est officialisé dans sa démarche. C'est une décision de la direction de l'entreprise.

Tu dois surement connaitre cette association hacktivateurs.co/ 

3
il y a 2 mois par ChristopheFantoni

Personnellement, si j'étais chef d'entreprise et que je découvrais que l'un de mes salariés est payé de ma poche pour bricoler, pour "hacker" donc, dans son coin, et bien, c'est simple : je le vire sans ménagement.

J'estime que ce n'est pas à moi, chef d'entreprise, de financer les désirs de liberté, d'individualisme, de mes salariés. S'ils veulent le faire, ils n'ont qu'à se mettre à leur compte. Fondamentalement, une société, c'est avant tout un groupe.

Le hacker, par définition, est une personne qui agit seul. Il agit d'abord pour le compte de sa petite personne, et s'il voit un intérêt - par forcément qu'économique - il peut partager ses découvertes.

Par ailleurs, un hacker est quelqu'un qui se doit d'avoir un très haut niveau d'expertise dans sa branche pour être d'une quelconque utilité à une entreprise. Donc, on le paye toujours grassement. Or, dans ces conditions, il vaut mieux que son activité soit parfaitement encadrée par l'entreprise, histoire que celle-ci ne jette pas son argent par les fenêtres.

2
il y a 2 mois par ArnaudLemoine

@ChristopheFantoni je parle de corsaire et non de pirate.. car le hacking corporate doit ce faire avec un certain laisser faire volontaire de la hiérarchie (ou bienveillance); il ne doit pas être pour un intérêt personnel pour l'intérêt de l'entreprise et peut déboucher, quand cela est bien fait, sur de l'intrapreneuriat

3
il y a 2 mois par ChristopheFantoni

Je rappelle que le corsaire, c'était un pirate dont les faits et gestes étaient tolérés, mais dès que ces derniers n'allaient plus dans le sens de la monarchie en place, il redevenait aux yeux de tous un pirate. Et c'est bien là la caractéristique principale du pirate / du corsaire en 2019 : il a deux faces. La lumineuse, celle qui arrange tout le monde, et la sombre, celle qui sommeille au plus profond de lui.

Or, un "Corporate Hacker", c'est exactement ça. Sa face lumineuse, c'est d'aider indirectement son entreprise par l'utilisation de méthodes peu orthodoxes, et sa face sombre, c'est de devenir indépendant en montant sa propre boite, même si pour cela, il doit planter tout le monde (et j'en ai connu pas mal, des "corporates hackers", qui ont méchamment planté leur boite pour leurs seuls petits plaisirs personnels).

Bref, comme je le disais un peu plus haut, je préfère largement virer quelqu'un qui sera, à un moment ou un autre, nuisible à mon entreprise, que de continuer à le payer grassement en me berçant d'une illusion bien naïve sur le fait "qu'il agit pour le bien de tous".

1
il y a 2 mois par dvandeth

@ChristopheFantoni je comprends cette logique un peu strict (le boulot, c'est sérieux !) mais dans la réalité, on est toujours obligé de bricoler si on veut faire son travail. C'est tellement vrai que lorsqu'on s'arrête de "faire marcher l'organisation", ça s'appelle la grève du zèle, il suffit d'appliquer toutes les procédures et tout se bloque. C'est pour ça qu'à mon avis, il faut être souple et accueillir la déviance positive en entreprise, ce qui ne veut pas dire oui à tout. Et en effet, il se peut que le corporate hacker soit sanctionné pour ses écarts. C'est toujours lui qui prend le risque et c'est souvent au regard des résultats qu'il est toléré, voire encouragé. Votre avis ? A lire aussi tous corporate hacker ou presque que j'ai indiqué dans une autre réponse.

2
il y a 2 mois par ChristopheFantoni

Mon approche est beaucoup plus pragmatique qu'un simple avis personnel sur la question.

En effet, je travaille actuellement sur un projet de société mi-artistique, mi-technologique, et je rencontre actuellement plusieurs gros investisseurs, car il me faut lever environ 1.5 million d'euros. Eh bien, la première question que l'on me pose est invariablement la même, à savoir : "avez-vous besoin d'autant de personnel pour débuter ? (on parle de 50 à 70 personnes). Ma réponse est "oui, bien évidemment, c'est aussi pour cela que je recherche de l'argent. Je ne peux pas tout faire moi-même.".

Tout cela pour dire que le premier poste sur lequel on s'acharne, histoire de le réduire à sa peau de chagrin, c'est toujours celui de la masse salariale. Or, si vous ne pouvez pas vous fier aveuglément sur le personnel que vous engagez, car il ne se donne pas à fond dans son travail (puisqu'il est sur son petit projet personnel, celui de sa société dans la société) autant, effectivement, n'embaucher personne. Quelque part, je comprends la logique des investisseurs.

Or, comme je leur explique, j'ai pour principe de travailler en équipe. Bref, si je réussis, alors tout le monde réussit, les investisseurs y compris.

1
il y a 2 mois par ArnaudLemoine

J'ai quelque exemple ou le hacking corporate a fait gagner beaucoup d'argent à l'entreprise..!

2
il y a 2 mois par ChristopheFantoni

Je ne doute absolument pas qu'il existe des exceptions qui confirment la règle.

Personnellement, le dernier "Corporate Hacker" que j'ai connu, il a fait perdre près de 600 000 € à l'école dans laquelle j'enseigne. Pour cela, il a monté "une école dans l'école" (sous la bénédiction de la direction) en estimant, à la fin du compte, qu'il valait mieux prendre son indépendance. Bref, au bout de quelques mois, il est parti monter sa propre école en embarquant avec lui près de 60 élèves. Et des exemples de ce type, j'en ai des valises pleines (depuis plus de 10 ans que j'enseigne).

Je reste donc toujours autant convaincu que les salariés doivent être cadrés, suivis, pour qu'ils puissent réellement donner le meilleur d'eux-mêmes étant donné que pour moi la liberté absolue en entreprise ne peut mener qu'à la ruine.

2
il y a 2 mois par dvandeth

J'ai écrit un article à ce sujet: tous corporate hacker ou presque : un corporate hacker tord les règles de l'entreprise pour bien faire son travail. Dans cette définition, nous sommes quasiment tous des corporate hackers, mais seuls certains le revendiquent. Un intrapreneur est un salarié qui utilise les techniques de l'entrepreneuriat pour faire avancer son projet. Certains le sont dans un cadre institutionnel (=ils ont été sélectionnés), d'autres s'auto-déclarent intrapreneurs. Et dans tous les cas, un intrapreneur aura besoin d'une approche corporate hacker pour réussir. Qu'en dites-vous ?

3
il y a 1 mois par Hervemary

La réponse est dans la question. Et les deux n'ont absolument rien à voir.


L'intrapreneur est invité avec une certaine autonomie, à tester ou créer une nouvelle activité, une nouvelle branche, un nouveau produit ou service en utilisant  généralement les méthodologies et ressources de la structure.

Le corporate Hacker ne va nécessairement créer un service ou produit nouveau. Mais il va créer de nouveaux process, de nouveaux circuits de décision,  permettant de sortir plus vite, à moindre coût ou avec une plus grande valeur ajoutée, des services ou produits généralement existants.

3
il y a 1 mois par Casals

Je me demande quelle est la similitude entre ces réseaux les corporate hackers et les cercles de contrôle de la qualité des systèmes de gestion de la qualité basés sur le modèle japonais.

1
il y a 2 mois par olivierChaillot

Toute la question repose sur le fait de savoir si un entrepreneur hébergé par sa boîte bricole (Hack en français) au sein de sa compagnie... 

Voilà une question sémantique qui, dans un monde ayant l'habitude de vider les mots de leur sens, devrait faire couler beaucoup d'encre,,, 

2
il y a 2 mois par Casals

Est juste, je voudrais clarifier ce concept.

1
il y a 2 mois par ChristopheFantoni

"Hacker" est aujourd'hui devenu un mot à la mode. Il est même si à la mode qu'on a tendance à le mettre à toutes les sauces. Aujourd'hui, n'importe qui peut se dire "hacker" sous prétexte qu'il bricole autour de quelques notions techniques, mais sans pour autant les maîtriser.

Bref, si vous vous voulez parler "à la mode", vous dites effectivement "Corporate Hacker" sinon, vous utilisez le terme français de "'Intrapreuneur". C'est exactement la même chose.

Notez que pour avoir été "hacker industriel" pendant quelques années, un hacker, ce n'est pas du tout la définition qu'on en fait aujourd'hui. Mon boulot, à l'époque, c'était de faire de la rétro-ingénierie de produits électroniques (ex : lecteurs de DVD, caméscopes, consoles de jeux vidéo, etc) pour le compte de sociétés internationales qui se faisaient concurrence. J'étais alors que ce qu'on appelait un white hat, car une partie de mes travaux de R&D était communiquée au grand public afin de les avertir de certaines pratiques industrielles plus que douteuses. Aujourd'hui, on appellerait ça être un "lanceur d'alertes" tant le terme de hacker a été galvaudé au cours de ces dernières années...

2
il y a 2 mois par Casals

Je dis que, de temps en temps quelques mots deviennent plus « sexy » que l'autre ...

3
il y a 2 mois par ChristopheFantoni

Disons plutôt que le monde dans lequel nous vivons deviens de plus en plus en "technique".

Alors, aujourd'hui, certaines personnes - quand ce n'est pas carrément certaines institutions - n'hésitent plus à vendre du vent en utilisant des mots savants dont elles ne maitrisent pas totalement la définition.

2

Vous aimez Skiller?

Rejoignez la communauté.